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Zone de Police des Collines
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Bienvenue sur le site de la zone de police des Collines
Flobecq - Ellezelles - Frasnes-lez-Anvaing - Lessines
Ce 30 septembre 2011, notre zone de police a organisé son premier Teambuilding inter-zonal. Vous trouverez les photos et les vidéos de cet évenement ici
Reportage Notélé
Attention : Lorsque vous contactez notre zone par courrier ou par e-mail, n'oubliez pas d'indiquer votre adresse complète ou votre n° de téléphone, afin de pouvoir vous recontacter facilement et rapidement.
!!! IMPORTANT !!! L'adresse mail de contact de notre Zone a changé ! Veuillez désormais nous joindre via contact@zp-collines.be
ATTENTION L'AUTOMNE A NOTRE PORTE
A lire sur le site de l'IBSR, la prévention des accidents sur les routes boueuses.
http://www.ibsr-bivv.be/dispatch.wcs?uri=710875770&action=viewStream&language=fr
Notre zone de police est particulièrement fière d’avoir remporté l’award 2011 du Corps de police le plus innovant.
Lire l'article
INFORMATIONS SUR LA FAUSSE MONNAIE EUROPEENNE
Site à consulter
http://www.ecb.int/euro/html/security_features.fr.html
En cliquant sur chaque billet vous aurez l'aperçu de la manière de repérer les faux billets.
La Police recrute !
Consultez le site Jobol.be pour les modalités de recrutement et les offres d'emploi dans la Police

Perte de document d'identité Doc Stop: N° gratuit 00800/2123.2123 même de l'étranger
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Les ghettos urbains et leurs réalités interpersonnelles |
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Les médias expriment souvent de manière ponctuelle et déformée l’isolement et la «loi du plus fort» qui règnent dans certains quartiers des banlieues des grandes villes françaises. D’où l’intérêt de ...
Les médias expriment souvent de manière ponctuelle et déformée l’isolement et la «loi du plus fort» qui règnent dans certains quartiers des banlieues des grandes villes françaises. D’où l’intérêt de se pencher sur des études approfondies et en particulier, les conclusions d’une enquête menée durant cinq années par le sociologue Didier Lapeyronnie, au sein des quartiers populaires d’une ville moyenne de France.
Un ordre social particulier qui génère contraintes et sécurité
Afin d’aider les acteurs de terrain à mieux comprendre la complexité des comportements et de la morale inhérents à ces quartiers fort stigmatisés, nous nous proposons d’en décrire les résultats les plus significatifs à travers deux nouvelles.
L’ouvrage publié en 2009, Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France, analyse en détails le processus de construction du ghetto urbain et les modes de relations entre ses habitants.
Pour des raisons liées à la race et à la pauvreté, cette population des cités se trouve reléguée, de façon plus ou moins forcée, et obligée d’adopter des conduites sociales qui, estime-t-elle, la protègent de la société extérieure. La cité s’organise en quelque sorte en contre-société où l’ordre social représente à la fois une cage et un cocon. Une cage où les personnes sont forcées d’y vivre et de subir des contraintes mais aussi un cocon où elles trouvent de la solidarité et une sécurité.
La famille et la rue exercent un contrôle étroit
La famille qui veut exercer son rôle social traditionnel de contrôle des enfants fuyant généralement un père autoritaire, tout comme la rue avec ses règles et la réputation que chacun doit défendre, contribuent à l’organisation sociale dans le ghetto. Toutes deux imposent un contrôle étroit de l’univers interne dans une relation de complémentarité - car la rue est un espace qui prolonge la famille - et de contradiction puisque les jeunes y recréent un monde particulier avec leurs pairs. Les habitants y adoptent une morale qui personnalise constamment les jugements : ils expliquent les comportements par des motivations morales personnelles.
Ce fonctionnement n’est pas sans conséquences sur les travailleurs sociaux qui y sont presque toujours traités, non pas en fonction de leur statut ou de l’institution d’appartenance, mais en termes personnels et moraux, à savoir s’ils sont «réglos» ou non, «honnêtes» ou non. Cette morale qui est au cœur de toute la cité et de son fonctionnement, crée un ordre social qui peut parfois tourner en une certaine parano�a car on cherche constamment à jauger les intentions.
La seconde nouvelle explicitera en quoi les embrouilles et l’occupation de l’espace (cages d’escaliers, au bas des tours, etc.) jouent un rôle important dans l’existence des jeunes du ghetto. Egalement, pourquoi les hommes, en position de faiblesse, tentent d’imposer un modèle patriarcal.
Gérard De Coninck
Source: http://www.ville.gouv.fr
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L’ONU s’inquiète de la globalisation du crime organisé |
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La criminalité organisée s’est largement mondialisée et renforcée, telle est la conclusion d’un nouveau rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), intitulé The Globalization ...
La criminalité organisée s’est largement mondialisée et renforcée, telle est la conclusion d’un nouveau rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), intitulé The Globalization of Crime : a Transnational Organized Crime Threat Assessment.
La capacité des organisations criminelles transnationales, notamment celles qui sont largement impliquées dans le trafic de drogues, à ignorer les frontières et à faire passer leurs marchandises illicites d’un bout à l’autre de la planète n’est pas nouvelle en soi. De même, la distinction traditionnellement opérée entre les économies blanches, grises et noires s’est-elle révélée, durant des années, un outil intéressant pour séparer les Etats «propres», de ceux qui, n’offrant pas une résistance «suffisante» au crime organisé, permettent à celui-ci de gangréner leur économie.
Pour la première fois, l’ONU va plus loin encore et considère qu’à l’heure actuelle, toutes les économies ont viré au «gris», tellement l’interpénétration des économies licites et mafieuses est, aujourd’hui, généralisée. Au point de constituer une menace réelle pour la souveraineté de certains Etats et d’hypothéquer la stabilité du système global … Profitant du manque de moyens des Etats, de leur propre puissance financière et de leur maîtrise des mécanismes de corruption, les organisations criminelles ont en effet largement exploité la crise boursière pour répondre au manque de liquidités des banques et ainsi renforcer leur présence dans le système économique global ...
Quelle réponse apporter à cette évolution ?
Pour Antonio Maria Costa, le directeur de l’UNODC, l’ampleur du phénomène rend caducs les moyens traditionnels utilisés par les Etats pour combattre le crime. Le démantèlement des groupes criminels ? Insuffisant, car les personnes arrêtées sont immédiatement remplacées. L’action répressive contre les groupes mafieux ? Inefficace également, si les marchés sur lesquels ils s’appuient restent intacts.
L’UNODC préconise dès lors, notamment, de
- démanteler les forces du marché qui sont à l’origine de ces formes de commerce illicite ;
- neutraliser les intermédiaires sur lesquels les groupes criminels s’appuient, à savoir les hordes de délinquants en col blancs, tels que comptables, avocats, agents immobiliers et banquiers véreux qui blanchissent les gains colossaux des mafias et les protègent ;
- ne pas limiter les mesures au niveau national, qui ne font que déplacer le problème d’un pays à l’autre, mais intervenir au niveau mondial, en se fondant sur la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, qui a été adoptée à Palerme en 2000 ;
- d’adopter des mesures anti-blanchiment plus efficaces et de restreindre le secret bancaire, etc.
Dans une prochaine nouvelle, nous détaillerons les différents points du rapport, notamment la place croissante de l’Europe dans ce grand échiquier de la criminalité internationale.
Frédéric Moser
Source: http://www.unodc.org
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Voleurs à la tire : ne les tentez pas ! |
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Dans la zone de police de Bruxelles Capitale – Ixelles, le nombre de plaintes déposées pour des vols à la tire, a augmenté de près de 30% entre 2008 et ...
Dans la zone de police de Bruxelles Capitale – Ixelles, le nombre de plaintes déposées pour des vols à la tire, a augmenté de près de 30% entre 2008 et 2009. Les trekkers (policiers spécialisés contre le vol à la tire) de la zone de Bruxelles-Ixelles ne sont pas restés inactifs : 241 pickpockets interpellés en 2008, près de 300 l’année passée. Et les chiffres des 6 premiers mois de l’année 2010 confirment cette recrudescence.
De nombreux scénarios possibles
Une vigilance permanente est donc recommandée, non seulement dans les transports publics, mais également dans les grandes surfaces commerciales lorsque toute notre attention est consacrée aux achats, en rue ou lors d’évènements lorsque la foule est compacte ou des groupes de gens se croisent, et même attablés à une terrasse avec la veste déposée à côté ou derrière soi …
Les pickpockets opèrent souvent en groupe, leurs modes opératoires sont variés et leurs rôles respectifs interchangeables, comme le précisait un de nos articles précédents (voir référence) en mentionnant des vidéos très réalistes sur You Tube.
Quelques conseils à retenir
En synthèse, voici des conseils émis par le site du SPF Intérieur besafe et divers sites de prévention étrangers.
Avant de partir :
• n’emportez que l’argent et les documents réellement indispensables pour la journée. Préférez les cartes de banque, mais retenez de mémoire vos codes secrets
• mettez votre portefeuille en sécurité dans une poche intérieure fermée ou dans une ceinture ventrale
• séparez vos cartes bancaires et vos clefs, des documents mentionnant votre adresse
• préparez votre abonnement, ticket d’accès ou monnaie à l’avance, afin de ne pas devoir sortir votre portefeuille.
En cours de route :
• restez vigilant et gardez une certaine distance. Si vous êtes accompagné d’un ami, convenez d’être attentif l’un pour l’autre
• les femmes veilleront à fermer leur sac à main et le tenir contre elles, la fermeture tournée vers l’intérieur
• si vous utilisez votre portefeuille pour payer, évitez que d’autres personnes ne puissent voir son contenu. Ne le déposez pas dans votre caddie, ni au-dessus de votre sac à provisions
• en cas de vol, portez immédiatement plainte au service de police le plus proche et prévenez Card-stop de la perte de vos cartes de crédit ou de banque, au numéro 070/344 344 accessible en permanence. Si votre carte d’identité a été volée, téléphonez sans tarder à Doc Stop (00800 2123 2123) afin d’empêcher toute utilisation frauduleuse.
Christian Arnould
Source: http://www.secunews.be
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Voyager dans l’Union européenne avec une arme à feu ? |
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Quel que soit le motif (chasse, tir sportif, etc.), franchir une frontière en emportant une arme à feu exige bien entendu, de remplir un certain nombre de formalités. Celles-ci diffèrent ...
Quel que soit le motif (chasse, tir sportif, etc.), franchir une frontière en emportant une arme à feu exige bien entendu, de remplir un certain nombre de formalités. Celles-ci diffèrent selon que le déplacement se déroule au sein de l’Union européenne ou non.
Nous avons décrit précédemment les conditions de transport d’une arme hors Union européenne. Le présent article est donc uniquement consacré aux voyages avec une arme dans un des pays UE. Soulignons cependant que les dispositions légales décrites ci-après ne concernent pas les achats ou les ventes transfrontaliers d’armes.
Comment obtenir une carte européenne d’armes à feu ?
Des directives européennes prescrivent que toute personne qui souhaite se déplacer dans les Etats membres de l’UE en possession d’armes à feu personnelles et des munitions correspondantes, doit solliciter une carte européenne d’armes à feu. Ces directives ont été prises en compte dans la législation belge sur les armes.
En Belgique, la carte européenne d’armes à feu doit être demandée via un formulaire spécifique, au gouverneur de province compétent pour la résidence de l’intéressé. Une redevance est due. Le formulaire doit être dûment complété sous peine d’irrecevabilité et accompagné des documents suivants : • une copie d’un permis de chasse ou d’une licence de tireur sportif, si le demandeur en est titulaire ; • une copie de l’autorisation de détention des armes à feu soumises à autorisation ou des documents qui y sont assimilés, pour les armes mentionnées sur la carte.
L’identité du titulaire de la carte et les caractéristiques des armes mentionnées, sont enregistrées au Registre Central des Armes. La carte doit être remise à tout fonctionnaire de police lors d’un contrôle. Elle est personnelle et mentionne les armes à feu aptes à tirer des projectiles, que la personne désire emporter à l’étranger, même si elles sont considérées en vente libre en Belgique. Le gouverneur qui a délivré la carte doit être prévenu en cas de vol, perte ou destruction du document en question et celui-ci doit lui être transmis en cas de modification des données.
La carte est valable pendant cinq ans au maximum et renouvelable une fois. Pour les fusils de chasse à canon lisse à un coup par canon, la durée de validité est de dix ans. Il est précisé sur la carte si les armes mentionnées sont interdites dans l’Etat membre visité ou si elles nécessitent au préalable une autorisation ou une validation de la carte par les autorités nationales du pays visité. Cette autorisation peut être accordée pour une période maximale d’un an, renouvelable. Pour les armes à feu non soumises à autorisation dans le pays visité, il suffit d’une carte en cours de validité mentionnant ces armes.
Les conditions de transport des armes et munitions
L’arme transportée doit être non chargée et les magasins à cartouches vides. Elle est rendue inopérante par un dispositif de verrouillage sécuritaire ou par l’enlèvement d’une pièce essentielle à son fonctionnement. L’arme est transportée à l’abri des regards, hors de portée, dans une valise ou un étui approprié et fermé à clé.
Le nombre de munitions emportées, correspondant au besoin, ne peut dépasser 150 cartouches, sauf motif légitime. Les munitions doivent être transportées, séparément des armes, dans un emballage sûr et dans une valise ou un étui approprié et fermé à clé.
Les législations nationales des pays visités et transités relatives à la détention, au port et au transport d’armes et de munitions, doivent être respectées rigoureusement, sous peine de poursuites judiciaires, de saisies et de fortes amendes. Mieux vaut s’informer à l’avance ...
Danny Boydens
Source: http://www.secunews.be
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Un maître-mot pour les plaques d’immatriculation : lisibilité ! |
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Onze mille euros … C’est l’amende – maximale, il est vrai - qui peut être imposée à tout conducteur dont la plaque d’immatriculation n’est pas suffisamment visible, en raison de ...
Onze mille euros … C’est l’amende – maximale, il est vrai - qui peut être imposée à tout conducteur dont la plaque d’immatriculation n’est pas suffisamment visible, en raison de la présence, par exemple, d’un crochet de remorquage (attache-remorque), d’un vélo, d’un porte-vélo, etc., mais aussi d’une plaque usée ou recouverte de boue.
Le législateur a d’ailleurs jugé la lisibilité des plaques d’immatriculation importante : sont ainsi concernés, l’arrêté royal du 1er décembre 1975 (Code de la route), celui du 8 janvier 1996 réglementant les marques d’immatriculation commerciales pour véhicules à moteur et remorques et, enfin, l’arrêté royal du 20 juillet 2001, relatif à l’immatriculation des véhicules. Ce dernier A.R. précise même que la plaque d’immatriculation et sa représentation doivent rester visibles en tout temps et être lisibles le jour par temps clair à une distance minimum de quarante mètres. Cette distance de lisibilité est réduite à 30 et 20 mètres pour les plaques de format plus petit et celles pour motos.
En synthèse, les textes légaux imposent :
• Le chargement d’un véhicule ne peut jamais masquer les feux, les catadioptres et le numéro d’immatriculation • seuls les trous percés d’origine peuvent être utilisés, le forage de trous additionnels dans la plaque étant rigoureusement interdit • les plaques minéralogiques doivent être visibles et lisibles. Il est par conséquent interdit d’ajouter à leur proximité des lettres, des chiffres ou des caractères quelconques susceptibles de provoquer la confusion et d’altérer leur lisibilité • Il est interdit bien évidemment de modifier les plaques minéralogiques, notamment en les recouvrant d’une quelconque matière, même transparente !
Le contrevenant risque ...
Deux cas de figure sont possibles :
• le policier est convaincu de la bonne foi du conducteur et ne lui impose qu’une amende de minimum 50 euros, avec l’obligation de remédier rapidement à l’infraction ; • le policier est convaincu du contraire et demande au Parquet le retrait de permis du conducteur.
Dans ce dernier cas, ainsi que le rappelle le commissaire Olivier Quisquater de la police fédérale (voir référence), le contrevenant risque, outre le retrait de permis, une amende allant de 1.100 euros à 11.000 euros et la saisie de son crochet de remorquage qui sera détruit. Cette sévérité est justifiée par la volonté : - d’équité par rapport aux autres conducteurs lors d’un contrôle ou d’un excès de vitesse enregistré par un radar par exemple - d’éviter qu’une personne commettant une infraction ou un délit de fuite lors d’un accident ne puisse être identifiée.
Rappelons enfin qu’il est possible de remplacer gratuitement auprès de la DIV une plaque usée (la procédure est décrite sur le site de la DIV).
Frédéric Moser
Source: http://www.polfed-fedpol.be
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Les gangs criminels en prison |
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Nos prisons belges connaissent-elles des activités criminelles semblables à celles des gangs américains, mexicains, russes ou d’Afrique du Sud ? S’il est indéniable que les bandes criminelles carcérales sont extrêmement ...
Nos prisons belges connaissent-elles des activités criminelles semblables à celles des gangs américains, mexicains, russes ou d’Afrique du Sud ? S’il est indéniable que les bandes criminelles carcérales sont extrêmement puissantes dans ces pays, comme le décrit François Haut, directeur du département de recherche sur les menaces criminelles (Université Paris II, Panthéon-Assas), on ne peut pas se laisser entraîner par les informations et cris d’alarme qui parviennent jusqu’à nous. En effet, si nos prisons sont le théâtre de bagarres, les conflits sont essentiellement liés aux groupes ethniques, temporaires et non organisés hiérarchiquement, qui visent avant tout des avantages pour survivre en détention (détenus arabes et des pays de l’Est).
Les gangs tout puissants de la prison de Pelican Bay, en Californie
Citons, en termes de criminalité carcérale, la prison de Pelican Bay en Californie, regroupant plus de 2000 détenus parmi les plus dangereux, où les gangs y sont tout puissants … Les préaux sont de véritables zones de guerre où chaque jour amène son lot de morts et de blessés. Dès l’entrée en prison, les détenus doivent signaler s’ils font partie d’un gang à l’extérieur et s’ils ne signalent aucune appartenance, ils feront l’objet de pressions ou menaces telles que leur adhésion sera presque inévitable surtout pour les plus faibles.
L’engagement dans le gang est pris pour toute la vie, en prison et à l’extérieur. La loyauté totale est exigée (Blood in, Blood out), les traîtres étant impitoyablement éliminés (la seule façon de quitter le gang, c’est la mort !) car la violence est une façon de se faire respecter. Aussi, un détenu qui tue un membre d’une autre bande est à jamais «enchaîné». Les gangs recomposent les bandes criminelles de l’extérieur et sont très hiérarchisés. Ils sont dirigés par les chefs qui, à Pelican Bay, se trouvent dans le quartier de haute sécurité (QHS accueillant 1100 détenus), ce qui ne les empêche pas de faire passer leurs ordres codés et leurs décisions de vie ou de mort.
Comme toutes leurs activités criminelles s’exercent à la fois dans la société libre et en prison, les chefs de gangs disposent de moyens financiers importants pour corrompre des agents qui, parfois insuffisamment compréhensifs ou collaborants (notamment pour l’entrée de la drogue lors des visites), sont éliminés sur ordre du boss.
La prison détournée de ses objectifs
Heureusement, nous sommes loin de ces conditions de vie dans les prisons belges, mais il est vrai que certains membres de gangs établis à Charleroi et à Bruxelles peuvent s’affronter dans quelques-unes de nos prisons. Tout cela reste bien étranger à ce que connaissent de nombreux pénitenciers américains, mexicains, colombiens ou d’Afrique du Sud. Dans celles-ci, la puissance des gangs est bien supérieure à celle de l’autorité légitime et bien plus violente dans ses sanctions, même dans les quartiers les plus stricts des prisons. Pour y maintenir l’ordre ou la stabilité de l’établissement, les directeurs sont obligés de concéder des privilèges importants aux chefs de gangs qui gèrent ainsi plus facilement leurs affaires.
Quel sens donner encore à la prison, contournée dans ses objectifs, si elle devient un lieu protégé (les chefs sont moins exposés qu’à l’extérieur) et central de la gestion du business criminel, avec des trafics juteux, des taxations, des intimidations et assassinats de détenus ou de personnels souvent impunis ? Et le réseau d’informateurs si utiles pour éviter des drames ou évasions est quasi inexistant car au moindre doute, c’est la mort assurée.
Face aux mouvements de délinquants de l’est ou asiatiques, les responsables pénitentiaires belges sont avertis et doivent rester attentifs aux risques de regrouper des détenus les plus dangereux, sauf si des programmes psychosociaux importants sont mis en place pour ceux-ci.
Gérard De Coninck
Source: http://www.drmcc.org
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Voyage à l’étranger : prendre ses précautions contre le vol |
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Quelques précautions avant de partir
- évitez d’emporter d’importantes liquidités dans votre portefeuille
- encodez le numéro de téléphone Card Stop, de votre banque, etc. dans votre GSM
- ne ...
Quelques précautions avant de partir
- évitez d’emporter d’importantes liquidités dans votre portefeuille
- encodez le numéro de téléphone Card Stop, de votre banque, etc. dans votre GSM
- ne placez pas tous vos documents d’identité au même endroit
- notez et rangez séparément la liste des numéros de vos cartes de crédit, documents de voyage, registre national et numéros d’appel en cas d’urgence …
Victime d’un vol, que faire ?
- bloquez immédiatement vos cartes de crédit via Card Stop (+ 32/70.344.344)
- avisez Doc Stop (00800 2123 2123) pour éviter l’utilisation frauduleuse de votre carte d’identité et passeport
- déposez plainte à la police afin de faciliter la remise de duplicata.
Note : ces brefs conseils de prévention paraissent tous les 15 jours.
Source: http://www.secunews.be
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Quelles sont les informations enregistrées au casier judiciaire ? |
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L’article 590 du Code d’instruction criminelle énumère les informations enregistrées dans le casier judiciaire concernant, ainsi que nous l’avons vu précédemment, les décisions rendues en matière pénale et ...
L’article 590 du Code d’instruction criminelle énumère les informations enregistrées dans le casier judiciaire concernant, ainsi que nous l’avons vu précédemment, les décisions rendues en matière pénale et de défense sociale, relatives à chaque personne au sujet de laquelle elles ont été prononcées.
Le contenu du casier est ordonné de manière à prendre en considération l’évolution de la criminalité et de la politique pénale.
A l’heure actuelle, différentes informations relatives aux personnes physiques sont inscrites au casier judiciaire central. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut relever les suivantes :
• Les condamnations à une peine criminelle, correctionnelle ou de police (en ce compris les décisions condamnant à une peine de travail) ; • Les décisions ordonnant la suspension (simple ou probatoire) du prononcé de la condamnation ; • Les condamnations par simple déclaration de culpabilité ; • Les décisions d’internement prises à l’égard des anormaux ; • Les décisions de mise à disposition du gouvernement et d’internement prises à l’égard des récidivistes, des délinquants d’habitude et des auteurs de certains délits sexuels ; • Les déchéances de l’autorité parentale ainsi que les mesures prononcées à l’égard des mineurs par le tribunal de la jeunesse ; • Certaines décisions rendues en matière pénale par des juridictions étrangères à charge de Belges ; • Certaines interdictions prononcées dans le cadre de la détention préventive, lorsqu’elles concernent des personnes qui n’ont pas de résidence ou de domicile en Belgique.
Le casier judiciaire enregistre également les peines accessoires ou subsidiaires et les mesures de sûreté, ainsi que le sursis, simple ou probatoire, assortissant les condamnations.
En tant qu’instrument dynamique de la politique criminelle, il mentionne enfin toutes les mesures et décisions ultérieures dont le contenu ou l’apparition peuvent modifier les effets des décisions initiales relatives à la situation pénale du condamné. Cette mise à jour peut notamment consister en une évolution de la condamnation telle que la survenance d’une nouvelle décision juridictionnelle ou l’application de modalités d’exécution de la sanction (par exemple une libération conditionnelle).
En outre, selon les prescriptions du Code d’instruction criminelle, le casier reçoit aussi les décisions postérieures aux condamnations constituant des mises à jour sur l’exécution de ces dernières et qui se rapportent notamment à la grâce, la réhabilitation, la rétractation ou l’annulation.
Par contre, ne peuvent en aucun cas figurer au casier judiciaire :
• L’issue positive d’une procédure de médiation pénale ; • Le classement sans suite ; • La décision d’acquittement pur et simple ; • La transaction pénale ; • Les sanctions administratives.
Vincent Seron
Source: http://www.diekeure.be
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Emporter légalement des armes à feu personnelles à l’étranger ? |
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Si la libre circulation des personnes est de mise entre les Etats membres de l’Union européenne, on ne peut pas pour autant emporter librement des armes à feu, que ce ...
Si la libre circulation des personnes est de mise entre les Etats membres de l’Union européenne, on ne peut pas pour autant emporter librement des armes à feu, que ce soit pour la chasse, le tir sportif ou un quelconque autre motif. Il incombe en effet à chaque Etat d’accorder ou non l’autorisation de transporter une arme à feu sur son territoire et ce, en concordance avec sa propre législation sur les armes. Les lois des Etats membres en matière de détention, transport et port d’armes diffèrent entre elles et la législation belge est à cet égard spécifique.
En outre, rappelons que l’autorisation de transport d’une arme n’a rien à voir avec le port de l’arme en question. Un permis de port d’arme implique que celle-ci est à portée de main, chargée et prête à l’usage immédiat, ce que n’autorise nullement le transport proprement dit.
La synthèse des dispositions légales décrite ci-après ne concerne pas les achats ou les ventes transfrontaliers d’armes, mais uniquement les voyages.
La carte européenne d’armes à feu
La directive 91/477/CEE du Conseil de la Communauté Européenne, modifiée par la directive 2008/51/CE du 21 mai 2008 du Parlement Européen et du Conseil, prévoient une «carte européenne d’armes à feu», obligatoire pour toutes les personnes qui se déplacent entre les Etats membres de l’Union européenne en possession de leurs armes à feu personnelles et des munitions correspondantes.
En ce qui concerne notre pays, ces directives ont été traduites dans l’arrêté royal du 8 août 1994, modifié par les arrêtés royaux des 20 juillet 2000, 17 juin 2002 et 29 décembre 2006.
Un prochain article explicitera les modalités de délivrance et la validité de la carte européenne d’armes à feu ainsi que les conditions de transport de l’arme et des munitions au sein de l’Union européenne.
Voyager avec une arme hors Union européenne
Dans un pays qui n’appartient pas à l’Union européenne, la carte européenne d’armes à feu ne s’applique pas. Lors d’un transport par la route, il faut déclarer les armes et les munitions à la douane, tant à la sortie de l’Union européenne qu’à l’entrée du pays non membre. Cela permet d’obtenir les documents nécessaires pour franchir la frontière de l’Union européenne au retour.
Si le voyage se fait en avion, il importe de savoir, à l’achat des billets, si la compagnie aérienne concernée détient une licence pour le transport d’armes et de munitions et de lui communiquer les caractéristiques des armes et munitions à transporter.
Les armes à feu transportées ne peuvent pas être en état de fonctionnement immédiat. Autrement dit, elles devront être rendues inopérantes par un dispositif de verrouillage sécuritaire ou par l’enlèvement d’une pièce essentielle au fonctionnement. Les armes doivent en outre se trouver dans un coffret en matière dure, fermé à clé. Elles ne peuvent jamais être chargées et les munitions doivent être transportées séparément de l’arme. Bien entendu, aucune arme, ni munitions ne peuvent se trouver dans les bagages à main.
Au départ de l’aéroport, il suffit de déclarer la présence des armes et munitions au check-in. Selon les pays de destination, le contrôle sera pris en charge par la police, la douane ou les services de sécurité de l’aéroport.
Danny Boydens
Source: http://www.ejustice.just.fgov.be
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Bannir le GSM au volant … |
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Deux Belges sur trois déclarent utiliser quotidiennement leur GSM au volant, que ce soit pour téléphoner ou recevoir des appels, avec ou sans kit mains libres, ou même envoyer des ...
Deux Belges sur trois déclarent utiliser quotidiennement leur GSM au volant, que ce soit pour téléphoner ou recevoir des appels, avec ou sans kit mains libres, ou même envoyer des SMS … Ce constat provient d’une enquête menée par l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) fin septembre 2009, auprès de 700 automobilistes.
Des risques élevés d’accident
Pourtant, utiliser son téléphone tout en conduisant est un comportement dangereux, selon différentes recherches réalisées par des instituts spécialisés en sécurité routière, aux USA et aux Pays-Bas, depuis plusieurs années. Les risques d’accident, pour les personnes qui conduisent et téléphonent en même temps, seraient 2 à 9 fois plus grands que pour les conducteurs qui décident de garder leur GSM fermé.
L’IBSR renouvelle par conséquent ses actions de sensibilisation auprès du grand public et notamment envers les jeunes conducteurs (- 35 ans) qui semblent être les plus «accros» au GSM au volant. La campagne Pas de GSM au volant qui se déroule du 26 juillet au 22 août 2010, s’efforcera de faire prendre conscience, de manière plus personnalisée, des risques liés à l’utilisation du téléphone en conduisant.
Bien que l’on ne s’en rende pas toujours compte, conduire exige en fait une concentration sans faille pour être en mesure de réaliser immédiatement qu’une situation est ou peut devenir problématique : perception, compréhension et anticipation sont instantanément mises en jeu … Téléphoner en conduisant, même avec un kit mains libres, entraîne automatiquement une diminution des capacités physiques, visuelles, auditives et même cognitives chez le conducteur, d’où un temps de réaction plus long, des manœuvres moins précises, un comportement hésitant voire inadéquat, des signaux non perçus, etc.
Sans oublier qu’il s’agit d’une infraction …
Le code de la route (article 8.4) prévoit que Sauf si son véhicule est à l’arrêt ou en stationnement, le conducteur ne peut faire usage d’un téléphone portable en le tenant en main.
Un usager ne peut donc pas, à la fois conduire un véhicule et téléphoner sans kit mains libres, même si son véhicule est à l’arrêt dans une file ou à un feu rouge. Relisez au besoin les notions de véhicule à l’arrêt, en stationnement ou immobilisé dont nous avons parlé précédemment.
Utiliser un GSM tout en conduisant (sans kit mains libres) est une infraction du deuxième degré (mettre indirectement en danger la sécurité des personnes) passible d’une amende de 100 euros avec perception immédiate. En cas de récidive dans l’année, l’automobiliste risque de payer 200 euros.
Envoyer un SMS tout en conduisant est évidemment proscrit. Dans ce cas, l’automobiliste n’est en effet plus à même d’effectuer toutes les manœuvres qui lui incombent et de garder constamment le contrôle de son véhicule …
Christian Arnould
Source: http://www.secunews.be
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Le Service d’Aide à la Jeunesse (SAJ), accessible à chacun |
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En Belgique francophone, il est possible de solliciter 4 types d’assistance lorsqu’il s’agit de mineurs d’âge : une demande d’intervention d’un service d’Aide à la Jeunesse (SAJ), un suivi en ...
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Contrôles alcoolémie : comment et les décisions immédiates ... |
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En cette période de fin d’année, les contrôles alcool se multiplient. Il est peut-être intéressant de rappeler comment se déroulent ces contrôles. Le contrôle alcoolémie se compose de deux parties ...
En cette période de fin d’année, les contrôles alcool se multiplient. Il est peut-être intéressant de rappeler comment se déroulent ces contrôles. Le contrôle alcoolémie se compose de deux parties : la détection et l’analyse.
Avant tout, sachez que vous avez le droit d’attendre 15 minutes avant d’effectuer votre test haleine. Les policiers sont par ailleurs obligés de vous informer de ce droit.
En cas de refus, vous serez d’office considéré en état d’imprégnation alcoolique («P») avec toutes les conséquences que cela peut entraîner. Nous y reviendrons.
Lors du test, l’appareil mentionnera 3 résultats possibles :
• S (Safe) : Votre taux d’imprégnation est inférieur à 0, 22 mgd’alcool/ litre d’air
• A (alarme) : vous êtes positif ! Votre taux est compris entre 0,22 et 0,35 mg/l
• P (positif) : vous êtes positif ! Votre taux est supérieur à 0,35 mg/l.
Dans les deux derniers cas, vous ne pouvez plus conduire et devrez vous soumettre à l’analyse d’haleine qui confirmera ou infirmera le résultat du test.
L’analyse d’haleine s’effectue au moyen du même appareil mais, à l’issue du souffle, il est introduit dans une valise (photo) permettant de lire la valeur exacte de votre imprégnation alcoolique. C’est cette mesure qui sera prise en compte pour la rédaction du procès verbal.
A votre demande, souffler une troisième fois est possible et constituera une seconde analyse. Si les résultats sont concordants, la valeur la plus petite des deux souffles sera retenue.
A noter qu’il se peut qu’un test soit «A» et que l’analyse soit «S». C’est bien évidemment le «S» qui comptera et n’entraînera pour le conducteur aucune mesure particulière.
Quelles conséquences immédiates en fonction des résultats ?
S : Aucune mesure particulière et vous pourrez reprendre la route ! Vous aurez peut-être même droit à un porte clé BOB !
A (concentration entre 0,22 et 0,35 mg/l) :
- Interdiction de conduire pour une durée de 3 heures. Votre permis de conduire sera retenu par l’agent verbalisant
- Sans dommage à des tiers et moyennant votre accord, une perception immédiate de 137,50€ vous sera proposée et éteindra l’action publique. En cas de refus de payer, le dossier sera transmis au parquet pour être présenté au juge.
P (concentration supérieure à 0,35 mg/l) :
- Interdiction de conduire pour une durée de 6 heures. Votre permis de conduire sera retenu par l’agent verbalisant.
- Au-delà d’un certain seuil d’imprégnation, le policier prendra contact avec le magistrat de service pour un éventuel retrait immédiat du permis de conduire. Ce retrait sera généralement de 15 jours voire … plus.
Dans les deux cas (A et P), vous devrez effectuer un nouveau test haleine avant de récupérer votre permis. Ce test devra être négatif. Si tel n’est pas le cas, une nouvelle interdiction de conduire sera appliquée en fonction du taux d’imprégnation constaté.
Cas particulier de la prise de sang
Elle reste une exception. Elle sera effectuée dans des situations bien précises comme : éthylotest et/ou éthylomètre indisponible, impossibilité pour le contrevenant de souffler, à titre de contre-expertise à la demande du contrevenant, résultats contradictoires après trois analyses d’haleine,…
Daniel De Nève Commissaire de police
Source: http://code-de-la-route.be
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L’organisation policière aux Pays-Bas : entre similarités et particularismes |
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Dans la première partie de cette contribution relative à l’organisation de la police néerlandaise, nous avons eu l’occasion de traiter du cadre de la police civile au sens strict du ...
Dans la première partie de cette contribution relative à l’organisation de la police néerlandaise, nous avons eu l’occasion de traiter du cadre de la police civile au sens strict du terme. Cette seconde partie a quant à elle pour objectif d’aborder les autres composantes principales qui forment le paysage policier des Pays-Bas.
La maréchaussée royale
Outre leur police civile, les Pays-Bas possèdent également, depuis 1814, une police de statut militaire : la maréchaussée royale. Le statut et la structure de la maréchaussée néerlandaise sont comparables à ceux de la gendarmerie française, de la guardia Civil espagnole ou des carabinieri italiens.
Comptant pas moins de 6.800 effectifs, elle est chargée de missions civiles (soutien des corps de police civile, protection des transports de fonds, missions de police et de sécurité au sein des aéroports,…) et militaires (missions de police au service des forces armées néerlandaises, missions de paix internationales,…).
Les gardiens municipaux et agents de surveillance spéciaux
Les gardiens municipaux (environ 3.000 effectifs) aident la police néerlandaise à rendre l’espace public plus sûr et plus accueillant. Leur mission est définie par des programmes municipaux de sécurité des quartiers et leur intervention est généralement pilotée par des policiers. Leur compétence se limite, en règle générale, à la surveillance et au signalement ; ils n’ont pas de compétence judiciaire.
Opérant sous l’autorité des communes et le contrôle direct de la police, les agents de surveillance spéciaux (+/- 1.500) ont pour mission d’assurer le respect des lois et règlements dans l’espace public (agents de surveillance environnement, contrôleurs d’assiduité scolaire,…).
Les policiers bénévoles
Notons enfin la présence de policiers bénévoles (au nombre d’environ 2.000) qui apportent une contribution importante à l’action de la police. Ils suivent la même formation que les policiers professionnels et remplissent le plus souvent des fonctions du niveau de surveillant, le premier échelon dans la hiérarchie policière. Le plus souvent affectés à des missions d’exécution, ils disposent de compétences judiciaires générales. D’autres tâches peuvent toutefois leur être confiées. Faisant l’objet d’un intérêt croissant, les bénévoles bénéficient d’une légère indemnité et disposent d’un statut particulier. Dans la limite des cadres fixés au niveau national, c’est au responsable du corps régional qu’il appartient de déterminer le nombre de bénévoles.
Commune, de 1814 à 1830, aux territoires composant ce qui allait devenir notre Etat, la structure policière néerlandaise comporte des accents similaires avec notre propre système, à tout le moins s’agissant de certains aspects tels que la présence d’un corps national et de corps davantage axés sur des zones géographiques particulières ou l’existence de ce que l’on peut globalement appeler des auxiliaires de police. Toutefois, la structure belge s’est –surtout depuis la réforme – démarquée de celle des Pays-Bas à bien des égards.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.politie.nl
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Sécuriser les aires de parking |
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Les aires de parkings et emplacements pour vélos annexés aux établissements ouverts au public (hôpitaux, centres sportifs, musées, etc.) constituent de facto des espaces de petite délinquance (dégradations, graffitis, vente ...
Les aires de parkings et emplacements pour vélos annexés aux établissements ouverts au public (hôpitaux, centres sportifs, musées, etc.) constituent de facto des espaces de petite délinquance (dégradations, graffitis, vente à la sauvette) voire de vols ou d’agressions.
D’où la nécessité de mener une politique efficace de stationnement et de sécurisation pour ces espaces spécifiques. Dans le cadre des mesures de prévention en milieu hospitalier, le site besafe.be du SPF Intérieur et le portail health.belgium.be du SPF Santé publique répertorient un certain nombre de recommandations utiles à ce sujet. En voici les éléments essentiels.
Pour les problèmes de stationnement, on distinguera les problèmes :
• structurels de capacité des parkings en question
• occasionnels de capacité ou d’affluence à certains moments de la journée
• non liés à la capacité mais à d’autres causes : véhicules mal garés, etc.
Pour réduire les risques de criminalité et le sentiment d’insécurité, on visera à :
• une signalisation claire et uniforme
• un aménagement judicieux des parkings, un éclairage efficace, des voies d’accès limitées, terrains isolés fermés, etc.
• la propreté et à l’atmosphère sécurisante des lieux
• favoriser le contrôle social par une présence à des moments irréguliers
• mettre en évidence des messages de prévention destinés aux conducteurs.
Source: http://www.secunews.be
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“Dessine-moi un NAC…” |
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Depuis quelques années, nos nouveaux animaux de compagnie ont troqué leur charmant pelage pour des peaux bien plus exotiques. Ainsi, de plus en plus de ménages se dotent d’une mygale, ...
Depuis quelques années, nos nouveaux animaux de compagnie ont troqué leur charmant pelage pour des peaux bien plus exotiques. Ainsi, de plus en plus de ménages se dotent d’une mygale, d’un serpent, d’un scorpion ou encore, dans un autre registre, d’un crocodile. Un tel engouement pour ces animaux peut s’expliquer par un phénomène de mode, la volonté de se démarquer des autres ou encore une véritable passion pour quelques sauriens, arachnides ou crocodiliens.
Peut-on détenir un animal exotique ? Et si oui, selon quelles modalités ?
La législation régionalisée étant relativement complexe, nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder sur chaque espèce d’animal exotique. Nous nous limiterons donc au cas où un particulier souhaite acquérir une araignée, un serpent, un scorpion ou encore un crocodile.
La règle commune aux 3 régions est qu’il faut introduire une demande de permis d’environnement. Où ? Auprès de la commune de sa résidence et plus particulièrement auprès du fonctionnaire délégué responsable de l’environnement. Mais il y a quelques divergences propres à chaque région.
En Région wallonne
A partir d’un animal exotique (qu’il soit venimeux ou non) : il faut introduire une demande de permis d’environnement de type «classe 2», à la commune de sa résidence pour être autorisé à détenir cet animal. Le fonctionnaire délégué responsable de l’environnement procédera à une enquête commodo incommodo préalable à la délivrance d’une autorisation administrative d’établissement.
Cette enquête a pour objectif principal de rechercher les avantages et les inconvénients de l’acquisition de cet animal par rapport au public. Par exemple, si quelqu’un souhaite acquérir un serpent venimeux alors qu’il habite à côté d’une école, cet élément devrait logiquement être pris en considération pour déterminer si ce particulier peut ou non détenir son serpent.
La base légale en Région wallonne : article 10 du décret du 11/03/1999
Nous nous attacherons dans un second article aux modalités d’introduction des demandes propres aux Régions bruxelloise et flamande.
Patricia de Temmerman Commissaire de police
Source: http://www.health.belgium.be
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I Bob you ! |
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La nouvelle campagne BOB vient de débuter. Il n’est pas inutile de rappeler les dispositions et procédures légales en matière de contrôle d’alcool au volant.
Différence entre « ivresse » ...
La nouvelle campagne BOB vient de débuter. Il n’est pas inutile de rappeler les dispositions et procédures légales en matière de contrôle d’alcool au volant.
Différence entre « ivresse » et « imprégnation alcoolique »
L’ivresse
Il n’y a pas de définition légale de l’état d’ivresse. Elle résulte de la jurisprudence : l’état d’ivresse est l’état d’une personne qui se trouve sous l’influence de la boisson dans une mesure telle qu’elle n’a plus le contrôle permanent de ses actes sans qu’elle ait nécessairement perdu la conscience de ceux-ci.
On reconnaît l’état d’ivresse à des signes extérieurs tels qu’une démarche incertaine, les yeux injectés de sang, la langue pâteuse,….
L’imprégnation alcoolique
C’est véritablement l’état objectif correspondant à la présence d’une certaine quantité d’alcool dans le sang ou dans l’air alvéolaire expiré du conducteur. Elle devient punissable dès qu’on atteint le seuil légal fixé à 0,22 mg d’alcool par litre d’air alvéolaire expiré. S’il y a lieu d’effectuer une prise de sang, ce seuil sera de 0,5 g d’alcool par litre de sang.
A retenir que les deux notions ne sont pas nécessairement liées. On peut très bien être ivre sans être en état d’imprégnation alcoolique et l’inverse également….
Qui peut être soumis au test et à l’analyse d’haleine ?
• L’auteur présumé d’un accident de roulage ou toute personne qui a contribué à le provoquer, même si elle en est la victime. • Toute personne qui, dans un lieu public, conduit un véhicule ou une monture, ou accompagne un conducteur en vue de l’apprentissage • Toute personne qui, dans un lieu public, s’apprête à conduire un véhicule ou une monture (à noter que dans ce cas, il n’y aura pas de rédaction de procès-verbal). • Toute personne qui, après une interdiction de conduire de 6 heures, souhaite récupérer son permis de conduire.
Les limites légales
La notion du 0,5 et 0,8 est fort ancrée dans les esprits et de nombreuses personnes ne comprennent dès lors pas toujours les nouvelles normes qui se basent sur l’air alvéolaire expiré. Alors pour être clair :
• on parle de 0,5 et 0,8 pro mille lorsqu’il est question du nombre de gramme d’alcool par litre de sang • on parle de 0,22 et 0,35 mg d’alcool par litre d’air alvéolaire expiré lorsque l’on souffle dans un éthylotest.
Et il y a une correspondance entre ces valeurs : 0,5 gr/litre de sang équivaut à 0,22 mg/litre d’air alvéolaire expiré et 0,8 gr/litre de sang concorde avec 0,35 mg/litre d’air expiré.
Pour plus d’infos sur l’alcool et la campagne, voyez le site de l’IBSR en référence.
Daniel De Nève Commissaire de police
Source: http://www.ibsr.be/
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Le projet TADAM de traitement assisté par héroïne pharmaceutique |
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A Liège, un projet fort débattu depuis 15 ans va enfin démarrer : le projet TADAM. Ce projet pilote en Belgique va tester une nouvelle offre de traitement : le ...
A Liège, un projet fort débattu depuis 15 ans va enfin démarrer : le projet TADAM. Ce projet pilote en Belgique va tester une nouvelle offre de traitement : le traitement assisté par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique). Cette expérience complexe étant parfois mal comprise, nous la décrirons en détail dans une suite d’articles :
• Le contexte du projet TADAM • Les objectifs du traitement assisté par héroïne pharmaceutique • Les expériences à l’étranger de traitement assisté par héroïne pharmaceutique • Les méthodes d’inclusion et d’évaluation des patients du projet TADAM • Les nombreux acteurs impliqués dans le projet TADAM
Le contexte du projet TADAM
Le besoin d’un nouveau traitement
La consommation d’héroïne de rue reste un problème de santé publique important, notamment dans la zone urbaine de Liège. Sur la seule commune de Liège, plus d’1% des personnes entre 15 et 64 ans seraient dépendantes de l’héroïne.
Parmi celles-ci, de nombreuses personnes trouvent une aide dans les traitements actuels. Le traitement par méthadone, par exemple, est un des traitements les plus efficaces pour prendre en charge cette dépendance (ou assuétude). Ce traitement est utile non seulement pour soigner la dépendance à l’héroïne mais également, pour les personnes qui continuent à consommer de l’héroïne, pour diminuer les dégâts liés à cette consommation. Les pays de l’Union Européenne où les traitements par méthadone sont les moins accessibles sont également ceux où les taux d’overdose mortelle et de transmission du VIH (sida) et de l’hépatite C sont les plus élevés.
Cependant, certaines personnes dépendantes de l’héroïne (entre 15 et 30% selon les études) continuent à consommer de l’héroïne de rue tous les jours ou presque, malgré l’accessibilité des traitements par méthadone.
Pour prendre en charge ces personnes, il est prévu d’ouvrir à Liège un nouveau traitement par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique). Le nouveau centre de traitement sera ouvert dans le cadre d’une expérimentation, appelée «projet TADAM». Il s’agit d’un projet pilote comparant un traitement assisté par diacétylmorphine avec les traitements par méthadone existants.
Le traitement par diacétylmorphine
Le traitement assisté par diacétylmorphine consiste à délivrer de l’héroïne pharmaceutique à une personne sévèrement dépendante de l’héroïne, sous la supervision d’une équipe médicale, dans un cadre clinique strictement contrôlé, avec une offre de suivi psychosocial.
Un patient peut venir jusqu’à 3 fois par jour au centre, selon un planning strict décidé avec l’équipe médicale. La diacétylmorphine est prescrite par un médecin, délivrée par un pharmacien et préparée par des infirmiers. Le patient s’administre la diacétylmorphine sous la supervision d’une équipe infirmière. Le patient est ainsi très encadré et son administration strictement contrôlée.
Vous pouvez également consulter :
• les pages du site de l’université de Liège consacrées au projet TADAM • le site Centrale Commissie Behandeling Heroïneverslaafden qui décrit l’expérience similaire aux Pays-Bas • le site dédié à l’expérience de Traitement assisté par diacétylmorphine en Allemagne
Isabelle Demaret Chercheuse-coordinatrice sur le volet Evaluation du projet TADAM
Source: http://www.bag.admin.ch
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Le Conseil Supérieur de la Justice et le citoyen |
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Après avoir traité de la modernisation de la Justice et des efforts déployés pour rapprocher celle-ci du citoyen, le rapport 2009 du Conseil Supérieur de la Justice (CSJ) examine les ...
Après avoir traité de la modernisation de la Justice et des efforts déployés pour rapprocher celle-ci du citoyen, le rapport 2009 du Conseil Supérieur de la Justice (CSJ) examine les plaintes vis-à-vis de la Justice qui se veut bien plus qu’une institution de magistrats mais renvoie à la responsabilité de tous.
Traitement des plaintes des citoyens envers la Justice
Effectuant une analyse des plaintes (465 dossiers reçus en 2009 pour toute la Belgique ; 318 clôturés en 2009 dont 72% endéans les 3 mois), à partir de cas concrets, le Conseil supérieur de la Justice interpelle la magistrature sur bon nombre de difficultés rencontrées par les citoyens. Ainsi, un quart des plaintes portent sur la décision judiciaire, 14% mettent en cause la lenteur d’une procédure et 12% ont des griefs contre les avocats, bâtonniers, notaires, huissiers…
A noter que 9,5% des plaintes mettent en cause la communication avec la Justice et 7,5% le comportement ou le manque de respect de la part des magistrats, greffiers, experts. Pour mieux traiter ces plaintes et en assurer leur suivi, le CSJ a établi un outil spécifique de gestion des plaintes qui est déjà opérationnel depuis le 1er janvier 2008.
Les avis rendus par le CSJ
Au cours de l’année 2009, le CSJ a rendu 8 avis et formulé 2 propositions : avis sur la réforme de la cour d’assises et la détention préventive (droit à un avocat avant la 1ère audition par la police), avis sur la modification de l’ordre judiciaire, la création de substituts spécialisés en matière commerciale (avis négatif), réforme de la procédure d’évaluation des magistrats…
A la suite de l’affaire Fortis, la commission d’avis et d’enquêtes a tiré les conclusions des dysfonctionnements des juridictions et du Parquet mais aussi souligné les limites des moyens d’enquête. A travers ce problème particulier, le CSJ propose que seule la cellule stratégique du ministre de la Justice puisse accueillir des membres du Parquet et que des règles de déontologie soient édictées pour eux.
Les projets visant à améliorer le fonctionnement de la Justice
Le rapport dresse un état des lieux du plan pluriannuel du CSJ (2008-2012). A partir de Tables rondes thématiques visant à améliorer la relation entre le citoyen/la société et la Justice, il constate une volonté de structurer le dialogue avec la société civile par la médiation. Il met aussi l’accent sur la médiatisation qui implique les magistrats de presse, les représentants des barreaux et les journalistes. Et pour la troisième fois depuis 2002, il programme un sondage d’opinion appelé : Baromètre de la Justice 2010.
Une deuxième Table ronde vise à familiariser la jeunesse avec la Justice, insérant notamment un volet «fonctionnement de la Justice» dans les activités éducatives et à coopérer avec les enseignants des Communautés. Un autre projet a pour objectif d’améliorer l’accès à la Justice, en rendant le langage compréhensible, les procédures plus claires et ... son coût abordable.
Pour améliorer le fonctionnement de l’organisation judiciaire, un groupe de travail se penche sur le réaménagement de la carte judiciaire en districts, la création d’un observatoire de l’organisation judiciaire chargé de recueillir les bonnes pratiques des tribunaux/parquets (prix de l’innovation dans la Justice, prix du CSJ ) et l’amélioration de la politique du personnel de l’organisation judiciaire (description de fonctions génériques de la magistrature, planning du personnel, recrutement et sélection, management des compétences et carrières,…).
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.secunews.be
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Quelles précautions contre le sac-jacking ? |
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Le sac-jacking est un vol avec violence : le ou les auteurs s’emparent d’un sac à main ou d’objets de valeur, en ouvrant la portière ou en brisant la vitre ...
Le sac-jacking est un vol avec violence : le ou les auteurs s’emparent d’un sac à main ou d’objets de valeur, en ouvrant la portière ou en brisant la vitre d’une voiture qui est contrainte de ralentir voire de stopper, à cause du trafic ou d’un stratagème expressément mis au point. Les voleurs ciblent surtout les femmes seules, au volant.
Comment éviter le sac-jacking ?
• Ne laissez aucun objet de valeur bien visible dans l’habitacle
• Roulez toujours portières fermées et vitres relevées
• Restez dans la voiture, ceinture de sécurité attachée, et ne baissez que légèrement la vitre si quelqu’un veut vous parler
• Lorsque le trafic ralentit ou est à l’arrêt, restez vigilante, observez autour de vous
• Evitez de vous retrouver «enfermée» dans la circulation, vous devez pouvoir vous dégager en cas de problème
• Ralentissez à l’approche d’un feu rouge ; vous pourrez ainsi mieux observer et passer au vert sans devoir arrêter.
Source: http://www.secunews.be
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Approche comparative de la police : l’illustration des Pays-Bas |
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L’appréhension de la police comme institution et comme fonction s’internationalise depuis de nombreuses années. Il n’est dès lors pas inintéressant de dépasser une vision purement nationale de celle-ci au profit ...
L’appréhension de la police comme institution et comme fonction s’internationalise depuis de nombreuses années. Il n’est dès lors pas inintéressant de dépasser une vision purement nationale de celle-ci au profit d’une meilleure connaissance des droits et des pratiques en vigueur dans d’autres pays. Dans la série d’articles que nous consacrerons à cet aperçu comparatif, nous tenterons de mettre en lumière quelques-uns des systèmes policiers démocratiques en vigueur dans le monde, tant s’agissant de leurs points communs que de leur singularité.
En tant qu’Etat frontalier à la Belgique, les Pays-Bas constitueront notre première illustration de ce regard transnational.
La police civile néerlandaise, sensu stricto, se compose de corps régionaux et d’un corps national des services de police.
Le Corps national des services de police
Le Corps national des services de police (KLPD – Korps landelijke politiediensten) est placé sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur. Il emploie environ 5.000 personnes dont la moitié dans le cadre de la lutte contre la grande criminalité organisée et le terrorisme.
Le KLPD a pour objectif de soutenir les différents partenaires de la chaîne de sécurité en leur offrant des services spécialisés (par ex. des analyses de risque, des échanges internationaux d’informations judiciaires par l’intermédiaire de ses agents de liaison,…). Il fournit également un appui aux corps régionaux dans l’exercice de leurs activités de base sous forme d’expertise ainsi que de moyens humains et matériels.
Les Corps régionaux
Au nombre de 25, les corps régionaux sont chargés de l’exécution de la mission policière dans une région donnée, la «région de police». Le corps régional est découpé en districts eux-mêmes généralement divisés en unités de base. Chaque région dispose d’équipes spécialisées investies chacune d’une mission spécifique ; certaines d’entre elles ont un caractère suprarégional (arrestations, observations, interventions spécialisées, etc.).
Les décisions importantes concernant la politique à suivre sont prises par le collège régional, composé des maires de toutes les communes de la région et du procureur principal. Les corps disposent cependant d’une assez grande autonomie dans l’accomplissement de leur mission et le choix de leurs priorités.
La taille et le caractère des corps régionaux varient notamment selon le nombre d’habitants de la région et l’ampleur de la criminalité. A titre d’exemple, les effectifs du corps le plus important (qui opère dans une région principalement urbaine comptant près d’un million d’habitants) dépassent les 6.000 fonctionnaires de police et ceux du corps le moins nombreux (opérant dans une région rurale d’un peu moins de 250.000 habitants) avoisinent les 700.
La suite de cet article sera l’occasion d’approcher trois autres aspects de l’organisation policière néerlandaise au sens large que sont la maréchaussée royale, les gardiens municipaux et agents de surveillance spéciaux ainsi que la structure particulière formée par les policiers bénévoles.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.politie.nl
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Le Service d’Aide à la Jeunesse (SAJ), accessible à chacun |
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En Belgique francophone, il est possible de solliciter 4 types d’assistance lorsqu’il s’agit de mineurs d’âge : une demande d’intervention d’un service d’Aide à la Jeunesse (SAJ), un suivi en ...
En Belgique francophone, il est possible de solliciter 4 types d’assistance lorsqu’il s’agit de mineurs d’âge : une demande d’intervention d’un service d’Aide à la Jeunesse (SAJ), un suivi en cas de décision judiciaire (SPJ), une assistance à l’adoption et une demande de soutien, d’aide ou d’accompagnement (Aide en Milieu Ouvert).
L’aide aux jeunes et aux familles est la priorité du SAJ. Chaque Province de la Communauté française dispose d’un tel service, auquel tout citoyen soucieux du bien-être des enfants et adolescents peut s’adresser.
La recherche d’une solution optimale pour l’enfant
Lorsque l’information ou l’orientation vers une aide spécifique ne suffit pas, le SAJ ouvre un dossier pour la famille concernée. Ainsi, tout parent se sentant débordé par un enfant ou un ado difficile ou ne sachant plus gérer les nombreux problèmes qui peuvent jalonner la vie de la famille, a le droit de demander de l’aide. Il en est de même pour le jeune lui-même s’il se sent mis en danger au sein de sa famille.
Une fois le dossier ouvert, le Conseiller de l’Aide à la Jeunesse veillera à ce qu’un soutien voire une prise en charge complète de la famille, soient apportés. Dans certains cas, un placement de l’enfant en institution sera proposé. Dans d’autres, la famille sera suivie dans son lieu de vie et recevra la visite régulière d’une assistante sociale qui veillera au rétablissement d’un nouvel équilibre, si cela s’avère nécessaire. Dans tous les cas, les parents marqueront leur accord. Si les propositions du Conseiller ne rencontrent pas l’approbation des parents et que les intérêts de l’enfant ne sont visiblement pas pris en compte par ceux-ci, alors seulement le dossier se verra judiciarisé. Par contre, si la collaboration se profile bien, le SAJ restera en charge du suivi de la famille.
Parfois, un service d’Aide en Milieu Ouvert (AMO) pourra apporter des réponses aux questions éducatives posées non seulement par les jeunes mais aussi par leurs parents. Quand cela ne suffit pas, les Services d’Aide et d’Intervention Educative (SAIE) et les Centres d’Observation et d’Education (COE) peuvent suivre la famille de plus près, en se rendant au domicile de manière régulière.
Si le parent traverse une passe difficile (maladie ou autre) et qu’aucune autre solution n’a pu être envisagée, le placement de l’enfant peut s’avérer être la moins mauvaise solution. Une famille d’accueil ou une institution spécialisée pourra alors se substituer provisoirement aux parents. Un retour en famille pourra ensuite être organisé, une fois que le parent sera rétabli ou montrera de meilleures capacités à remplir son rôle.
Un jeune qui se trouve simplement soucieux de connaître ses droits et ses devoirs au sein de sa famille peut également s’adresser au SAJ qui ne manquera pas de répondre à ses questions, fussent-elles nombreuses. De même, toute question posée par un parent, qu’elle soit scolaire, médicale, psychologique ou juridique trouvera réponse au Service d’Aide à la Jeunesse.
Catherine de Voghel Psychologue
Source: http://www.aidealajeunesse.cfwb.be
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Contrôles alcoolémie : comment et les décisions immédiates ... |
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En cette période de fin d’année, les contrôles alcool se multiplient. Il est peut-être intéressant de rappeler comment se déroulent ces contrôles. Le contrôle alcoolémie se compose de deux parties ...
En cette période de fin d’année, les contrôles alcool se multiplient. Il est peut-être intéressant de rappeler comment se déroulent ces contrôles. Le contrôle alcoolémie se compose de deux parties : la détection et l’analyse.
Avant tout, sachez que vous avez le droit d’attendre 15 minutes avant d’effectuer votre test haleine. Les policiers sont par ailleurs obligés de vous informer de ce droit.
En cas de refus, vous serez d’office considéré en état d’imprégnation alcoolique («P») avec toutes les conséquences que cela peut entraîner. Nous y reviendrons.
Lors du test, l’appareil mentionnera 3 résultats possibles :
• S (Safe) : Votre taux d’imprégnation est inférieur à 0, 22 mgd’alcool/ litre d’air
• A (alarme) : vous êtes positif ! Votre taux est compris entre 0,22 et 0,35 mg/l
• P (positif) : vous êtes positif ! Votre taux est supérieur à 0,35 mg/l.
Dans les deux derniers cas, vous ne pouvez plus conduire et devrez vous soumettre à l’analyse d’haleine qui confirmera ou infirmera le résultat du test.
L’analyse d’haleine s’effectue au moyen du même appareil mais, à l’issue du souffle, il est introduit dans une valise (photo) permettant de lire la valeur exacte de votre imprégnation alcoolique. C’est cette mesure qui sera prise en compte pour la rédaction du procès verbal.
A votre demande, souffler une troisième fois est possible et constituera une seconde analyse. Si les résultats sont concordants, la valeur la plus petite des deux souffles sera retenue.
A noter qu’il se peut qu’un test soit «A» et que l’analyse soit «S». C’est bien évidemment le «S» qui comptera et n’entraînera pour le conducteur aucune mesure particulière.
Quelles conséquences immédiates en fonction des résultats ?
S : Aucune mesure particulière et vous pourrez reprendre la route ! Vous aurez peut-être même droit à un porte clé BOB !
A (concentration entre 0,22 et 0,35 mg/l) :
- Interdiction de conduire pour une durée de 3 heures. Votre permis de conduire sera retenu par l’agent verbalisant
- Sans dommage à des tiers et moyennant votre accord, une perception immédiate de 137,50€ vous sera proposée et éteindra l’action publique. En cas de refus de payer, le dossier sera transmis au parquet pour être présenté au juge.
P (concentration supérieure à 0,35 mg/l) :
- Interdiction de conduire pour une durée de 6 heures. Votre permis de conduire sera retenu par l’agent verbalisant.
- Au-delà d’un certain seuil d’imprégnation, le policier prendra contact avec le magistrat de service pour un éventuel retrait immédiat du permis de conduire. Ce retrait sera généralement de 15 jours voire … plus.
Dans les deux cas (A et P), vous devrez effectuer un nouveau test haleine avant de récupérer votre permis. Ce test devra être négatif. Si tel n’est pas le cas, une nouvelle interdiction de conduire sera appliquée en fonction du taux d’imprégnation constaté.
Cas particulier de la prise de sang
Elle reste une exception. Elle sera effectuée dans des situations bien précises comme : éthylotest et/ou éthylomètre indisponible, impossibilité pour le contrevenant de souffler, à titre de contre-expertise à la demande du contrevenant, résultats contradictoires après trois analyses d’haleine,…
Daniel De Nève Commissaire de police
Source: http://code-de-la-route.be
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L’organisation policière aux Pays-Bas : entre similarités et particularismes |
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Dans la première partie de cette contribution relative à l’organisation de la police néerlandaise, nous avons eu l’occasion de traiter du cadre de la police civile au sens strict du ...
Dans la première partie de cette contribution relative à l’organisation de la police néerlandaise, nous avons eu l’occasion de traiter du cadre de la police civile au sens strict du terme. Cette seconde partie a quant à elle pour objectif d’aborder les autres composantes principales qui forment le paysage policier des Pays-Bas.
La maréchaussée royale
Outre leur police civile, les Pays-Bas possèdent également, depuis 1814, une police de statut militaire : la maréchaussée royale. Le statut et la structure de la maréchaussée néerlandaise sont comparables à ceux de la gendarmerie française, de la guardia Civil espagnole ou des carabinieri italiens.
Comptant pas moins de 6.800 effectifs, elle est chargée de missions civiles (soutien des corps de police civile, protection des transports de fonds, missions de police et de sécurité au sein des aéroports,…) et militaires (missions de police au service des forces armées néerlandaises, missions de paix internationales,…).
Les gardiens municipaux et agents de surveillance spéciaux
Les gardiens municipaux (environ 3.000 effectifs) aident la police néerlandaise à rendre l’espace public plus sûr et plus accueillant. Leur mission est définie par des programmes municipaux de sécurité des quartiers et leur intervention est généralement pilotée par des policiers. Leur compétence se limite, en règle générale, à la surveillance et au signalement ; ils n’ont pas de compétence judiciaire.
Opérant sous l’autorité des communes et le contrôle direct de la police, les agents de surveillance spéciaux (+/- 1.500) ont pour mission d’assurer le respect des lois et règlements dans l’espace public (agents de surveillance environnement, contrôleurs d’assiduité scolaire,…).
Les policiers bénévoles
Notons enfin la présence de policiers bénévoles (au nombre d’environ 2.000) qui apportent une contribution importante à l’action de la police. Ils suivent la même formation que les policiers professionnels et remplissent le plus souvent des fonctions du niveau de surveillant, le premier échelon dans la hiérarchie policière. Le plus souvent affectés à des missions d’exécution, ils disposent de compétences judiciaires générales. D’autres tâches peuvent toutefois leur être confiées. Faisant l’objet d’un intérêt croissant, les bénévoles bénéficient d’une légère indemnité et disposent d’un statut particulier. Dans la limite des cadres fixés au niveau national, c’est au responsable du corps régional qu’il appartient de déterminer le nombre de bénévoles.
Commune, de 1814 à 1830, aux territoires composant ce qui allait devenir notre Etat, la structure policière néerlandaise comporte des accents similaires avec notre propre système, à tout le moins s’agissant de certains aspects tels que la présence d’un corps national et de corps davantage axés sur des zones géographiques particulières ou l’existence de ce que l’on peut globalement appeler des auxiliaires de police. Toutefois, la structure belge s’est –surtout depuis la réforme – démarquée de celle des Pays-Bas à bien des égards.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.politie.nl
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Sécuriser les aires de parking |
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Les aires de parkings et emplacements pour vélos annexés aux établissements ouverts au public (hôpitaux, centres sportifs, musées, etc.) constituent de facto des espaces de petite délinquance (dégradations, graffitis, vente ...
Les aires de parkings et emplacements pour vélos annexés aux établissements ouverts au public (hôpitaux, centres sportifs, musées, etc.) constituent de facto des espaces de petite délinquance (dégradations, graffitis, vente à la sauvette) voire de vols ou d’agressions.
D’où la nécessité de mener une politique efficace de stationnement et de sécurisation pour ces espaces spécifiques. Dans le cadre des mesures de prévention en milieu hospitalier, le site besafe.be du SPF Intérieur et le portail health.belgium.be du SPF Santé publique répertorient un certain nombre de recommandations utiles à ce sujet. En voici les éléments essentiels.
Pour les problèmes de stationnement, on distinguera les problèmes :
• structurels de capacité des parkings en question
• occasionnels de capacité ou d’affluence à certains moments de la journée
• non liés à la capacité mais à d’autres causes : véhicules mal garés, etc.
Pour réduire les risques de criminalité et le sentiment d’insécurité, on visera à :
• une signalisation claire et uniforme
• un aménagement judicieux des parkings, un éclairage efficace, des voies d’accès limitées, terrains isolés fermés, etc.
• la propreté et à l’atmosphère sécurisante des lieux
• favoriser le contrôle social par une présence à des moments irréguliers
• mettre en évidence des messages de prévention destinés aux conducteurs.
Source: http://www.secunews.be
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“Dessine-moi un NAC…” |
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Depuis quelques années, nos nouveaux animaux de compagnie ont troqué leur charmant pelage pour des peaux bien plus exotiques. Ainsi, de plus en plus de ménages se dotent d’une mygale, ...
Depuis quelques années, nos nouveaux animaux de compagnie ont troqué leur charmant pelage pour des peaux bien plus exotiques. Ainsi, de plus en plus de ménages se dotent d’une mygale, d’un serpent, d’un scorpion ou encore, dans un autre registre, d’un crocodile. Un tel engouement pour ces animaux peut s’expliquer par un phénomène de mode, la volonté de se démarquer des autres ou encore une véritable passion pour quelques sauriens, arachnides ou crocodiliens.
Peut-on détenir un animal exotique ? Et si oui, selon quelles modalités ?
La législation régionalisée étant relativement complexe, nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder sur chaque espèce d’animal exotique. Nous nous limiterons donc au cas où un particulier souhaite acquérir une araignée, un serpent, un scorpion ou encore un crocodile.
La règle commune aux 3 régions est qu’il faut introduire une demande de permis d’environnement. Où ? Auprès de la commune de sa résidence et plus particulièrement auprès du fonctionnaire délégué responsable de l’environnement. Mais il y a quelques divergences propres à chaque région.
En Région wallonne
A partir d’un animal exotique (qu’il soit venimeux ou non) : il faut introduire une demande de permis d’environnement de type «classe 2», à la commune de sa résidence pour être autorisé à détenir cet animal. Le fonctionnaire délégué responsable de l’environnement procédera à une enquête commodo incommodo préalable à la délivrance d’une autorisation administrative d’établissement.
Cette enquête a pour objectif principal de rechercher les avantages et les inconvénients de l’acquisition de cet animal par rapport au public. Par exemple, si quelqu’un souhaite acquérir un serpent venimeux alors qu’il habite à côté d’une école, cet élément devrait logiquement être pris en considération pour déterminer si ce particulier peut ou non détenir son serpent.
La base légale en Région wallonne : article 10 du décret du 11/03/1999
Nous nous attacherons dans un second article aux modalités d’introduction des demandes propres aux Régions bruxelloise et flamande.
Patricia de Temmerman Commissaire de police
Source: http://www.health.belgium.be
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I Bob you ! |
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La nouvelle campagne BOB vient de débuter. Il n’est pas inutile de rappeler les dispositions et procédures légales en matière de contrôle d’alcool au volant.
Différence entre « ivresse » ...
La nouvelle campagne BOB vient de débuter. Il n’est pas inutile de rappeler les dispositions et procédures légales en matière de contrôle d’alcool au volant.
Différence entre « ivresse » et « imprégnation alcoolique »
L’ivresse
Il n’y a pas de définition légale de l’état d’ivresse. Elle résulte de la jurisprudence : l’état d’ivresse est l’état d’une personne qui se trouve sous l’influence de la boisson dans une mesure telle qu’elle n’a plus le contrôle permanent de ses actes sans qu’elle ait nécessairement perdu la conscience de ceux-ci.
On reconnaît l’état d’ivresse à des signes extérieurs tels qu’une démarche incertaine, les yeux injectés de sang, la langue pâteuse,….
L’imprégnation alcoolique
C’est véritablement l’état objectif correspondant à la présence d’une certaine quantité d’alcool dans le sang ou dans l’air alvéolaire expiré du conducteur. Elle devient punissable dès qu’on atteint le seuil légal fixé à 0,22 mg d’alcool par litre d’air alvéolaire expiré. S’il y a lieu d’effectuer une prise de sang, ce seuil sera de 0,5 g d’alcool par litre de sang.
A retenir que les deux notions ne sont pas nécessairement liées. On peut très bien être ivre sans être en état d’imprégnation alcoolique et l’inverse également….
Qui peut être soumis au test et à l’analyse d’haleine ?
• L’auteur présumé d’un accident de roulage ou toute personne qui a contribué à le provoquer, même si elle en est la victime. • Toute personne qui, dans un lieu public, conduit un véhicule ou une monture, ou accompagne un conducteur en vue de l’apprentissage • Toute personne qui, dans un lieu public, s’apprête à conduire un véhicule ou une monture (à noter que dans ce cas, il n’y aura pas de rédaction de procès-verbal). • Toute personne qui, après une interdiction de conduire de 6 heures, souhaite récupérer son permis de conduire.
Les limites légales
La notion du 0,5 et 0,8 est fort ancrée dans les esprits et de nombreuses personnes ne comprennent dès lors pas toujours les nouvelles normes qui se basent sur l’air alvéolaire expiré. Alors pour être clair :
• on parle de 0,5 et 0,8 pro mille lorsqu’il est question du nombre de gramme d’alcool par litre de sang • on parle de 0,22 et 0,35 mg d’alcool par litre d’air alvéolaire expiré lorsque l’on souffle dans un éthylotest.
Et il y a une correspondance entre ces valeurs : 0,5 gr/litre de sang équivaut à 0,22 mg/litre d’air alvéolaire expiré et 0,8 gr/litre de sang concorde avec 0,35 mg/litre d’air expiré.
Pour plus d’infos sur l’alcool et la campagne, voyez le site de l’IBSR en référence.
Daniel De Nève Commissaire de police
Source: http://www.ibsr.be/
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Le projet TADAM de traitement assisté par héroïne pharmaceutique |
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A Liège, un projet fort débattu depuis 15 ans va enfin démarrer : le projet TADAM. Ce projet pilote en Belgique va tester une nouvelle offre de traitement : le ...
A Liège, un projet fort débattu depuis 15 ans va enfin démarrer : le projet TADAM. Ce projet pilote en Belgique va tester une nouvelle offre de traitement : le traitement assisté par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique). Cette expérience complexe étant parfois mal comprise, nous la décrirons en détail dans une suite d’articles :
• Le contexte du projet TADAM • Les objectifs du traitement assisté par héroïne pharmaceutique • Les expériences à l’étranger de traitement assisté par héroïne pharmaceutique • Les méthodes d’inclusion et d’évaluation des patients du projet TADAM • Les nombreux acteurs impliqués dans le projet TADAM
Le contexte du projet TADAM
Le besoin d’un nouveau traitement
La consommation d’héroïne de rue reste un problème de santé publique important, notamment dans la zone urbaine de Liège. Sur la seule commune de Liège, plus d’1% des personnes entre 15 et 64 ans seraient dépendantes de l’héroïne.
Parmi celles-ci, de nombreuses personnes trouvent une aide dans les traitements actuels. Le traitement par méthadone, par exemple, est un des traitements les plus efficaces pour prendre en charge cette dépendance (ou assuétude). Ce traitement est utile non seulement pour soigner la dépendance à l’héroïne mais également, pour les personnes qui continuent à consommer de l’héroïne, pour diminuer les dégâts liés à cette consommation. Les pays de l’Union Européenne où les traitements par méthadone sont les moins accessibles sont également ceux où les taux d’overdose mortelle et de transmission du VIH (sida) et de l’hépatite C sont les plus élevés.
Cependant, certaines personnes dépendantes de l’héroïne (entre 15 et 30% selon les études) continuent à consommer de l’héroïne de rue tous les jours ou presque, malgré l’accessibilité des traitements par méthadone.
Pour prendre en charge ces personnes, il est prévu d’ouvrir à Liège un nouveau traitement par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique). Le nouveau centre de traitement sera ouvert dans le cadre d’une expérimentation, appelée «projet TADAM». Il s’agit d’un projet pilote comparant un traitement assisté par diacétylmorphine avec les traitements par méthadone existants.
Le traitement par diacétylmorphine
Le traitement assisté par diacétylmorphine consiste à délivrer de l’héroïne pharmaceutique à une personne sévèrement dépendante de l’héroïne, sous la supervision d’une équipe médicale, dans un cadre clinique strictement contrôlé, avec une offre de suivi psychosocial.
Un patient peut venir jusqu’à 3 fois par jour au centre, selon un planning strict décidé avec l’équipe médicale. La diacétylmorphine est prescrite par un médecin, délivrée par un pharmacien et préparée par des infirmiers. Le patient s’administre la diacétylmorphine sous la supervision d’une équipe infirmière. Le patient est ainsi très encadré et son administration strictement contrôlée.
Vous pouvez également consulter :
• les pages du site de l’université de Liège consacrées au projet TADAM • le site Centrale Commissie Behandeling Heroïneverslaafden qui décrit l’expérience similaire aux Pays-Bas • le site dédié à l’expérience de Traitement assisté par diacétylmorphine en Allemagne
Isabelle Demaret Chercheuse-coordinatrice sur le volet Evaluation du projet TADAM
Source: http://www.bag.admin.ch
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Le Conseil Supérieur de la Justice et le citoyen |
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Après avoir traité de la modernisation de la Justice et des efforts déployés pour rapprocher celle-ci du citoyen, le rapport 2009 du Conseil Supérieur de la Justice (CSJ) examine les ...
Après avoir traité de la modernisation de la Justice et des efforts déployés pour rapprocher celle-ci du citoyen, le rapport 2009 du Conseil Supérieur de la Justice (CSJ) examine les plaintes vis-à-vis de la Justice qui se veut bien plus qu’une institution de magistrats mais renvoie à la responsabilité de tous.
Traitement des plaintes des citoyens envers la Justice
Effectuant une analyse des plaintes (465 dossiers reçus en 2009 pour toute la Belgique ; 318 clôturés en 2009 dont 72% endéans les 3 mois), à partir de cas concrets, le Conseil supérieur de la Justice interpelle la magistrature sur bon nombre de difficultés rencontrées par les citoyens. Ainsi, un quart des plaintes portent sur la décision judiciaire, 14% mettent en cause la lenteur d’une procédure et 12% ont des griefs contre les avocats, bâtonniers, notaires, huissiers…
A noter que 9,5% des plaintes mettent en cause la communication avec la Justice et 7,5% le comportement ou le manque de respect de la part des magistrats, greffiers, experts. Pour mieux traiter ces plaintes et en assurer leur suivi, le CSJ a établi un outil spécifique de gestion des plaintes qui est déjà opérationnel depuis le 1er janvier 2008.
Les avis rendus par le CSJ
Au cours de l’année 2009, le CSJ a rendu 8 avis et formulé 2 propositions : avis sur la réforme de la cour d’assises et la détention préventive (droit à un avocat avant la 1ère audition par la police), avis sur la modification de l’ordre judiciaire, la création de substituts spécialisés en matière commerciale (avis négatif), réforme de la procédure d’évaluation des magistrats…
A la suite de l’affaire Fortis, la commission d’avis et d’enquêtes a tiré les conclusions des dysfonctionnements des juridictions et du Parquet mais aussi souligné les limites des moyens d’enquête. A travers ce problème particulier, le CSJ propose que seule la cellule stratégique du ministre de la Justice puisse accueillir des membres du Parquet et que des règles de déontologie soient édictées pour eux.
Les projets visant à améliorer le fonctionnement de la Justice
Le rapport dresse un état des lieux du plan pluriannuel du CSJ (2008-2012). A partir de Tables rondes thématiques visant à améliorer la relation entre le citoyen/la société et la Justice, il constate une volonté de structurer le dialogue avec la société civile par la médiation. Il met aussi l’accent sur la médiatisation qui implique les magistrats de presse, les représentants des barreaux et les journalistes. Et pour la troisième fois depuis 2002, il programme un sondage d’opinion appelé : Baromètre de la Justice 2010.
Une deuxième Table ronde vise à familiariser la jeunesse avec la Justice, insérant notamment un volet «fonctionnement de la Justice» dans les activités éducatives et à coopérer avec les enseignants des Communautés. Un autre projet a pour objectif d’améliorer l’accès à la Justice, en rendant le langage compréhensible, les procédures plus claires et ... son coût abordable.
Pour améliorer le fonctionnement de l’organisation judiciaire, un groupe de travail se penche sur le réaménagement de la carte judiciaire en districts, la création d’un observatoire de l’organisation judiciaire chargé de recueillir les bonnes pratiques des tribunaux/parquets (prix de l’innovation dans la Justice, prix du CSJ ) et l’amélioration de la politique du personnel de l’organisation judiciaire (description de fonctions génériques de la magistrature, planning du personnel, recrutement et sélection, management des compétences et carrières,…).
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.secunews.be
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Quelles précautions contre le sac-jacking ? |
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Le sac-jacking est un vol avec violence : le ou les auteurs s’emparent d’un sac à main ou d’objets de valeur, en ouvrant la portière ou en brisant la vitre ...
Le sac-jacking est un vol avec violence : le ou les auteurs s’emparent d’un sac à main ou d’objets de valeur, en ouvrant la portière ou en brisant la vitre d’une voiture qui est contrainte de ralentir voire de stopper, à cause du trafic ou d’un stratagème expressément mis au point. Les voleurs ciblent surtout les femmes seules, au volant.
Comment éviter le sac-jacking ?
• Ne laissez aucun objet de valeur bien visible dans l’habitacle
• Roulez toujours portières fermées et vitres relevées
• Restez dans la voiture, ceinture de sécurité attachée, et ne baissez que légèrement la vitre si quelqu’un veut vous parler
• Lorsque le trafic ralentit ou est à l’arrêt, restez vigilante, observez autour de vous
• Evitez de vous retrouver «enfermée» dans la circulation, vous devez pouvoir vous dégager en cas de problème
• Ralentissez à l’approche d’un feu rouge ; vous pourrez ainsi mieux observer et passer au vert sans devoir arrêter.
Source: http://www.secunews.be
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Approche comparative de la police : l’illustration des Pays-Bas |
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L’appréhension de la police comme institution et comme fonction s’internationalise depuis de nombreuses années. Il n’est dès lors pas inintéressant de dépasser une vision purement nationale de celle-ci au profit ...
L’appréhension de la police comme institution et comme fonction s’internationalise depuis de nombreuses années. Il n’est dès lors pas inintéressant de dépasser une vision purement nationale de celle-ci au profit d’une meilleure connaissance des droits et des pratiques en vigueur dans d’autres pays. Dans la série d’articles que nous consacrerons à cet aperçu comparatif, nous tenterons de mettre en lumière quelques-uns des systèmes policiers démocratiques en vigueur dans le monde, tant s’agissant de leurs points communs que de leur singularité.
En tant qu’Etat frontalier à la Belgique, les Pays-Bas constitueront notre première illustration de ce regard transnational.
La police civile néerlandaise, sensu stricto, se compose de corps régionaux et d’un corps national des services de police.
Le Corps national des services de police
Le Corps national des services de police (KLPD – Korps landelijke politiediensten) est placé sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur. Il emploie environ 5.000 personnes dont la moitié dans le cadre de la lutte contre la grande criminalité organisée et le terrorisme.
Le KLPD a pour objectif de soutenir les différents partenaires de la chaîne de sécurité en leur offrant des services spécialisés (par ex. des analyses de risque, des échanges internationaux d’informations judiciaires par l’intermédiaire de ses agents de liaison,…). Il fournit également un appui aux corps régionaux dans l’exercice de leurs activités de base sous forme d’expertise ainsi que de moyens humains et matériels.
Les Corps régionaux
Au nombre de 25, les corps régionaux sont chargés de l’exécution de la mission policière dans une région donnée, la «région de police». Le corps régional est découpé en districts eux-mêmes généralement divisés en unités de base. Chaque région dispose d’équipes spécialisées investies chacune d’une mission spécifique ; certaines d’entre elles ont un caractère suprarégional (arrestations, observations, interventions spécialisées, etc.).
Les décisions importantes concernant la politique à suivre sont prises par le collège régional, composé des maires de toutes les communes de la région et du procureur principal. Les corps disposent cependant d’une assez grande autonomie dans l’accomplissement de leur mission et le choix de leurs priorités.
La taille et le caractère des corps régionaux varient notamment selon le nombre d’habitants de la région et l’ampleur de la criminalité. A titre d’exemple, les effectifs du corps le plus important (qui opère dans une région principalement urbaine comptant près d’un million d’habitants) dépassent les 6.000 fonctionnaires de police et ceux du corps le moins nombreux (opérant dans une région rurale d’un peu moins de 250.000 habitants) avoisinent les 700.
La suite de cet article sera l’occasion d’approcher trois autres aspects de l’organisation policière néerlandaise au sens large que sont la maréchaussée royale, les gardiens municipaux et agents de surveillance spéciaux ainsi que la structure particulière formée par les policiers bénévoles.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.politie.nl
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La criminalité dans les gares belges |
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Espace public où les navetteurs, les touristes mais aussi les SDF se rencontrent ou s’évitent, les gares sont-elles le théâtre d’une criminalité en augmentation et suscitent-elles un sentiment justifié d’insécurité ...
Espace public où les navetteurs, les touristes mais aussi les SDF se rencontrent ou s’évitent, les gares sont-elles le théâtre d’une criminalité en augmentation et suscitent-elles un sentiment justifié d’insécurité ? Les données statistiques policières de 2009 indiquent qu’il y a eu 9.208 infractions dans les gares belges et le métro bruxellois, soit 3% à 4% de la délinquance totale enregistrée sur le plan des transports publics.
Pour bien interpréter ces chiffres, il faut tenir compte des millions de personnes qui fréquentent ces lieux au cours d’une année (plus de 20 millions de voyageurs). A Bruxelles, les trois gares principales sont fréquentées quotidiennement par environ 400.000 personnes et on ignore si les délinquants habitent dans les quartiers proches ou lointains des gares.
S’il arrive que des groupes de jeunes insécurisent les voyageurs de façon ostentatoire, la dimension architecturale joue un rôle indéniable dans le passage à l’acte : des couloirs sombres, de longs tunnels et l’absence de bornes de secours présentent des opportunités aux voleurs, agresseurs ou dealers. En outre, la priorité accordée à la rentabilité économique qui conduit à la fermeture de guichets et à la disparition des employés, remplacés par des appareils automatiques, participe sans nul doute à une augmentation du sentiment d’insécurité.
Quels délits ?
Si l’on n’enregistre que peu de meurtres et de violences sexuelles dans les gares, la plupart des délits concernent des vols (surtout à la tire), des agressions verbales et physiques, des dégradations de biens et tags, des trafics de stupéfiants et l’ivresse publique. Et les risques semblent plus grands le soir ou la nuit… ce qui pousse à la fermeture de plus en plus tôt de ces lieux publics.
A Charleroi, (selon La Libre Belgique du 11 février 2010,) le Procureur du Roi, signale que sur les 225 faits (- 37% par rapport à 2008) commis dans les gares de la région en 2009, on dénombre 50 vols de métaux, 125 vols à la tire, 45 vols avec violence, 30 vols avec effraction, 10 faits de mœurs et 10 actes de vandalisme.
La prévention de la criminalité
Pour lutter contre la criminalité, la SNCB-holding dispose d’agents de gardiennage chargés de surveiller le patrimoine et de relever les comportements suspects (B-security) ; de plus, en 2011, elle devrait employer 525 agents dans son service de sécurité des voyageurs et du personnel (Securail). Les 500 membres de la police fédérale (SPC), chargés tout spécialement de la sécurité du transport par rail, sont amenés à collaborer avec Sécurail et les polices locales, voire avec d’autres polices de l’UE lors d’opérations communes ou d’événements internationaux.
La prévention de la criminalité passe de plus en plus par le placement de caméras dont les images sont confiées à la police afin de procéder à l’identification des malfaiteurs. Encouragée par le test effectué à la gare d’Ottignies en 2006, où l’on enregistra une chute de 22% de vandalisme dans les mois qui suivirent, la SNCB a mis en place le «projet Malaga» qui prévoit l’installation d’environ 2.000 caméras dans une cinquantaine de gares. Surveillant à la fois l’intérieur et l’extérieur des gares (notamment les parcs à vélo où le sentiment d’insécurité est puissant), ces caméras sont signalées en conformité avec les règles de respect de la vie privée et les images sont conservées durant 7 jours.
En conclusion
Si l’on veut réellement prévenir la criminalité dans les gares, il faut améliorer l’aménagement des espaces publics et les infrastructures. Les expériences menées dans différents pays montrent également que la visibilité et la mobilité des policiers en uniforme participent beaucoup à la sécurité. Dans le but de rassurer les habitants du quartier de la gare, certaines communes comme celle de Nivelles établissent ainsi des conventions pour harmoniser les moyens de lutte contre la criminalité autour de ces lieux. Enfin, le suivi des données policières et l’évaluation des mesures prises, principalement de la vidéosurveillance, sont indispensables pour adapter les dispositifs de prévention, de dissuasion et de répression.
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.polfed-fedpol.be
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L’organisation policière aux Etats-Unis : les polices locales et des comtés |
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Aux Etats-Unis, en application du 10e amendement de la Constitution, le système policier est déterminé par la structure politique et géographique de l’Etat. Les Etats-Unis disposent ainsi d’une structure organisationnelle ...
Aux Etats-Unis, en application du 10e amendement de la Constitution, le système policier est déterminé par la structure politique et géographique de l’Etat. Les Etats-Unis disposent ainsi d’une structure organisationnelle policière fortement décentralisée, en principe répartie en quatre catégories : polices locales, polices des comtés, polices d’Etat et services fédéraux. Le système policier américain est à ce point fragmenté qu’il n’existe quasi aucune homogénéité quant aux titres, rangs, insignes, recrutement, formation et traitement.
A l’heure actuelle, on dénombre près de 18.700 services de police sur le territoire américain, au sein desquels sont employées près de 940.300 personnes.
Les activités de ces différents services sont, entre autres, déterminées par le ressort territorial et par les domaines criminels relevant de leurs compétences. C’est en effet la nature du délit qui détermine la compétence du corps de police (fédéral, étatique, du comté ou local) saisi de l’enquête.
Le degré de spécialisation des corps de police varie quant à lui selon la taille du service. Les membres de services de police de petite taille, situés dans des zones à caractère rural remplissent une palette de rôles assez variés, tandis que ceux issus de services urbains de grande capacité sont souvent répartis en plusieurs sections spécialisées.
Les polices locales
Au nombre d’environ 15.000, les polices locales ou municipales représentent la majeure partie des services de police. Si le département de police de la ville de New York comprend à lui seul plus de 50.000 membres, la majorité des polices municipales sont quant à elles composées de moins d’une dizaine de fonctionnaires de police.
Responsable de la politique de sécurité sur le territoire de sa commune, le chef de la police locale fait, en règle générale, l’objet d’une nomination et dépend, selon les cas, soit directement du maire en personne, soit de conseillers municipaux en charge des questions de police.
Les polices des comtés
La deuxième catégorie de services de police par rang d’importance numérique est celle du comté. En matière de police, la personne responsable sur le territoire d’un comté est le shérif. En 2010, on dénombrait environ 3.100 shérifs aux Etats-Unis. Elu, le shérif est amené à exercer, par voie de contrat des compétences de police locale dans les petites villes ne disposant pas de corps de police. Ses compétences peuvent varier fortement d’un comté à l’autre, les attributions de certains se voyant parfois exclusivement restreintes à des fonctions de gestion des prisons de l’entité territoriale.
Relevons par ailleurs que dans certains comtés (tel que celui d’Orléans, en Louisiane) la direction des services de police est assurée par deux shérifs, l’un issu du cadre opérationnel, l’autre du cadre civil. Les Etats de plus grande taille n’ont quant à eux pas de shérifs mais un département de police géré par un directeur.
Les deux autres pans de la structure organisationnelle policière américaine que sont les polices d’Etat et les services fédéraux seront abordés dans la seconde partie de cette contribution.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://policeinternational.com/
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Prévention vol : gardez les numéros de série de vos appareils |
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En Belgique, la plupart des biens retrouvés par la police ne peuvent être restitués à leur propriétaire, faute d’indices personnalisés. Pourtant, les appareils électroniques ont en principe un numéro de ...
En Belgique, la plupart des biens retrouvés par la police ne peuvent être restitués à leur propriétaire, faute d’indices personnalisés. Pourtant, les appareils électroniques ont en principe un numéro de série qui est unique et les autres objets de valeur peuvent facilement être photographiés et/ou marqués. Mettez donc toutes les chances de votre côté si vous souhaitez pouvoir retrouver des biens qui vous auraient été volés.
Concrètement :
• Etablissez un inventaire (voir formulaire en référence) des objets de valeur et si possible, photographiez-les sous différents angles
• Relevez les numéros spécifiques et les particularités de vos appareils
• Marquez les biens qui n’ont pas de numéro de série, en y indiquant votre numéro de registre national
• Conservez la liste et les photos dans un endroit sûr, avec vos factures d’achat et certificats de garantie.
Au besoin, contactez le conseiller en technoprévention de votre zone de police à ce sujet.
Source: http://www.vps.fgov.be
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Comment connaître la vitesse maximale autorisée ? |
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Pour le conducteur d’une voiture, comprendre la réglementation sur la vitesse demande un minimum d’application, car différents paramètres se superposent souvent pour déterminer la vitesse à ne pas dépasser.
Souvenons-nous ...
Pour le conducteur d’une voiture, comprendre la réglementation sur la vitesse demande un minimum d’application, car différents paramètres se superposent souvent pour déterminer la vitesse à ne pas dépasser.
Souvenons-nous tout d’abord qu’il existe un article général sur la vitesse, l’article10.1 du code de la route, qui demande à tout conducteur d’adapter sa vitesse aux circonstances de la circulation. Cet article a pour principale conséquence qu’une vitesse peut être jugée «excessive ou inadaptée» alors même que le conducteur circule en deçà de la vitesse maximale autorisée, mais que les circonstances (météo, encombrement, visibilité, état de la route, etc.) auraient voulu qu’il lève le pied.
Mais comme cette notion «adapter sa vitesse aux circonstances» est comprise différemment d’un individu à l’autre, le législateur a dû, et ce dès les premiers embryons du code de la route, fixer des maxima.
Les vitesses maximales autorisées et leur signalement
Ces vitesses maximales autorisées peuvent être signalées aux conducteurs de plusieurs manières, et c’est là que les choses se compliquent pour l’usager qui ne maîtrise pas les règles.
Rappelons alors le rôle des signaux C43, qui prévoient 5 grandes limitations de vitesse : 30 km/h, 50km/h, 70km/h, 90 km/h et 120 km/h. Une fois franchi un tel panneau, le conducteur doit se souvenir que celui-ci n’est valable que jusqu’au prochain carrefour (ou accès s’il s’agit d’une autoroute), jusqu’au prochain signal C43 déterminant une autre vitesse maximale autorisée ou jusqu’à un signal zonal déterminant un autre régime de vitesse.
Si après le carrefour suivant, il ne se trouve plus aucun signal C43 ou de signaux zonaux déterminant la vitesse, le conducteur doit donc impérativement se demander dans quel régime de vitesse il tombe.
Mais de cela, nous en parlerons dans notre prochain article !
Olivier Quisquater Commissaire de police
Source: http://code-de-la-route.be
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Enfants handicapés et abus sexuels |
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Quel que soit son sexe, son âge et son origine, aucun enfant n’est jamais totalement à l’abri des violences sexuelles. Néanmoins, certains y sont plus exposés que d’autres du fait ...
Quel que soit son sexe, son âge et son origine, aucun enfant n’est jamais totalement à l’abri des violences sexuelles. Néanmoins, certains y sont plus exposés que d’autres du fait de leur état de santé physique ou mental, de leur situation familiale, de leur cadre de vie, etc.
Les enfants souffrant d’un handicap (déficiences ou incapacités physiques, mentales, cognitives, sensorielles, communicationnelles, etc.) ou d’un trouble psychiatrique comptent parmi ceux-ci. Ils sont plus exposés que leurs pairs aux maltraitances en tous genres et ce, dans tous les contextes : foyer familial, établissements scolaires, institutions judiciaires, etc.
Les risques de maltraitances à l’égard des handicapés mentaux
Les plus vulnérables sont les handicapés mentaux et les enfants présentant une pathologie psychiatrique. En effet, leur incapacité à se défendre (par exemple, lorsqu’ils présentent de l’inhibition, de la passivité, une absence de réaction agressive, une confiance démesurée envers autrui, etc.), leur difficulté, voire leur totale incompréhension des situations (du fait de la carence de leurs capacités cognitives, de la pauvreté de leur imagination, de délires, etc.) ou à communiquer (à cause d’une mutité, d’une indigence de langage ou de troubles de la personnalité) concourent à accroître le risque de victimisation. Soulignons cependant que certains autistes sont partiellement protégés par leur attitude défensive (cris, agitation motrice, etc.) et la méfiance qu’ils manifestent en cas d’intrusion dans leur espace intime ou à l’approche d’une personne qui leur est inconnue.
Même lorsqu’ils signalent la violence dont ils sont victimes, la pauvreté de leurs moyens de communication ne leur permet pas toujours de se faire comprendre. Leur vulnérabilité est également majorée parce qu’ils vivent parfois, en dépit des apparences, dans un véritable désert affectif, tant en famille qu’en institution et quel que soit leur âge. L’isolement et la pauvreté des contacts sociaux rendent malaisés la dénonciation des abus et l’appel à l’aide.
Le risque d’abus sexuels est d’autant plus élevé que le handicap requiert généralement une grande proximité physique avec un ou plusieurs adultes. En effet, les soins imposent un contact corporel entre l’enfant et le dispensateur de soins (parent ou personnel de l’institution spécialisée). Petit à petit, ces contacts intimes peuvent dévier vers des rapprochements malsains.
De plus, la dépendance motrice des adolescents atteints d’infirmité ou de paralysie sévères pose la question de l’aide d’un tiers pour satisfaire les pulsions sexuelles «solitaires». Si ces services particuliers ne peuvent être assimilés à des abus d’ordre sexuel, ils peuvent toutefois avoir pour effet d’intensifier la suggestibilité sexuelle des sujets et préparer la voie d’une interaction abusive. Le fait que les enfants n’ont peu ou pas d’information relative à la vie sexuelle jouerait un rôle aggravant.
Dans le prochain article, nous verrons pourquoi le handicap et les troubles graves de la personnalité facilitent la maltraitance des enfants au sein de leur foyer ou des institutions spécialisées qui les accueillent.
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://www.resilience-psy.com/
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Le processus d’évaluation du projet TADAM |
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Dans nos articles précédents, nous avons évoqué le contexte (voir référence) et les objectifs du projet TADAM, un projet de traitement assisté par diacétylmorphine (héro�ne pharmaceutique), ainsi que ...
Dans nos articles précédents, nous avons évoqué le contexte (voir référence) et les objectifs du projet TADAM, un projet de traitement assisté par diacétylmorphine (héro�ne pharmaceutique), ainsi que les expériences étrangères qui nous ont servi d’exemples. Venons-en maintenant à la manière dont ce projet va comparer ce nouveau traitement avec les traitements existants par méthadone.
Le projet TADAM, qui va bientôt démarrer à Liège, évaluera l’efficacité de ce nouveau traitement sur un patient dans trois domaines : la consommation d’héro�ne de rue, la santé physique ou mentale et l’insertion dans un milieu délinquant. Une équipe de recherche, dirigée par les professeurs Marc Ansseau et André Lemaître de l’Université de Liège, est chargée de comparer ce nouveau traitement avec des traitements par méthadone existants.
Un processus d’inclusion avant le traitement
Cette équipe recherchera et inclura 200 patients dans le projet sur une période de 12 mois. Chaque patient devra répondre à des questionnaires et passer un examen médical. L’équipe de recherche déterminera sur cette base si le patient répond aux critères d’inclusion. Pour être inclus dans le projet, un patient doit notamment être dépendant de l’héro�ne de rue depuis au moins 5 ans, consommer de l’héro�ne de rue de façon quotidienne ou presque, avoir plus de 20 ans et avoir essayé le traitement par méthadone. De plus, seuls les patients inscrits dans un des centres partenaires du projet TADAM peuvent se présenter à l’équipe de recherche. Ces centres partenaires sont des centres de traitement par méthadone qui ont signé une convention de partenariat avec les responsables du projet.
Si un patient rentre dans les conditions d’inclusion, l’équipe de recherche procédera au tirage au sort et le patient ira soit dans le groupe «Diacétylmorphine», soit dans le groupe «Méthadone». S’il est dans le groupe «Diacétylmorphine», le patient ira au centre TADAM pour commencer son traitement par diacétylmorphine (soit par injection, soit par inhalation selon son mode habituel de consommation). S’il est dans le groupe «Méthadone», le patient sera invité à poursuivre son traitement dans le centre partenaire qui l’a envoyé à l’équipe de recherche. Dans tous les cas, le patient est renvoyé dans son centre partenaire pour son suivi psychosocial. Il n’y a en effet pas de suivi psychosocial dans le centre TADAM de manière à conserver le lien que le patient a pu nouer avec le centre partenaire qui l’envoie au projet.
Comme les 200 patients du projet doivent être inclus sur une période de 12 mois et que chaque patient est traité pendant 12 mois, le centre TADAM ouvrira pendant 24 mois pour assurer le traitement par diacétylmorphine pour l’ensemble des patients. L’équipe de recherche verra chaque patient tous les trois mois pour des évaluations. Chaque patient sera suivi pendant 12 mois (même s’il a arrêté son traitement par diacétylmorphine ou par méthadone).
Les résultats
Au bout de ces 24 mois, l’équipe de recherche de l’Université de Liège aura 6 mois pour analyser les données récoltées. Les résultats seront envoyés à la Ministre fédérale de la Santé publique. Celle-ci subventionne en effet à plus de 80% le projet TADAM. La Ministre se prononcera ensuite sur le prolongement ou non du traitement par diacétylmorphine à Liège.
Dans notre dernier article, nous évoquerons une partie des acteurs impliqués dans notre projet TADAM.
Isabelle Demaret Chercheuse-coordinatrice sur le volet Evaluation du projet TADAM
Source: http://www.secunews.be
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Bien choisir et gérer ses mots de passe |
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Impossible d’utiliser Internet sans devoir produire divers mots de passe (password) pour s’identifier. Mais comment les choisir et les gérer afin d’éviter toute intrusion par des personnes malintentionnées ? Des ...
Impossible d’utiliser Internet sans devoir produire divers mots de passe (password) pour s’identifier. Mais comment les choisir et les gérer afin d’éviter toute intrusion par des personnes malintentionnées ? Des logiciels couplés à des dictionnaires permettent en effet aux pirates de tester très facilement toutes les combinaisons possibles …
Conseils pour des mots de passe efficaces
• Privilégiez les mots de passe constitués de minuscules, de majuscules, de caractères spéciaux et de chiffres
• N’utilisez pas votre nom, prénom ou ceux de vos proches, votre date de naissance, etc., des mots courants ou suites de caractères trop simples
• Imaginez des mots de passe d’une longueur minimale de 8 caractères
• Pour les retenir plus facilement, optez pour une phrase simple dont vous ne retenez que la première lettre de chaque mot
• Renouvelez vos mots de passe régulièrement
• Evitez d’utiliser le même mot de passe pour tous vos accès.
Lisez aussi les conseils de l’excellent ouvrage rédigé par deux professionnels, Surfons tranquille, Astuces pour bien profiter de la toile, publié récemment dans notre rubrique Lu pour vous.
Source: http://www.secunews.be
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Les AMO, organismes de prévention de l’Aide à la Jeunesse |
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En Belgique, c’est la Communauté française qui subsidie l’Aide à la Jeunesse. Les AMO (Aide en Milieu Ouvert) reçoivent ainsi un apport financier lorsqu’elles bénéficient de l’agrément qui les reconnaît ...
En Belgique, c’est la Communauté française qui subsidie l’Aide à la Jeunesse. Les AMO (Aide en Milieu Ouvert) reçoivent ainsi un apport financier lorsqu’elles bénéficient de l’agrément qui les reconnaît comme telles. En quoi consiste le rôle des AMO ? Peuvent-elles contribuer à prévenir la délinquance juvénile ?
La mission des AMO se décline en trois pôles : le suivi individuel, l’action collective et l’action communautaire. Sans aucun doute, ce travail contribue fortement à la diminution de la délinquance juvénile. En effet, l’adolescent en décrochage scolaire peut se rendre dans une AMO où il trouvera non seulement une écoute mais aussi un accompagnement psycho-social. Des activités lui seront proposées autour d’un projet de vie qu’il pourra mettre en place avec l’aide des intervenants sociaux. Educateurs, assistants sociaux ou psychologues de formation, ceux-ci l’aideront à recréer du lien social par la rencontre des autres jeunes.
L’action collective permet ainsi de tirer ces jeunes vers le haut. Quand l’un trouve un contrat d’apprentissage qui le mènera à un projet professionnel, l’autre se rendra avec un intervenant dans un service d’information et de documentation qui le guidera vers une autre orientation scolaire. Le jeune de plus de 18 ans qui a commencé à fréquenter l’AMO avant sa majorité pourra continuer à y passer le temps qui lui sera nécessaire pour l’aider à trouver un emploi ou préciser son projet professionnel futur, et ce jusqu’à ses 21 ans.
Le temps passé à l’AMO est aussi du temps que le jeune ne passera pas dans la rue, faute de mieux. Des modèles positifs lui seront présentés afin qu’il puisse trouver un sens à sa vie, une motivation à retourner à l’école et à travailler les conflits familiaux lorsqu’il y en a. Les parents seront également invités à rencontrer les intervenants sociaux. Un travail systémique centré sur la famille pourra alors être entrepris avec l’accord de tous. Des problématiques comme la prise de substances (drogue ou alcool), la dépendance au jeu ou à internet, pourront être abordées en toute confiance et en toute sérénité.
D’autres jeunes se trouvant parfois en rupture totale de lien arrivent également dans les AMO. Nous parlons de ceux qui ont fait un séjour en IPPJ, Institution Publique de Protection de la Jeunesse, suite à une infraction commise. Le délit peut être mineur (vol, consommation de stupéfiants) ou majeur (viol, agressions diverses). Il n’empêche que le travail effectué par les éducateurs de l’IPPJ et le contrat établi avec le jeune par l’institution peut être poursuivi à l’AMO lorsque le mandat de l’IPPJ est terminé. Des intervenants qualifiés passent alors la main à d’autres intervenants sociaux tout aussi compétents.
Le soutien à la parentalité est un autre volet très important du travail en milieu ouvert. Des groupes de parents, animés par un professionnel de l’aide, peuvent être constitués en première ligne. La prévention de la délinquance est alors abordée à travers le comportement d’adolescents qui flirtent parfois avec les limites. L’AMO peut parfois même devenir une alternative au placement de l’enfant, et ce souvent en accord avec le SAJ (Service d’Aide à la Jeunesse).
Enfin, l’action communautaire permet de rassembler différents organismes d’aide tels qu’un planning familial, un service d’information sur les droits des jeunes et une AMO, pour entreprendre une activité qui mènera à une réflexion autour de la violence dans le couple. Une pièce de théâtre pourra par exemple, être présentée par des jeunes à l’attention d’un public de jeunes également.
Catherine de Voghel Psychologue
Source: http://www.quifaitquoi.be/services-de-premiere-ligne
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Prise de médicaments, risques au volant ! |
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Des chercheurs français ont publié en novembre 2010, les résultats d’une étude approfondie menée durant trois ans (2005 à 2008), dans le but d’analyser avec précision l’impact de ...
Des chercheurs français ont publié en novembre 2010, les résultats d’une étude approfondie menée durant trois ans (2005 à 2008), dans le but d’analyser avec précision l’impact de la prise de médicaments sur les accidents de la route. Prenant en compte plus de 72.000 conducteurs impliqués dans un accident avec blessés, l’équipe scientifique en question a pu déterminer que la consommation de médicaments serait à l’origine de 3% des accidents corporels enregistrés chaque année, en France.
Le risque principal d’accidents proviendrait des médicaments psychotropes (somnifères, tranquillisants …) mais les médications traitant d’allergies, de douleurs passagères ou des maladies chroniques peuvent également se révéler dangereuses pour la conduite : vigilance moins soutenue, réflexes plus lents, capacités de jugement altérées, euphorie, vertiges, etc.
Prendre un médicament n’est jamais anodin
Reprenons quelques conseils émis par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et un article de Via Secura de l’IBSR.
Si vous devez prendre la route :
• Signalez au médecin ou au pharmacien que vous conduisez, ils pourront ainsi vous prescrire le médicament le plus approprié voire tenir compte des interactions éventuelles avec d’autres médicaments que vous prenez habituellement
• Consultez la notice et vérifiez les effets du médicament sur vos capacités. Respectez les doses, les heures et conditions de prise (lors des repas, au coucher, …)
• Dès le début d’un nouveau traitement, soyez particulièrement attentif aux effets possibles sur votre organisme, votre vigilance, votre comportement
• Ne consommez ni alcool, ni drogue, même de manière modérée
• Arrêtez de conduire si vous ressentez l’envie de dormir, vous avez la tête qui tourne, vous éprouvez des difficultés à vous concentrer, etc.
• Tenez également compte que les effets d’une médication peuvent varier en fonction de l’état de fatigue, une affection passagère ou la prise d’un autre médicament. De même, l’arrêt d’un traitement peut influer sur l’organisme (nervosité, malaise, etc.).
Christian Arnould Commissaire divisionnaire er
Source: http://www.secunews.be
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Relations police - gens du voyage : les bonnes pratiques |
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Les quelque 10 à 12 millions de «Roms», qui constituent la plus importante minorité ethnique en Europe, ont souvent mauvaise réputation. Taxées de «voleurs», les communautés des gens du voyage ...
Les quelque 10 à 12 millions de «Roms», qui constituent la plus importante minorité ethnique en Europe, ont souvent mauvaise réputation. Taxées de «voleurs», les communautés des gens du voyage sont globalement marginalisées sur le territoire du l’OSCE, pâtissent bien souvent de discriminations raciales, voire de la haine de la part des populations sédentaires qui sont amenées à les côtoyer.
Comment, dans ces conditions, bâtir une relation de confiance et de compréhension avec ces populations par essence itinérantes, un «statut» que, de manière générale, les services de police du monde entier n’apprécient pas particulièrement ? Un véritable partenariat entre ces deux entités est-il envisageable ?
C’est pour tenter de répondre par l’affirmative à ces questions que l’Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié au printemps dernier un document intitulé Police and Roma and Sinti: Good Practices in Building Trust and Understanding (voir la Police-newsletter de juin 2010 en référence). Dans la foulée de son Plan d’Action de 2003, qui contenait déjà plus d’une trentaine de recommandations, l’OSCE propose une batterie de bonnes pratiques qui s’adressent tout autant aux représentants des communautés Roms qu’à ceux de la police et aux responsables politiques.
Recommandations aux représentants des Tziganes
- Toute tentative d’amélioration des relations entre la police et les communautés du voyage ne doit être envisagée, pour être couronnée de succès, qu’en coopération étroite entre l’ensemble des partenaires : les représentants des Romanichels, des ministères de l’Education, de la Santé publique, de la société civile et du secteur privé ; - Leurs représentants devraient mieux faire connaître la culture, les habitudes, participer au développement de politiques spécifiques de concert avec les autorités, voire favoriser le recrutement de policiers issus de ces communautés et participer à des sessions de training à destination des forces de l’ordre sur les questions ethniques.
Conseils aux services de police et aux représentants politiques
- Combattre les préjugés et les stéréotypes négatifs au sein des forces de l’ordre par le biais de campagnes d’information ciblées ; - Délivrer un message clair à l’égard des communautés du voyage afin qu’elles comprennent les politiques mises en place, les initiatives prises ; - Partager et populariser davantage les démarches de partenariat réussies afin que d’autres puissent s’en inspirer et accroître ainsi la confiance réciproque ; - En dépit de particularismes, les communautés éparpillées sur l’ensemble du territoire de l’OSCE font face à des problèmes de même nature, ce qui devrait inciter au développement d’une approche transnationale de la part des gouvernements, des services de police et de la société civile ; - Accroître le nombre de policiers d’origine tsigane dans les forces de l’ordre ; - Créer des associations mixtes qui réunissent policiers nationaux et d’origine Rom, comme c’est le cas en Hongrie depuis 2006.
L’OSCE soutient encore qu’il conviendrait de multiplier les formations des membres des forces de l’ordre, internes ou conjointes (avec des représentants des communautés Rom), ce qui permettrait d’augmenter le niveau de confiance réciproque, de mieux comprendre la «logique» et la compréhension de l’autre, etc. Des projets-pilotes développés en Slovaquie, en Serbie, en République de Macédoine ou encore en Finlande, ont déjà démontré le succès des «Assistants de police» et autres «Policiers spécialisés» qui interviennent au sein des communautés Rom comme intermédiaires entre les deux cultures… Des propositions qui ont le mérite de faire réfléchir…
Frédéric Moser Licencié en journalisme, Aspirant inspecteur ERIP
Source: http://www.polizei-newsletter.de
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Tendances actuelles du crime organisé en Europe |
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Il y a peu, l’Office européen de police (Europol) – basé à La Haye et chargé de faciliter l’échange d’informations entre les différentes polices des Etats membres de l’Union européenne ...
Il y a peu, l’Office européen de police (Europol) – basé à La Haye et chargé de faciliter l’échange d’informations entre les différentes polices des Etats membres de l’Union européenne –, a rendu son dernier rapport relatif à l’évaluation de la menace que représente le crime organisé : l’OCTA (Organised Crime Threat Assessment) 2011. La publication de ce rapport bisannuel – qui doit permettre aux différents ministres de la Justice et de l’Intérieur d’établir des priorités dans la lutte contre le crime organisé au cours des deux prochaines années – est l’occasion de revenir sur les grandes tendances de ce phénomène.
Internet, vecteur privilégié par les organisations mafieuses
Au premier rang de celles-ci figure incontestablement Internet, désormais considéré comme le principal vecteur de facilitation du crime organisé. De nos jours, ce réseau mondial ne limite en effet plus son utilisation à la cybercriminalité proprement dite (dont la fraude aux cartes bancaires, chiffrée en 2009 à 1,5 milliards d’euros) mais a vu son champ d’action s’étendre à d’autres types de délinquance plus «traditionnels» comme le narcotrafic (et particulièrement la distribution des drogues de synthèse) ou le recrutement et la commercialisation des victimes de la traite des êtres humains.
A titre d’exemple, certains réseaux sociaux tels que Facebook sont ainsi utilisés par les associations criminelles pour procéder à des recrutements ou communiquer avec leurs différents partenaires. Dans la même optique, le logiciel de téléphonie Skype est quant à lui devenu le moyen téléphonique le plus utilisé par la plupart des grandes organisations criminelles, contraignant les services de police à mettre en place de nouveaux procédés d’écoute et de surveillance.
La Toile constitue également un support de prédilection s’agissant du développement de l’immigration clandestine, la vente de contrefaçons, le trafic d’espèces animales rares ou menacées, d’armes et de déchets toxiques ainsi que le blanchiment d’argent (entre autres par l’émergence des casinos en ligne).
Cinq pôles d’activités criminelles en Europe
Au niveau de la cartographie du crime organisé au niveau européen, il ressort que les organisations sont essentiellement réparties sur cinq grands centres d’activités. Le nord-ouest (Belgique et Pays-Bas) coordonne le trafic de stupéfiants tandis que par le nord-est (et spécifiquement la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie), transitent des produits illicites en provenance du territoire russe. Le sud-ouest de l’Europe (Espagne et Portugal) est quant à lui une plaque tournante pour le trafic de coca�ne ainsi que pour celui des êtres humains alors que le centre criminel du sud-est (Bulgarie, Roumanie et Grèce), connaît l’expansion la plus importante en matière de commerce de marchandises illicites et d’immigration illégale grâce au trafic croissant via la Mer Noire. Enfin, dans la partie sud du continent européen, l’Italie, demeure un centre majeur des activités criminelles liées aux entreprises, à la contrefaçon des articles de luxe et au trafic d’êtres humains.
Relevons enfin que, selon le rapport, la crise économique mondiale que nous avons connue au cours de l’année 2008 a permis à certains groupes criminels de prospérer sur le territoire européen. Cette expansion s’expliquerait principalement par la diminution du pouvoir d’achat qui a rendu la population européenne plus tolérante envers certains produits illicites, associée au recrutement, par les organisations criminelles, de nouveaux membres parmi les personnes les plus touchées par la crise.
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.europol.europa.eu
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Prévention du traumatisme pour le personnel de secours |
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Dans les précédents articles, nous avons décrit les situations potentiellement traumatiques vécues par les professionnels des services de secours et d’urgence et détaillé les réactions qu’ils peuvent manifester (voir référence) ...
Dans les précédents articles, nous avons décrit les situations potentiellement traumatiques vécues par les professionnels des services de secours et d’urgence et détaillé les réactions qu’ils peuvent manifester (voir référence) après avoir été confrontés à un événement hautement stressant, voire traumatisant. Voici maintenant quelques conseils pour les aider à recouvrer leur équilibre après un tel événement.
Si une séance de débriefing émotionnel est organisée, participez-y.
Si un collègue est décédé, participez aux rituels de deuil tels que condoléances aux proches, funérailles, etc.
Ne prenez pas de décisions importantes alors que vous êtes bouleversé. Accordez-vous le temps de la réflexion.
Soyez prudent car dans les jours suivant un incident critique, vous encourez un risque accru de provoquer un accident.
Partagez votre vécu avec quelqu’un de confiance. Souvent, les personnes affectées par une épreuve commencent à se sentir mieux lorsqu’elles ont l’opportunité de parler, d’exprimer leurs émotions et de se sentir écoutées. Le mécanisme de défense qui consiste à refouler les sentiments désagréables interfère avec le processus de rétablissement psychologique. En effet, réprimer ses sentiments ou les taire peut être à l’origine de troubles somatiques, de dépression, d’anxiété et d’agressivité. Rappelez-vous toutefois que vos collègues peuvent être bouleversés par le même événement que vous et être dans l’impossibilité de vous offrir un soutien efficace. De même, votre famille et vos amis peuvent ressentir un «traumatisme secondaire» parce qu’ils se représentent les difficultés que vous avez affrontées et être incapables d’écouter votre récit. Dans ce cas, une aide psychologique professionnelle peut s’avérer la solution la plus appropriée.
Certains organismes ont créé un réseau de soutien par les pairs regroupant des volontaires qui souhaitent aider par leur écoute leurs collègues en difficulté. Si ce soutien existe, n’hésitez pas à y faire appel.
Demandez l’aide d’un professionnel de la santé mentale en cas de troubles tels que souvenirs répétitifs et envahissants de l’événement, impression que l’événement pourrait se reproduire, cauchemars, dépression, anxiété, sensation de détachement, consommation abusive d’alcool, plaintes somatiques, comportements agressifs, etc. Certains organismes ont intégré des psychologues au sein de leur unité. Il est également possible de faire appel à un psychologue externe. Nombreux sont les policiers, les pompiers, les ambulanciers et les secouristes qui se caractérisent par leur fermeté devant les épreuves et leur besoin de maîtrise. Ces traits de personnalité expliquent en partie le désintérêt de certains pour un soutien psychologique. De plus, leur identité professionnelle est directement corrélée à leur résistance et le culte dominant au sein de leur organisation est celui de la forte personnalité, capable de faire face aux situations extrêmes. Dans ce contexte, solliciter des soins psychologiques peut être ressenti comme un aveu de faiblesse ou comme une inadéquation professionnelle. Or, être capable de solliciter du soutien est une capacité essentielle qui permet de rebondir et de bien fonctionner malgré les situations défavorables.
Si vous jugez ne plus pouvoir assumer vos fonctions, consultez un médecin et signalez-le lui. Il vous conseillera peut-être un congé pour maladie. Certaines personnes peuvent vivre ce repos forcé comme un échec ou se sentir coupable «d’abandonner» l’équipe. Or, accepter ses limites réclame une grande connaissance de soi et beaucoup de conscience professionnelle car les personnes en détresse éprouvent généralement des difficultés à reconnaître leur épuisement psychique et dénient souvent leur perte d’efficacité. Rappelez-vous qu’une personne souffrant de stress dépassé ou traumatique se révèle habituellement un poids pour ses collègues.
Si vous pensez qu’une aide médicamenteuse peut vous être utile, parlez-en au médecin. Ne pratiquez pas l’automédication. Ne consommez que les médicaments qui vous sont prescrits.
Articles précédents :
Personnel de secours confronté aux situations traumatiques
Le stress traumatique du personnel de secours
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://www.secunews.be
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Objectif : effectuer un long trajet en toute sécurité ! |
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Pour beaucoup d’automobilistes qui ont planifié un voyage à l’étranger, le compte à rebours a sans doute commencé … Mais un long trajet en voiture, avec famille et bagages, ne ...
Pour beaucoup d’automobilistes qui ont planifié un voyage à l’étranger, le compte à rebours a sans doute commencé … Mais un long trajet en voiture, avec famille et bagages, ne s’improvise pas. Il s’agit en effet de bien se préparer et de parcourir des centaines de kilomètres dans de bonnes conditions de sécurité et sans trop de stress, si possible. Quelques recommandations générales qui feront référence à nombre de conseils déjà publiés par le team Secunews.
Vous devez parcourir un long trajet en voiture ?
• Préparez méthodiquement votre parcours, le véhicule, les documents utiles ainsi que les conditions de voyage des passagers et bagages. Informez-vous aussi au sujet des règles de circulation en vigueur dans les pays que vous comptez visiter ou traverser
• Reposez-vous avant de partir, évitez les repas lourds et l’alcool
• Dès le départ, adoptez une position conduite efficace : ne pas être crispé au volant, large champ de vision et réaction immédiate possible en cas d’incident
• Gardez une distance de sécurité par rapport aux autres usagers, adaptez votre vitesse aux limitations et conditions atmosphériques, à la densité du trafic, etc.
• Restez concentré sur la conduite (évitez GSM, discussion animée, …), regardez loin devant vous afin de repérer les dangers potentiels, annoncez à temps vos intentions
• Prévoyez un timing souple, arrêtez-vous au moins toutes les deux heures ou dès le moindre signe de fatigue, demandez à votre passager qu’il vous alerte au besoin.
Source: http://www.secunews.be
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Pourquoi un Tribunal d’application des peines (TAP) ? |
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Le tapage médiatique mettant en cause la décision du tribunal d’application des peines de Mons de libérer conditionnellement Michèle Martin pose la question des objectifs et du fonctionnement de cette ...
Le tapage médiatique mettant en cause la décision du tribunal d’application des peines de Mons de libérer conditionnellement Michèle Martin pose la question des objectifs et du fonctionnement de cette institution créée par la loi du 17 mai 2006 et en fonction depuis février 2007.
Du pouvoir exécutif au pouvoir judiciaire
En raison de l’affaire Dutroux, les décisions de libération conditionnelle qui étaient aux mains du ministre de la Justice – lequel décidait en se basant sur la proposition de la conférence du personnel, de la confirmation des commissions administratives et de l’avis du Parquet - furent confiées en 1999 (loi du 5 mars 98) à de nouvelles «commissions de libération conditionnelle» présidées par un magistrat assisté de deux assesseurs. Afin de concilier des impératifs de sécurité et de réinsertion, ces commissions accueillirent un assesseur en matière d’exécution des peines et un autre en matière de réinsertion sociale. Un membre du Parquet a été intégré dans ces commissions et donnait son avis au nom de la société. Déjà alors, les victimes étaient autorisées à s’y exprimer si elles en faisaient la demande.
La création des tribunaux d’application des peines (TAP), institués dans le ressort des cinq Cours d’appel, s’inspire largement de ces commissions de libération conditionnelle mais en élargit les compétences. En effet, la loi confie à cette nouvelle institution la surveillance électronique, la détention limitée (sorties de 12h maximum pour des formations, un travail, etc.), la libération provisoire en vue d’éloignement du territoire ou pour raisons médicales ainsi que la libération conditionnelle et, exceptionnellement, des congés pénitentiaires.
Le service «gestion de la détention» de l’administration pénitentiaire, lui, est habilité à octroyer des permissions de sortie et congés à tous les détenus et des libérations provisoires pour les détenus condamnés à 3 ans maximum. L’entrée importante du pouvoir judiciaire dans l’exécution des peines s’inscrit dans un contexte de prise en compte de la réinsertion des détenus et des souffrances des victimes ainsi que dans un souci de neutralité ou d’indépendance.
Comment fonctionne un TAP ?
Les magistrats et assesseurs, nommés pour 4 ans et dont le mandat est renouvelable une fois, se réunissent dans les différentes prisons du pays, généralement à raison d’une à deux fois par mois. La tenue de ces audiences en prison permet de réduire les risques et les coûts de déplacements des détenus. Toutefois, cette pratique peut parfois provoquer quelques angoisses aux victimes, hésitant à entrer en prison mais désireuses de donner leur avis quant aux conditions de libération. Ces victimes sont averties des audiences et invitées à y participer. Un avis écrit quant aux conditions qu’elles veulent voir imposées leur est demandé préalablement.
Les décisions de libération prises par le tribunal ne peuvent pas faire l’objet d’un appel mais seul un recours devant la Cour de Cassation est possible au niveau de la légalité des procédures. Lors des audiences, le détenu est assisté de son avocat et peut demander la présence d’autres personnes (travailleurs sociaux, par exemple). Le directeur émet un avis favorable ou non sur la base des éléments du rapport qu’il a sollicité auprès du service psychosocial de l’établissement. Ce rapport doit rendre compte des risques de récidive ou des dangers persistants pour les victimes. Le bon comportement du détenu en prison est considéré de manière positive, mais l’avis du directeur englobe aussi l’aspect réaliste du plan de réinsertion du détenu.
Bien que rassemblant le maximum d’éléments nécessaires pour assurer un retour réussi dans la société (logement, revenus, famille, suivi psychologique et médical comportement en prison,…), les TAP n’ont pas de certitude absolue quant à l’absence de dangerosité réelle des personnes libérées et certaines de leurs décisions sont révoquées malgré les garanties obtenues. Les modalités de libération ne peuvent être considérées comme des faveurs mais bien davantage comme des moyens de mettre les détenus à l’épreuve, de mesurer leurs risques et leurs capacités à se réinsérer : "statistiquement, plus un détenu bénéficie tôt d’une libération conditionnelle, moins il a de chance de récidiver", écrit Françoise Digneffe de l’UCL.
Or, aujourd’hui, de plus en plus de détenus souhaitent aller «à fond de peine» pour échapper au suivi et au contrôle ! Il faut donc oser libérer «au bon moment» en assurant un véritable accompagnement ou contrôle de l’évolution des libérés pour éviter des conséquences plus graves (désir de vengeance, perte de la famille aidante, installation définitive dans la délinquance) et maintenir un espoir de réinsertion dans la société.
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.tbx.be
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Les grandes règles à connaître pour circuler en Europe |
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Saviez-vous que la vignette environnementale est obligatoire dans un grand nombre de villes allemandes ? Que vous devez posséder des ampoules de réserve en Espagne ? Ou encore que dans ...
Saviez-vous que la vignette environnementale est obligatoire dans un grand nombre de villes allemandes ? Que vous devez posséder des ampoules de réserve en Espagne ? Ou encore que dans certains Etats, chaque conducteur doit disposer d’un câble de remorquage et que la circulation est interdite dans certains centres villes historiques en Italie… sous peine d’amende ?
A quelques encablures des grandes vacances, il n’est pas inutile de faire le point sur les règles de circulation et les législations nationales en Europe. Et c’est précisément ce que propose le European Consumer Centre (voir en annexe), qui présente, sous forme de tableau Excel, une synthèse claire et précise des principales règles en vigueur dans 29 pays européens, soit les 27 de l’Union auxquels s’ajoutent la Norvège et l’Islande !
Vous apprendrez ainsi quelles sont les autoroutes européennes équipées de péages (ainsi que les tarifs pratiqués !), quels sont les vitesses maximales et les taux d’alcool dans le sang autorisés, si vous devez ou non disposer d’un gilet fluorescent dans votre véhicule ou encore rouler avec les phares allumés ou non en fonction des réglementations locales. En tout, huit points sont ainsi repris, pays par pays.
Par ailleurs, le site de l’Union européenne Voyager en Europe s’adresse également aux personnes voyageant dans les 27 Etats membres de l’UE. Il regorge de conseils pratiques, notamment sur les documents à emporter, les soins de santé ou encore sur les communications téléphoniques et les animaux de compagnie.
Fort bien documenté aussi, le site du VAB vous permettra, grâce à un petit test de 20 questions à choix multiple, d’évaluer votre niveau de connaissance des règles de circulation en vigueur dans les autres pays européens. Utile et amusant à la fois !
Enfin, pour parfaire votre connaissance des règles en application dans le pays que vous visiterez ou que vous traverserez, n’hésitez pas à prendre contact avant le départ avec un club automobile ou sur le site web du SPF Affaires étrangères.
Frédéric Moser Licencié en Journalisme et Aspirant Inspecteur
Source: http://www.cecbelgique.be
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Pédoprédation, que faire en cas de danger ? |
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Dans l’article précédent, nous avons listé les règles que les enfants doivent appliquer pour écarter le risque d’être victimes de pédoprédateurs. Nous allons maintenant proposer des consignes à suivre lorsqu’ils ...
Dans l’article précédent, nous avons listé les règles que les enfants doivent appliquer pour écarter le risque d’être victimes de pédoprédateurs. Nous allons maintenant proposer des consignes à suivre lorsqu’ils sont en situation de danger.
- Les enfants doivent savoir qu’ils ont le droit de désobéir à un adulte et de hurler s’ils se sentent menacés. Cette attitude d’opposition allant à l’encontre des principes éducatifs de respect des grandes personnes et de l’autorité, leurs tuteurs doivent les assurer qu’ils ne seront pas grondés en cas de méprise.
- Si l’enfant se trouve confronté à une situation qui lui paraît étrange, le gêne ou l’effraye, il doit crier pour attirer l’attention. Les prédateurs sont en quête de proies faciles ; ils abandonnent souvent la partie lorsqu’ils courent le risque d’être repérés.
- Si un inconnu s’approche alors que l’enfant a manifesté son refus de communiquer, s’il insiste pour qu’il monte à bord de son véhicule, s’il le prend en photo, s’il tente de l’emmener contre son gré ou s’il le suit, l’enfant doit crier aussi fort qu’il le peut, s’enfuir vers un lieu fréquenté et demander de l’aide. Si personne n’est en vue, il peut sonner à n’importe quelle porte.
- Si une personne tente de le saisir, il doit hurler : Tu n’es pas mon papa ! Au secours, ce n’est pas mon père ! A l’aide ! C’est un étranger ! ou Je ne vous connais pas ! Laissez-moi tranquille ! Ces phrases indiquent clairement aux personnes présentes à portée de voix que l’enfant court un danger. Il doit donner des coups de pied dans tout ce qui se trouve à sa portée et faire tomber des objets pour créer du vacarme et attirer l’attention.
- S’il est maintenu par la force, il doit se débattre, tordre ou mordre le nez, les oreilles ou toute partie de corps qu’il peut atteindre, donner de violents coups de pieds dans l’aine, enfoncer ses doigts dans les yeux de l’agresseur, se laisser tomber sur le sol et courir dès qu’il le peut. Faites-leur savoir que personne n’a le droit de leur faire du mal.
Informer des comportements à adopter en cas de danger est important mais insuffisant pour que les enfants réagissent réellement de manière appropriée en situation périlleuse.
Dans le prochain article, nous verrons comment les parents et autres éducateurs peuvent aider les enfants à assimiler les règles apprises à travers des jeux de rôle ou des mises en situation.
Articles précédents :
Faut-il apprendre aux enfants à se méfier des pédoprédateurs ?
Pédoprédation, de qui et de quoi se méfier ?
Les pièges des pédoprédateurs
Pédoprédation, les règles de base pour les parents
Pédoprédation, la sensibilisation des enfants
Prévenir la pédoprédation, ce que les enfants doivent savoir
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://www.childfocus.be
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Les audits locaux de sécurité : mise en œuvre en quatre temps |
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Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer le Guide des audits locaux de sécurité dans une précédente publication. Il peut être utile d’y revenir notamment sur les différentes phases ...
Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer le Guide des audits locaux de sécurité dans une précédente publication. Il peut être utile d’y revenir notamment sur les différentes phases de sa mise en œuvre qui y sont décrites. En effet, pour les professionnels chargés de cette mission, il n’est pas toujours évident, au vu de l’ampleur de la tâche, de planifier quantitativement mais aussi qualitativement les travaux qu’exigera un audit local de sécurité fouillé.
Ainsi, les auteurs de ce guide évoquent, comme nous l’avons déjà mentionné, quatre phases successives, passage obligé à la «réussite» de l’entreprise.
La première phase consiste en une analyse globale et superficielle. Elle consiste en une première évaluation des problèmes et facteurs contributifs en utilisant des informations faciles d’accès, dans la mesure du possible. Il s’agit donc de brosser un tableau général de la criminalité en abordant :
• la définition du contexte, essentiellement le profil démographique et économique de la ville en la replaçant dans son contexte régional et national, • l’analyse préliminaire de la criminalité et des troubles, • le profil des victimes et des délinquants, • l’évaluation des facteurs de risque lié à la victimisation et à la délinquance • l’évaluation des réponses déjà existantes en termes de prévention et de répression de la criminalité.
La deuxième est une investigation approfondie et détaillée dont l’objectif est l’examen des problèmes nécessitant davantage d’attention afin d’en acquérir une meilleure compréhension. Elle fera intervenir différents acteurs et méthodes notamment certaines prenant véritablement le pouls de la communauté, de domaines ou des endroits spécifiques.
La troisième permet l’identification des priorités et des possibilités afin de déterminer des problèmes sur lesquels la stratégie doit être axée ainsi que des points forts et actifs à exploiter. Cette phase est cruciale car déterminante et difficile même si les premières phases de l’audit auront déjà déblayé le terrain. Il conviendra donc de porter cette réflexion au niveau du Comité de pilotage composé notamment des autorités concernées.
La quatrième phase, quant à elle, mise sur la consultation des acteurs impliqués, la rédaction du rapport d’audit et la communication des résultats par la diffusion des observations. Il s’agit donc d’éviter de travailler seul dans son coin après avoir récolté les informations auprès des acteurs concernés, ceux-ci ayant une place dans un processus de communication dynamique et transparent. La communication prendra la forme d’un rapport qui sera bien plus qu’une synthèse mais une analyse orientée vers des actions concrètes.
Lionel Hougardy Licencié en criminologie
Source: http://www.ffsu.org
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Départ en vacances : je protège ma maison ! |
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Que vous vous absentiez quelques jours ou durant plusieurs semaines, prenez toutes vos précautions, avant votre départ, pour éviter un cambriolage. En bref, quelques recommandations utiles contre les risques de ...
Que vous vous absentiez quelques jours ou durant plusieurs semaines, prenez toutes vos précautions, avant votre départ, pour éviter un cambriolage. En bref, quelques recommandations utiles contre les risques de vol. Vous les retrouverez plus détaillées dans l’article en référence et sur le site du SPF Intérieur besafe.
Avant de partir, n’oubliez pas …
• Votre absence ne doit pas être évidente : courrier non relevé, pelouse non entretenue, etc.
• Demandez une surveillance sporadique par les patrouilles de votre police locale et prévenez vos voisins de confiance
• Mettez en lieu sûr vos valeurs et la liste des objets très coûteux avec les factures d’achat, certificats de garantie et photos
• Rangez tout ce qu’un cambrioleur pourrait utiliser : échelles, outils, …
• Fermez et vérifiez portes, fenêtres, barrières (cadenas …), etc.
Source: http://www.secunews.be
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Le Japon et ses organisations criminelles : les yakuzas |
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A la suite des catastrophes survenues le 11 mars 2011 au Japon (mais déjà lors du séisme de Kobé, en 1995), l’organisation criminelle des yakuzas s’est empressée d’offrir ses services ...
A la suite des catastrophes survenues le 11 mars 2011 au Japon (mais déjà lors du séisme de Kobé, en 1995), l’organisation criminelle des yakuzas s’est empressée d’offrir ses services à la population car elle se considère comme une organisation humanitaire : camions de vivre et de premières nécessités, personnes apportant une aide. Cette rapidité de réaction prend tout son sens lorsqu’on connaît les secteurs d’activité du crime organisé. Qui sont les yakuzas (le mot signifie perdants, voyous, bons à rien) et quelles fonctions exercent-ils aujourd’hui au Japon ?
Une organisation vieille de 5 siècles
Ces bandits d’honneur qui sont au nombre de 80.000 à 90.000 possèdent une histoire culturelle de plus de 5 siècles et leur code d’honneur les rapproche de la mafia. Il s’agit d’ha�r le crime et non le criminel, "d’aider les faibles et de combattre les forts", au risque même de sa vie. Les yakuzas sont reconnaissables aux tatouages réalisés avec des méthodes traditionnelles douloureuses sur le corps et le bras, mais aussi au petit doigt coupé par soi-même, généralement à titre de repentir ou d’allégeance au chef. Aujourd’hui, les trois grands groupes sont Yamaguchi-gumi (le plus important avec 40.000 membres, cible principale actuelle de la police), Inagawa-kai et Sumiyoshi-kai.
Davantage semblables aux samoura�s chevaleresques, ces délinquants refusent l’étiquette de groupes violents. En effet, leur code ancestral ou "la voie du brave homme" précise qu’ils ne peuvent pas s’en prendre au citoyen ordinaire, qu’ils doivent obéir aux chefs et ne pas consommer de drogues ; de même, ils ne peuvent commettre de vols à main armée ni de viols. Ils refusent donc les crimes considérés comme indignes.
Cette culture et ce code séculaire expliquent probablement la tolérance de la police qui eut souvent recours aux yakuzas pour maintenir l’ordre ainsi que la collusion de l’organisation mafieuse avec certains politiciens, ces derniers s’en servant notamment pour briser les grèves. Ce n’est donc pas une organisation clandestine car leurs bureaux ont «pignon sur rue». Ils sont accessibles à tous et les membres sont régulièrement sollicités pour intervenir comme médiateurs à la place de la Justice trop lente, par exemple lors d’accidents de la circulation, ou comme prêteurs aux citoyens ordinaires, sans exigences ni cautions mais à un taux exorbitant.
Evolution de leurs activités
Habituellement, le champ d’activités criminelles des yakuzas se concentrait sur l’industrie du bâtiment, l’immobilier et les finances grâce à des sociétés-écrans et des prises de participation dans les entreprises, voire de rachat de certaines d’entre elles en difficulté, et par du racket. C’est davantage par des menaces, du chantage et en terrorisant les personnes de leur présence constante plutôt qu’en recourant à la violence que les Yakuzas se sont enrichis (on parle d’un chiffre d’affaires de 34 milliards d’euros en 2003).
Pour lutter contre le blanchiment d’argent et les prêts à taux excessifs (bulles spéculatives) qui sont sources de multiples suicides et freins, une loi antigang du 1er mars 1992 a été adoptée qui a contraint le syndicat du crime à s’adapter. Désormais, celui-ci étend ses activités mafieuses au trafic de drogues, à la prostitution et aux paris ou jeux, comme l’a mis en évidence le scandale des combats sumos truqués… Il y a été de plus en plus poussé en raison de la concurrence des triades chinoises. Sans référence à un code d’honneur, se montrant extrêmement violentes et ne respectant rien, celles-ci semblent avoir pris le dessus à Tokyo.
Après une tolérance des coréens et un partage des quartiers avec les chinois, la guerre des gangs est devenue une réalité. En effet, les triades sont non seulement violentes mais bien organisées au niveau international, avec des implantations partout dans le monde. En outre, leur collaboration avec des petits mafieux japonais tend à restreindre désormais le champ des 3 grands groupes traditionnels. Mais, bien que moins nombreux, les yakuzas restent intégrés dans le monde de l’économie et des entreprises, ainsi que de la publicité. Sans doute, faut-il craindre que cette évolution n’entraîne à son tour une «diaspora» des yakuzas dans le monde ainsi qu’une adaptation des structures et du code d’honneur au point de développer leurs trafics de drogues, d’armes, d’êtres humains tout en maintenant leurs rackets et malversations économiques, immobilières ou financières au Japon, dans des activités d’apparence respectables et d’aide humanitaire.
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.independent.co.uk
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Cyclistes : réagir en présence d’obstacles ! |
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Pistes cyclables impraticables, rails de tram, véhicule mal garé, portière qui s’ouvre brusquement devant vous, … autant de risques d’accident ou de chute pour les cyclistes qui doivent avoir de ...
Pistes cyclables impraticables, rails de tram, véhicule mal garé, portière qui s’ouvre brusquement devant vous, … autant de risques d’accident ou de chute pour les cyclistes qui doivent avoir de bons réflexes pour éviter non seulement l’obstacle mais aussi les autres véhicules en circulation …
En vélo, comment éviter une chute ou un accident :
• en permanence, soyez vigilant et regardez loin devant vous afin de ne pas être surpris par un obstacle ou un incident
• en cas de problème, anticipez et décidez de votre trajectoire au plus tôt
• si vous vous écartez de votre trajectoire initiale, déviez si possible vers l’accotement
• si vous en avez le temps, jetez un coup d’oeil derrière vous pour être certain de pouvoir dévier sans risque
• signalez toujours clairement aux autres usagers votre intention de changer de direction, maintenez une trajectoire rectiligne lorsque c’est possible, évitez de zigzaguer.
Relisez également la brochure IBSR A vélo comme un pro !
Source: http://www.secunews.be
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Opter pour un système d’alarme efficace |
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Depuis septembre 2009, les systèmes d’alarme anti-intrusion pourvus d’une sirène extérieure, d’une lumière extérieure ou d’un système de communication doivent être enregistrés via le site policeonweb. Lorsque le ...
Depuis septembre 2009, les systèmes d’alarme anti-intrusion pourvus d’une sirène extérieure, d’une lumière extérieure ou d’un système de communication doivent être enregistrés via le site policeonweb. Lorsque le système d’alarme est raccordé à une centrale, celle-ci se charge automatiquement de l’enregistrement.
Vous avez l’intention d’installer une alarme anti-intrusion
• Informez-vous auprès de professionnels agréés : un système d’alarme efficace doit répondre à des exigences spécifiques liées au bâtiment à protéger et à vos activités. De plus, certains aménagements sont interdits.
• N’oubliez pas que le service de techno-prévention de votre police locale peut vous conseiller gratuitement
• Tenez compte qu’un système d’alarme avec le label INCERT peut diminuer le prix de votre assurance vol
• Pensez à combiner au besoin la prévention anti-intrusion et incendie
• Evitez les ventes de porte-à-porte ; elles sont d’ailleurs interdites si le coût de l’offre est supérieur à 250€
• Confiez l’installation et l’entretien de votre alarme à une entreprise de sécurité agréée par le Ministre de l’Intérieur.
Consultez, pour plus d’informations, la brochure du SPF Intérieur sur le site en référence.
Source: https://besafe.ibz.be
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Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ? |
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Nous sommes parfois confrontés avec un individu agressif, mais les professionnels chargés de prévention ou d’assistance doivent quant à eux, régulièrement intervenir pour calmer des personnes violentes. Comme décrit dans ...
Nous sommes parfois confrontés avec un individu agressif, mais les professionnels chargés de prévention ou d’assistance doivent quant à eux, régulièrement intervenir pour calmer des personnes violentes. Comme décrit dans nos deux premiers articles, les définitions et les classifications de la violence ou agressivité individuelle sont nombreuses. Les modèles théoriques qui tentent d’expliquer la chose sont tout aussi variés. Nous proposons de les passer brièvement en revue.
Théories génétiques et biologiques
Plusieurs recherches essaient de mettre en évidence des facteurs génétiques : un chromosome Y surnuméraire ou encore un gène défectueux que l’on rencontrerait chez certains individus particulièrement violents. D’autres recherches indiquent que des états de colère et des actes de violences s’accompagnent de modifications hormonales. Ainsi, une sécrétion élevée d’adrénaline et de noradrénaline pourrait déclencher un mécanisme physiologique de l’agression, lié à une émotion particulière.
Les statistiques indiquent que les hommes sont plus agressifs que les femmes ; les prédispositions constitutionnelles et biologiques iraient donc dans ce sens. Mais il faut nuancer, car les facteurs d’éducation et le contexte socioculturel interviennent aussi. En outre, si la différence entre hommes et femmes est prononcée en ce qui concerne l’agression physique, elle est atténuée lorsqu’il s’agit d’agression verbale, ou psychologique.
L’approche éthologique (observation du comportement des animaux), dans la mesure où elle est transposable à l’homme, avance l’idée d’un instinct agressif, une disposition innée, endogène. On attaque pour se défendre, défendre sa progéniture, son bien, son territoire, ou par peur. L’agressivité est alors liée à la perception d’une menace réelle, potentielle ou imaginaire. Mais tout porte à croire que cet instinct ne s’exprime pas inévitablement et que si les circonstances sont modifiées, le contrôle comportemental est possible.
Pour les psychanalystes, l’agressivité serait due à un déséquibre entre l’instinct de vie et l’instinct de mort (destruction ou autodestruction), à une pulsion d’affirmation de soi liée à une blessure narcissique, par exemple, une insulte, une ironie mordante. En quelque sorte, l’agressivité accumulée pourrait déclencher le passage à l’acte, C’est la goutte en trop qui fait déborder le vase.
L’environnement physique
Henri Laborit met en cause la frustration résultant d’un confinement et lie l’agressivité à des contraintes matérielles comme l’urbanisation et l’influence de l’entassement social sur le comportement. D’autres chercheurs, sur base de deux critères d’urbanisation (nombre d’habitants par km2 et nombre moyen de personnes par habitation), indiquent un taux important de désintégration sociale et une corrélation positive entre densité de population et délinquance violente.
L’accent a également été mis sur l’influence de la chaleur, du bruit, l’isolement sonore absolu ou au contraire le bruit excessif pouvant engendrer de l’hostilité. Ces facteurs pourraient expliquer, du moins en partie, les émeutes dans certaines prisons et dans certains quartiers de villes ou de banlieues, auxquelles les services de police sont parfois ou régulièrement confrontés.
Dans un prochain article, nous aborderons plus spécifiquement l’approche psychologique des conduites agressives.
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://www.secunews.be
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La drogue du viol, de quoi parle-t-on ? |
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Pour commettre un viol ou des attouchements sexuels, des agresseurs n’hésitent pas à soumettre leur victime en lui administrant une substance psycho-active à son insu, par exemple, en la diluant ...
Pour commettre un viol ou des attouchements sexuels, des agresseurs n’hésitent pas à soumettre leur victime en lui administrant une substance psycho-active à son insu, par exemple, en la diluant dans sa boisson. Bien que le nombre d’agressions sexuelles commises selon cette méthode, connue dans les pays anglo-saxons sous le nom de drink spiking, soit en constante augmentation, il reste largement sous-estimé et méconnu du grand public.
Le GHB
Au milieu des années ’90 du siècle dernier émerge l’appellation «drogue du viol». Elle désigne le GHB ou acide gamma-hydroxy-butyrique, un anesthésiant classé dans la catégorie des stupéfiants.
Son histoire
Synthétisé une première fois dans les années ’20, puis une seconde dans les années ’60, le GHB ne réussit pas à s’imposer dans les blocs opératoires des hôpitaux, ses inconvénients contrebalançant ses incontestables vertus anesthésiques. Il fait un retour fin des années ’80 dans les salles de sports, les culturistes l’utilisant pour ses qualités euphorisantes ainsi que pour ses prétendues propriétés anabolisantes.
Quelques années plus tard, il apparaît dans les milieux récréatifs nocturnes comme substitut aux amphétamines et à l’ecstasy, d’où ses différentes dénominations liquid ecstasy, liquid X, fantasy, scoop, etc. Depuis, il en est fait mention de plus en plus souvent en raison de son utilisation à des fins délictuelles et criminelles.
Son profil
Le GHB se présente le plus souvent sous forme liquide mais il est également conditionné en poudre, en capsules et en granulés rapidement solubles. Incolore, son léger goût salé et savonneux passe inaperçu lorsqu’il est dilué dans une boisson sucrée ou alcoolisée.
Dans le prochain article, nous détaillerons les effets de cette drogue dite du viol qui, nous le verrons, n’est pas l’unique substance à être utilisée par des agresseurs pour lever l’inhibition de leurs victimes.
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://www.agencesss04.qc.ca
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En cas d’incident dans un tunnel routier |
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Malgré les prescriptions, personnels et systèmes de sécurité, le risque d’incident dans un long tunnel routier est toujours possible : embouteillage, panne, accident, incendie … Selon les circonstances, voici les ...
Malgré les prescriptions, personnels et systèmes de sécurité, le risque d’incident dans un long tunnel routier est toujours possible : embouteillage, panne, accident, incendie … Selon les circonstances, voici les recommandations pratiques à suivre strictement par les automobilistes.
Dans tous les cas :
• allumez vos feux de détresse pour avertir les autres usagers
• maintenez une distance de 50 mètres, même en cas de ralentissement ou d’arrêt
Si la circulation est immobilisée :
• coupez le moteur
• restez dans votre véhicule sauf instructions contraires du personnel du tunnel ou via les panneaux de circulation
Si votre véhicule tombe en panne :
• feux de détresse, garez-vous sur un espace de stationnement d’urgence sinon, le plus près du bord droit de la chaussée
• coupez votre moteur et laissez la clé sur le contact
• gilet fluorescent puis triangle de danger au moins à 100 m derrière la voiture
• prévenez le service de sécurité via une borne d’appel d’urgence
En cas d’incendie :
• feux de détresse et sortez votre véhicule du tunnel sans faire demi-tour
• si ce n’est pas possible, rangez votre véhicule à droite, coupez le moteur et laissez la clé sur le contact. Quittez le véhicule avec vos passagers et dirigez-vous vers les issues de secours.
Source: http://www.secunews.be
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Détention à domicile et surveillance électronique : quelles différences ? |
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Le ministre de la Justice l’a annoncé le 6 juillet 2011 : dès le premier janvier 2012, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas huit mois effectueront ...
Le ministre de la Justice l’a annoncé le 6 juillet 2011 : dès le premier janvier 2012, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas huit mois effectueront celle-ci à domicile. En quoi consiste cette mesure et quels en sont les objectifs ? Diffère-t-elle beaucoup de la surveillance électronique mise en œuvre actuellement ? Dans une deuxième nouvelle, nous examinerons la philosophie sous-jacente et les questions que posent ces deux modalités d’exécution de la peine d’emprisonnement.
Détention à domicile
Désormais, ce sera le Ministère Public et non plus la direction des prisons qui décidera de façon presque automatique de cette modalité d’exécution d’une peine de prison ne dépassant pas 8 mois. Le condamné sera tenu de rester chez lui mais il gardera le droit de se rendre au travail ou de suivre une formation professionnelle reconnue. Un système de reconnaissance vocale contrôlera sa présence en dehors des activités autorisées grâce à une ligne téléphonique sécurisée installée à son domicile. En cas de problème, le Ministère Public gardera le pouvoir de revenir sur sa décision et d’imposer l’emprisonnement ferme en établissement pénitentiaire. Un jour de détention à domicile équivaudra à un jour de la peine de prison.
L’objectif essentiel de la détention à domicile vise à ce que chaque peine d’emprisonnement prononcée soit effectivement purgée, alors que les condamnations en dessous de 6 mois ne le sont pas actuellement. Comme cette mise en détention à domicile touchera 40% de la population placée sous surveillance électronique (1.259 détenus le 31 décembre 2010, l’objectif est d’arriver à 1.500) et ne nécessitera pas d’enquête préalable ni de suivi ni de conditions particulières, les assistants judiciaires attachés aux Maisons de justice se consacreront davantage aux autres détenus de plus en plus nombreux qui sont placés sous surveillance électronique (ceux condamnés à plus de 8 mois à 3 ans d’emprisonnement et ceux à qui le Tribunal d’Application des Peines l’octroie).
A côté d’objectifs tels que la lutte contre l’impunité et la charge excessive de travail des assistants judiciaires, cette mesure devrait faire baisser la liste d’attente de plus en plus longue pour une surveillance électronique. Elle représenterait également, selon le ministre de la Justice, un instrument de contrôle de la croissance de la population dans les prisons, qui diminuerait de façon limitée (11.000 détenus aujourd’hui).
La surveillance électronique
La surveillance électronique n’est pas une peine mais constitue seulement une modalité d’exécution de la peine d’emprisonnement réservée aux condamnés de moins de 3 ans (décidée par le directeur de la prison, parfois sans passer par une cellule) et aux condamnés à de plus longues peines qui sont jugés aptes ou que l’on souhaite voir progressivement se réinsérer (décision par le Tribunal d’Application des Peines). Le détenu sous surveillance électronique continuera à exécuter sa peine de prison à l’extérieur et bénéficiera d’un bracelet émettant un signal capté par un récepteur placé au domicile du bénéficiaire. Celui-ci est relié par téléphone (fixe ou portable) à un ordinateur central. En cas de non respect des horaires ou de dépassement du périmètre prévu, une alarme le signale à l’ordinateur central. Une enquête sociale est effectuée préalablement et l’accord des co-habitants est sollicité.
Cette mesure vise à réduire le coût des peines : selon Pedro Ferreira Marum, directeur du Centre national de surveillance électronique, ce coût s’élève à 32 euros par jour, soit près de 4 fois moins qu’un jour en prison ! En outre, elle cherche à faciliter la réinsertion sociale tout en réduisant les effets criminogènes du milieu carcéral et… la surpopulation. En cas de non-respect des conditions, le détenu est renvoyé en prison.
A la différence de la prison, ces deux mesures limitent sans conteste les dommages psychologiques du condamné mais aussi ceux de la famille qui garde les ressources liées à la profession du conjoint/père et un soutien éducatif. Dans un deuxième texte, nous discuterons de la philosophie qui sous-tend les peines alternatives et passerons en revue les avantages et inconvénients latents ou manifestes ainsi que les risques éventuels de ces deux modalités nouvelles.
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.just.fgov.be/communiques/#
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Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité |
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Les professionnels de première ligne sont souvent confrontés à des comportements agressifs (référence). Tout le monde s’accorde sur l’importance des phénomènes de violence dans notre société, que ce soit pour ...
Les professionnels de première ligne sont souvent confrontés à des comportements agressifs (référence). Tout le monde s’accorde sur l’importance des phénomènes de violence dans notre société, que ce soit pour comprendre, pour prévenir ou pour réprimer.. La difficulté est de s’entendre sur ce que cela signifie tant pour le scientifique que pour le commun des mortels. De nombreux auteurs se sont attachés à définir ces concepts de violence, d’agression, d’agressivité. Il faut faire un choix.
Comment définir l’agressivité ? (Littré)
L’agression est une attaque brutale et soudaine, sans provocation. L’agressivité est une disposition à être agressif, porté à l’attaque. La violence est le caractère de ce qui est violent, qui agit avec force et brutalité; c’est la force dont on use contre le droit, la loi, les personnes.
Selon la perspective comportementale
Pour Albert Bandura, l’agression est tout comportement visant la production de résultats négatifs chez autrui, comme la douleur, la peine ou la mort. Pour Michel Boivin, il s’agit d’un comportement physique ou verbal dirigé contre une personne avec l’intention de lui causer du tort sur le plan psychologique ou physique.
La difficulté de dresser une typologie des actes agressifs
Les distinctions faites par Gergen et Gergen:
• entre agression directe, gratuite, instrumentale, constituant une fin en soi (frapper pour infliger une douleur) et agression indirecte, comme moyen d’atteindre un but (frapper pour voler ou conserver une position ou un accès à une activité désirable); • entre agression active (geste violent, injure verbale) et agression passive (ne pas porter secours à quelqu’un qui souffre), • entre agression physique et agression verbale.
Tickloen et Ochberg donnent de la violence criminelle adulte la classification suivante:
• violence instrumentale dont le motif est le désir conscient d’éliminer la victime, • violence émotionnelle perpétrée sous le coup d’une forte colère ou d’une forte peur, • violence survenant à l’occasion d’un autre crime, • violence anormale commise par un dément ou un psychopathe sévèrement atteints, • violence dysociale approuvée par le groupe de référence de l’auteur qui les considère comme une réponse appropriée à une situation.
Boivin introduit en outre la notion de violence défensive, provoquée par un acte d’autrui, en insistant sur la forte composante affective, souvent associée à la colère ou à la peur.
Remarquons que dans ces définitions et ces classifications, l’accent est souvent mis sur le point de vue de l’agresseur dont l’action est conçue la plupart du temps délibérément pour causer du tort, blesser ou tuer. Or, un comportement violent mais non intentionnel dans le chef de l’auteur peut être perçu comme agressif par celui qui se sent pris pour cible. On peut faire du mal à quelqu’un sans le vouloir. Une telle action échappe à certaines définitions et de telles différences de perspectives entre acteurs, cibles et observateurs sont de nature à biaiser les recherches dans ce domaine. C’est là toute la problématique de l’attribution.
Sources :
M.Boivin : Une approche psychosociale de l’agression, in Vallerand Les fondements de la psychologie sociale, éd; Gaëtan Morin, Québec, 1994, 513-514. Gergen et Gergen : Psychologie sociale, Etudes vivantes, Montréal, 1984, 259. A. Bandura : Aggression: a Social Learning Analysis, Englewoods Cliffs, Prentice Hall,1973, 8. Sous la direction de R.L. Gregory : Le cerveau, un inconnu, Université d’Oxford, trad. Française R. Laffont, Paris 1993, 22-23.
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://www.secunews.be
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A l’avant ou à l’arrière : un petit clic ! |
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L’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) remet à nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de boucler sa ceinture à toutes les places. Toutes les places voulant dire : à l’arrière ...
L’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) remet à nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de boucler sa ceinture à toutes les places. Toutes les places voulant dire : à l’arrière aussi ! Durant le mois d’août, place donc à la nouvelle campagne intitulée "Regarde papa (ou maman), sans ceinture !".
En effet, selon les estimations de l’IBSR, le taux de port de la ceinture à l’arrière n’excède pas 50% (pour 80% à l’avant). Tout aussi inquiétant, la même enquête montre qu’une personne sur 5 transportant des enfants en voiture ne les attache pas toujours correctement !
Généralement, les parents sont très attentionnés pour leurs jeunes enfants et les attachent correctement dans le siège adéquat. Toutefois, comme le souligne l’IBSR, ils négligent ensuite d’attacher l’enfant un peu plus âgé “qui a tellement grandi”, parce qu’ils trouvent que ce n’est plus nécessaire. Et dans bon nombre de cas, les enfants transportés dans un siège ou sur un coussin rehausseur ne sont pas tous correctement attachés.
20 ans déjà !
Cela fait pourtant 20 ans cette année que la ceinture est obligatoire à l’arrière. Les progrès n’ont donc pas été très spectaculaires ! C’est souvent un faux sentiment de sécurité des places situées à l’arrière qui justifie cette absence de progrès.
Un faux sentiment de sécurité qui peut pourtant coûter la vie tant à la personne non attachée qu’aux autres occupants du véhicule. Ces derniers peuvent en effet être heurtés par la personne «éjectée de son siège» en cas d’accident. Lors d’un choc à «seulement» 50km/h, le poids d’une personne est multiplié par 35. Il est donc illusoire de penser qu’on pourra se retenir en cas d’accident, que l’on soit assis à l’avant ou à l’arrière…
L’affiche et le spot TV de cette campagne se veulent plus percutants que ceux de ces dernières années. L’IBSR entend ainsi atteindre par des images impressionnantes les personnes réticentes à s’attacher et, plus particulièrement, celles qui oublient d’attacher leurs enfants. Tant l’affiche que le clip montrent simplement et directement que les conséquences d’un accident peuvent être dramatiques pour un enfant non attaché.
Relisez aussi nos articles précédents consacrés au port de la ceinture et notamment Vous tenez à la vie ? Bouclez votre ceinture !
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.ibsr.be/
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Lutter contre le cannabis : un vrai casse-tête |
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Si les chiffres de la consommation de cannabis sont en augmentation, les données relatives à la lutte contre les trafics (production, distribution) témoignent également de l’ampleur croissante de la problématique ...
Si les chiffres de la consommation de cannabis sont en augmentation, les données relatives à la lutte contre les trafics (production, distribution) témoignent également de l’ampleur croissante de la problématique sur le territoire belge. Dans de précédents articles, nous faisions le point sur les évolutions du marché et notamment sur la question des cultures «indoor» de cannabis. Celles-ci font l’objet de la majorité des saisies de culture de cannabis en Belgique. Alors qu’en 2002, on dénombrait 37 saisies, l’année 2010 a ainsi vu 979 plantations (310.000 plants) saisies. Si ce cannabis s’était retrouvé sur le marché, il aurait pu générer des ventes pour environ 130 millions d’euros. 3/4 des saisies ont été réalisées en Flandre, 1/4 des plantations belges démasquées étant situées dans la province du Limbourg.
Une priorité pour les autorités
La lutte contre le commerce de cannabis est devenue une priorité de la politique criminelle déterminée par le Collège des Procureurs généraux. Ce faisant, l’augmentation du nombre de plantations découvertes doit donc être en partie imputée à une pro-activité policière plus forte que par le passé. Néanmoins, les experts s’accordent à dire que cette hausse suit également, dans des proportions moindres toutefois, la courbe de consommation. Une récente étude menée par le service de toxicologie de l’Université de Liège montre par ailleurs que la teneur en THC contenue dans le cannabis analysé (sur base des plants saisis) a été multipliée par trois en trente ans. Politique criminelle et politique de santé se rejoignent donc pour faire de la lutte contre le cannabis, l’offre appelant la demande, un chantier prioritaire.
Quel usage des plants de cannabis ?
Le chanvre cultivé est principalement destiné au marché belge et néerlandais ; et les futures restrictions d’accès aux coffee shops néerlandais pourraient encore booster la production belge. L’essentiel des plants sont cultivés en indoor (hangars désaffectés, maisons de location, bateaux, containers), dans des structures de petite taille (2/3 des saisies concernent 50 plants maximum), jugées plus rentables et moins risquées. Pour faire pousser les cultures, les trafiquants doivent principalement éviter le risque d’être repéré pour consommation suspecte d’électricité (lampes chauffantes). Des vols d’électricité sont par conséquent commis. En plus de l’équipement traditionnel (terreau, bacs), les cultures nécessitent en effet des endroits chauds et humides.
Que faire des plants saisis ?
Les enquêteurs se retrouvent face à un double problème. Sur les lieux de la découverte tout d’abord, ils doivent prendre les précautions nécessaires pour éviter les dangers inhérents (pollution via les pesticides, monoxyde de carbone) ou provoqués (pièges tendus : portes électrifiées, trous) par la production et les trafiquants de cannabis.
Arrivent ensuite les difficultés logistiques de la gestion des plants saisis. Destruction et incinération sont censées survenir rapidement. Mais se pose également la question de la destination du matériel. La présomption d’innocence contrarie sa destruction et le volume de l’appareillage empêche ou réduit les possibilités de sa conservation au sein des greffes. Enfin, une remise sur le marché à travers une revente est inenvisageable. Un vrai casse-tête à venir, donc ?
Articles précédents :
Cannabis : estimation et évolution de la consommation
La nouvelle géopolitique du cannabis
Cannabis : crime organisé et plantations indoor
Bertrand Fincoeur Chercheur en criminologie (ULg) Coordinateur de l’Observatoire eurégional de la délinquance Meuse-Rhin
Source: http://archives.lesoir.be
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Réagir aux angoisses des enfants après un événement traumatique |
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Dans les premiers articles, nous avons vu que les enfants peuvent être perturbés par des événements pénibles et effrayants et nous nous sommes penchés sur quelques unes de leurs réactions. ...
Dans les premiers articles, nous avons vu que les enfants peuvent être perturbés par des événements pénibles et effrayants et nous nous sommes penchés sur quelques unes de leurs réactions. Le présent article donne des indications sur l’attitude que les parents, enseignants, éducateurs et toute personne en contact avec les enfants en détresse peuvent adopter face à leurs angoisses et à leurs peurs. En effet, les enfants deviennent souvent craintifs à la suite de telles expériences. Ils vivent avec le sentiment que d’autres catastrophes surviendront. Le monde devient un univers potentiellement dangereux où chacun est vulnérable (1).
Ecoutez les enfants et encouragez-les à exprimer leurs craintes, leurs émotions et leurs réflexions. Vous êtes peut-être réticent à évoquer des situations douloureuses de crainte d’aggraver leur trouble. Or, la meilleure façon de les aider à surmonter leurs peurs et leurs angoisses est de les encourager à les exprimer.
Prenez leurs craintes au sérieux et essayez de les comprendre. Même si ces angoisses vous paraissent infondées, rappelez-vous que les enfants apeurés sans raison avérée éprouvent une peur réelle. Restez patient même si le côté irrationnel de cette anxiété vous agace. Ne vous fâchez pas et ne vous moquez pas d’eux. Rassurez-les : «C’est normal d’avoir peur mais je suis là et tu es en sécurité maintenant».
Expliquez aux enfants les événements traversés et la situation qui s’en suit. Leur anxiété s’accroît considérablement lorsqu’ils ne comprennent pas les expériences stressantes et les changements brusques survenus dans leur vie.
Ne forcez pas les enfants à être braves et à affronter ce qui les effraie. Cela aurait pour résultat d’aggraver leur anxiété et leur sentiment d’insécurité. Procédez par étapes. Encouragez-les à se débarrasser graduellement de leurs peurs. Félicitez-les de chaque progrès accompli.
Les enfants réagissent fréquemment aux expériences effrayantes par un attachement anxieux. Ils craignent que les personnes auxquelles ils sont attachés les abandonnent ou disparaissent. Dès lors, ils manifestent une anxiété intense lorsqu’ils en sont séparés et s’agrippent à elles en présence de personnes étrangères. Dans un premier temps, les parents devraient éviter d’être séparés de leurs enfants durant un long moment. S’ils doivent s’absenter, ils devraient les prévenir : «Je dois partir mais je reviendrai ce soir». Lorsqu’ils ne comptent pas réintégrer le foyer le jour même, il leur est conseillé de les informer de leur départ la veille ou l’avant-veille et d’assurer qu’ils reviendront. Durant leur absence, il est important qu’ils les confient à des personnes en qui ils ont confiance. Les enseignants peuvent autoriser un des parents à rester en classe un moment, le temps que l’enfant se sente en confiance. Ils doivent les impliquer rapidement dans les activités ludiques ou scolaires. Leur confier une occupation mobilise leur esprit ; leurs craintes sont ainsi dérivées vers une activité salutaire.
Retrouver une routine quotidienne aide les enfants à récupérer d’événements dramatiques et à s’adapter aux nouvelles situations. La stabilité offerte par la famille et par l’école permet d’annihiler l’impression de chaos et de défaillance qu’ils ont du monde des adultes. Réinstaurer les habitudes propres à la vie familiale ou scolaire contribue à créer un sentiment de continuité et de sécurité. Se lever, se coucher et manger à heures régulières, participer aux activités scolaires et fréquenter des compagnons de jeux sont des activités réconfortantes pour les enfants.
Articles précédents :
Quels sont les évènements susceptibles de traumatiser les enfants ? Comment les enfants réagissent-ils à un évènement traumatique ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
(1) Josse E. (2011), Le traumatisme chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent, de Boeck, Coll. Le point sur
Source: http://www.secunews.be
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En cas de cyber-harcèlement, que faire ? |
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Variante électronique du harcèlement traditionnel, le cyber-harcèlement peut être considéré comme plus invasif et plus durable, car les messages et les photos sur Internet sont accessibles quasi indéfiniment. Bien que ...
Variante électronique du harcèlement traditionnel, le cyber-harcèlement peut être considéré comme plus invasif et plus durable, car les messages et les photos sur Internet sont accessibles quasi indéfiniment. Bien que le harceleur, souvent fort jeune, considère ses moqueries répétées comme une plaisanterie, il s’agit d’une infraction punissable et les conséquences psychologiques subies par la victime peuvent être importantes.
Comment réagir en cas de cyber-harcèlement ?
• Ne répondez jamais à des messages insultants, vous éviterez ainsi toute escalade et découragerez votre harceleur
• Bloquez les expéditeurs de mails indésirables dans votre liste des contacts sur MSN
• Si vous êtes harcelé sur un chat public, un site ou un blog, changez de pseudonyme et demandez au modérateur ou au fournisseur d’accès de bloquer les messages
• N’hésitez pas à le signaler via le site ecops.be et à porter plainte auprès de la police judiciaire.
Source: http://www.internet-observatory.be
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Opter pour un système d’alarme efficace |
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Depuis septembre 2009, les systèmes d’alarme anti-intrusion pourvus d’une sirène extérieure, d’une lumière extérieure ou d’un système de communication doivent être enregistrés via le site policeonweb. Lorsque le ...
Depuis septembre 2009, les systèmes d’alarme anti-intrusion pourvus d’une sirène extérieure, d’une lumière extérieure ou d’un système de communication doivent être enregistrés via le site policeonweb. Lorsque le système d’alarme est raccordé à une centrale, celle-ci se charge automatiquement de l’enregistrement.
Vous avez l’intention d’installer une alarme anti-intrusion
• Informez-vous auprès de professionnels agréés : un système d’alarme efficace doit répondre à des exigences spécifiques liées au bâtiment à protéger et à vos activités. De plus, certains aménagements sont interdits.
• N’oubliez pas que le service de techno-prévention de votre police locale peut vous conseiller gratuitement
• Tenez compte qu’un système d’alarme avec le label INCERT peut diminuer le prix de votre assurance vol
• Pensez à combiner au besoin la prévention anti-intrusion et incendie
• Evitez les ventes de porte-à-porte ; elles sont d’ailleurs interdites si le coût de l’offre est supérieur à 250€
• Confiez l’installation et l’entretien de votre alarme à une entreprise de sécurité agréée par le Ministre de l’Intérieur.
Consultez, pour plus d’informations, la brochure du SPF Intérieur sur le site en référence.
Source: https://besafe.ibz.be
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Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ? |
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Nous sommes parfois confrontés avec un individu agressif, mais les professionnels chargés de prévention ou d’assistance doivent quant à eux, régulièrement intervenir pour calmer des personnes violentes. Comme décrit dans ...
Nous sommes parfois confrontés avec un individu agressif, mais les professionnels chargés de prévention ou d’assistance doivent quant à eux, régulièrement intervenir pour calmer des personnes violentes. Comme décrit dans nos deux premiers articles, les définitions et les classifications de la violence ou agressivité individuelle sont nombreuses. Les modèles théoriques qui tentent d’expliquer la chose sont tout aussi variés. Nous proposons de les passer brièvement en revue.
Théories génétiques et biologiques
Plusieurs recherches essaient de mettre en évidence des facteurs génétiques : un chromosome Y surnuméraire ou encore un gène défectueux que l’on rencontrerait chez certains individus particulièrement violents. D’autres recherches indiquent que des états de colère et des actes de violences s’accompagnent de modifications hormonales. Ainsi, une sécrétion élevée d’adrénaline et de noradrénaline pourrait déclencher un mécanisme physiologique de l’agression, lié à une émotion particulière.
Les statistiques indiquent que les hommes sont plus agressifs que les femmes ; les prédispositions constitutionnelles et biologiques iraient donc dans ce sens. Mais il faut nuancer, car les facteurs d’éducation et le contexte socioculturel interviennent aussi. En outre, si la différence entre hommes et femmes est prononcée en ce qui concerne l’agression physique, elle est atténuée lorsqu’il s’agit d’agression verbale, ou psychologique.
L’approche éthologique (observation du comportement des animaux), dans la mesure où elle est transposable à l’homme, avance l’idée d’un instinct agressif, une disposition innée, endogène. On attaque pour se défendre, défendre sa progéniture, son bien, son territoire, ou par peur. L’agressivité est alors liée à la perception d’une menace réelle, potentielle ou imaginaire. Mais tout porte à croire que cet instinct ne s’exprime pas inévitablement et que si les circonstances sont modifiées, le contrôle comportemental est possible.
Pour les psychanalystes, l’agressivité serait due à un déséquibre entre l’instinct de vie et l’instinct de mort (destruction ou autodestruction), à une pulsion d’affirmation de soi liée à une blessure narcissique, par exemple, une insulte, une ironie mordante. En quelque sorte, l’agressivité accumulée pourrait déclencher le passage à l’acte, C’est la goutte en trop qui fait déborder le vase.
L’environnement physique
Henri Laborit met en cause la frustration résultant d’un confinement et lie l’agressivité à des contraintes matérielles comme l’urbanisation et l’influence de l’entassement social sur le comportement. D’autres chercheurs, sur base de deux critères d’urbanisation (nombre d’habitants par km2 et nombre moyen de personnes par habitation), indiquent un taux important de désintégration sociale et une corrélation positive entre densité de population et délinquance violente.
L’accent a également été mis sur l’influence de la chaleur, du bruit, l’isolement sonore absolu ou au contraire le bruit excessif pouvant engendrer de l’hostilité. Ces facteurs pourraient expliquer, du moins en partie, les émeutes dans certaines prisons et dans certains quartiers de villes ou de banlieues, auxquelles les services de police sont parfois ou régulièrement confrontés.
Dans un prochain article, nous aborderons plus spécifiquement l’approche psychologique des conduites agressives.
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://www.secunews.be
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La drogue du viol, de quoi parle-t-on ? |
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Pour commettre un viol ou des attouchements sexuels, des agresseurs n’hésitent pas à soumettre leur victime en lui administrant une substance psycho-active à son insu, par exemple, en la diluant ...
Pour commettre un viol ou des attouchements sexuels, des agresseurs n’hésitent pas à soumettre leur victime en lui administrant une substance psycho-active à son insu, par exemple, en la diluant dans sa boisson. Bien que le nombre d’agressions sexuelles commises selon cette méthode, connue dans les pays anglo-saxons sous le nom de drink spiking, soit en constante augmentation, il reste largement sous-estimé et méconnu du grand public.
Le GHB
Au milieu des années ’90 du siècle dernier émerge l’appellation «drogue du viol». Elle désigne le GHB ou acide gamma-hydroxy-butyrique, un anesthésiant classé dans la catégorie des stupéfiants.
Son histoire
Synthétisé une première fois dans les années ’20, puis une seconde dans les années ’60, le GHB ne réussit pas à s’imposer dans les blocs opératoires des hôpitaux, ses inconvénients contrebalançant ses incontestables vertus anesthésiques. Il fait un retour fin des années ’80 dans les salles de sports, les culturistes l’utilisant pour ses qualités euphorisantes ainsi que pour ses prétendues propriétés anabolisantes.
Quelques années plus tard, il apparaît dans les milieux récréatifs nocturnes comme substitut aux amphétamines et à l’ecstasy, d’où ses différentes dénominations liquid ecstasy, liquid X, fantasy, scoop, etc. Depuis, il en est fait mention de plus en plus souvent en raison de son utilisation à des fins délictuelles et criminelles.
Son profil
Le GHB se présente le plus souvent sous forme liquide mais il est également conditionné en poudre, en capsules et en granulés rapidement solubles. Incolore, son léger goût salé et savonneux passe inaperçu lorsqu’il est dilué dans une boisson sucrée ou alcoolisée.
Dans le prochain article, nous détaillerons les effets de cette drogue dite du viol qui, nous le verrons, n’est pas l’unique substance à être utilisée par des agresseurs pour lever l’inhibition de leurs victimes.
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://www.agencesss04.qc.ca
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En cas d’incident dans un tunnel routier |
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Malgré les prescriptions, personnels et systèmes de sécurité, le risque d’incident dans un long tunnel routier est toujours possible : embouteillage, panne, accident, incendie … Selon les circonstances, voici les ...
Malgré les prescriptions, personnels et systèmes de sécurité, le risque d’incident dans un long tunnel routier est toujours possible : embouteillage, panne, accident, incendie … Selon les circonstances, voici les recommandations pratiques à suivre strictement par les automobilistes.
Dans tous les cas :
• allumez vos feux de détresse pour avertir les autres usagers
• maintenez une distance de 50 mètres, même en cas de ralentissement ou d’arrêt
Si la circulation est immobilisée :
• coupez le moteur
• restez dans votre véhicule sauf instructions contraires du personnel du tunnel ou via les panneaux de circulation
Si votre véhicule tombe en panne :
• feux de détresse, garez-vous sur un espace de stationnement d’urgence sinon, le plus près du bord droit de la chaussée
• coupez votre moteur et laissez la clé sur le contact
• gilet fluorescent puis triangle de danger au moins à 100 m derrière la voiture
• prévenez le service de sécurité via une borne d’appel d’urgence
En cas d’incendie :
• feux de détresse et sortez votre véhicule du tunnel sans faire demi-tour
• si ce n’est pas possible, rangez votre véhicule à droite, coupez le moteur et laissez la clé sur le contact. Quittez le véhicule avec vos passagers et dirigez-vous vers les issues de secours.
Source: http://www.secunews.be
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Détention à domicile et surveillance électronique : quelles différences ? |
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Le ministre de la Justice l’a annoncé le 6 juillet 2011 : dès le premier janvier 2012, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas huit mois effectueront ...
Le ministre de la Justice l’a annoncé le 6 juillet 2011 : dès le premier janvier 2012, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas huit mois effectueront celle-ci à domicile. En quoi consiste cette mesure et quels en sont les objectifs ? Diffère-t-elle beaucoup de la surveillance électronique mise en œuvre actuellement ? Dans une deuxième nouvelle, nous examinerons la philosophie sous-jacente et les questions que posent ces deux modalités d’exécution de la peine d’emprisonnement.
Détention à domicile
Désormais, ce sera le Ministère Public et non plus la direction des prisons qui décidera de façon presque automatique de cette modalité d’exécution d’une peine de prison ne dépassant pas 8 mois. Le condamné sera tenu de rester chez lui mais il gardera le droit de se rendre au travail ou de suivre une formation professionnelle reconnue. Un système de reconnaissance vocale contrôlera sa présence en dehors des activités autorisées grâce à une ligne téléphonique sécurisée installée à son domicile. En cas de problème, le Ministère Public gardera le pouvoir de revenir sur sa décision et d’imposer l’emprisonnement ferme en établissement pénitentiaire. Un jour de détention à domicile équivaudra à un jour de la peine de prison.
L’objectif essentiel de la détention à domicile vise à ce que chaque peine d’emprisonnement prononcée soit effectivement purgée, alors que les condamnations en dessous de 6 mois ne le sont pas actuellement. Comme cette mise en détention à domicile touchera 40% de la population placée sous surveillance électronique (1.259 détenus le 31 décembre 2010, l’objectif est d’arriver à 1.500) et ne nécessitera pas d’enquête préalable ni de suivi ni de conditions particulières, les assistants judiciaires attachés aux Maisons de justice se consacreront davantage aux autres détenus de plus en plus nombreux qui sont placés sous surveillance électronique (ceux condamnés à plus de 8 mois à 3 ans d’emprisonnement et ceux à qui le Tribunal d’Application des Peines l’octroie).
A côté d’objectifs tels que la lutte contre l’impunité et la charge excessive de travail des assistants judiciaires, cette mesure devrait faire baisser la liste d’attente de plus en plus longue pour une surveillance électronique. Elle représenterait également, selon le ministre de la Justice, un instrument de contrôle de la croissance de la population dans les prisons, qui diminuerait de façon limitée (11.000 détenus aujourd’hui).
La surveillance électronique
La surveillance électronique n’est pas une peine mais constitue seulement une modalité d’exécution de la peine d’emprisonnement réservée aux condamnés de moins de 3 ans (décidée par le directeur de la prison, parfois sans passer par une cellule) et aux condamnés à de plus longues peines qui sont jugés aptes ou que l’on souhaite voir progressivement se réinsérer (décision par le Tribunal d’Application des Peines). Le détenu sous surveillance électronique continuera à exécuter sa peine de prison à l’extérieur et bénéficiera d’un bracelet émettant un signal capté par un récepteur placé au domicile du bénéficiaire. Celui-ci est relié par téléphone (fixe ou portable) à un ordinateur central. En cas de non respect des horaires ou de dépassement du périmètre prévu, une alarme le signale à l’ordinateur central. Une enquête sociale est effectuée préalablement et l’accord des co-habitants est sollicité.
Cette mesure vise à réduire le coût des peines : selon Pedro Ferreira Marum, directeur du Centre national de surveillance électronique, ce coût s’élève à 32 euros par jour, soit près de 4 fois moins qu’un jour en prison ! En outre, elle cherche à faciliter la réinsertion sociale tout en réduisant les effets criminogènes du milieu carcéral et… la surpopulation. En cas de non-respect des conditions, le détenu est renvoyé en prison.
A la différence de la prison, ces deux mesures limitent sans conteste les dommages psychologiques du condamné mais aussi ceux de la famille qui garde les ressources liées à la profession du conjoint/père et un soutien éducatif. Dans un deuxième texte, nous discuterons de la philosophie qui sous-tend les peines alternatives et passerons en revue les avantages et inconvénients latents ou manifestes ainsi que les risques éventuels de ces deux modalités nouvelles.
Gérard De Coninck Docteur en criminologie
Source: http://www.just.fgov.be/communiques/#
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Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité |
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Les professionnels de première ligne sont souvent confrontés à des comportements agressifs (référence). Tout le monde s’accorde sur l’importance des phénomènes de violence dans notre société, que ce soit pour ...
Les professionnels de première ligne sont souvent confrontés à des comportements agressifs (référence). Tout le monde s’accorde sur l’importance des phénomènes de violence dans notre société, que ce soit pour comprendre, pour prévenir ou pour réprimer.. La difficulté est de s’entendre sur ce que cela signifie tant pour le scientifique que pour le commun des mortels. De nombreux auteurs se sont attachés à définir ces concepts de violence, d’agression, d’agressivité. Il faut faire un choix.
Comment définir l’agressivité ? (Littré)
L’agression est une attaque brutale et soudaine, sans provocation. L’agressivité est une disposition à être agressif, porté à l’attaque. La violence est le caractère de ce qui est violent, qui agit avec force et brutalité; c’est la force dont on use contre le droit, la loi, les personnes.
Selon la perspective comportementale
Pour Albert Bandura, l’agression est tout comportement visant la production de résultats négatifs chez autrui, comme la douleur, la peine ou la mort. Pour Michel Boivin, il s’agit d’un comportement physique ou verbal dirigé contre une personne avec l’intention de lui causer du tort sur le plan psychologique ou physique.
La difficulté de dresser une typologie des actes agressifs
Les distinctions faites par Gergen et Gergen:
• entre agression directe, gratuite, instrumentale, constituant une fin en soi (frapper pour infliger une douleur) et agression indirecte, comme moyen d’atteindre un but (frapper pour voler ou conserver une position ou un accès à une activité désirable); • entre agression active (geste violent, injure verbale) et agression passive (ne pas porter secours à quelqu’un qui souffre), • entre agression physique et agression verbale.
Tickloen et Ochberg donnent de la violence criminelle adulte la classification suivante:
• violence instrumentale dont le motif est le désir conscient d’éliminer la victime, • violence émotionnelle perpétrée sous le coup d’une forte colère ou d’une forte peur, • violence survenant à l’occasion d’un autre crime, • violence anormale commise par un dément ou un psychopathe sévèrement atteints, • violence dysociale approuvée par le groupe de référence de l’auteur qui les considère comme une réponse appropriée à une situation.
Boivin introduit en outre la notion de violence défensive, provoquée par un acte d’autrui, en insistant sur la forte composante affective, souvent associée à la colère ou à la peur.
Remarquons que dans ces définitions et ces classifications, l’accent est souvent mis sur le point de vue de l’agresseur dont l’action est conçue la plupart du temps délibérément pour causer du tort, blesser ou tuer. Or, un comportement violent mais non intentionnel dans le chef de l’auteur peut être perçu comme agressif par celui qui se sent pris pour cible. On peut faire du mal à quelqu’un sans le vouloir. Une telle action échappe à certaines définitions et de telles différences de perspectives entre acteurs, cibles et observateurs sont de nature à biaiser les recherches dans ce domaine. C’est là toute la problématique de l’attribution.
Sources :
M.Boivin : Une approche psychosociale de l’agression, in Vallerand Les fondements de la psychologie sociale, éd; Gaëtan Morin, Québec, 1994, 513-514. Gergen et Gergen : Psychologie sociale, Etudes vivantes, Montréal, 1984, 259. A. Bandura : Aggression: a Social Learning Analysis, Englewoods Cliffs, Prentice Hall,1973, 8. Sous la direction de R.L. Gregory : Le cerveau, un inconnu, Université d’Oxford, trad. Française R. Laffont, Paris 1993, 22-23.
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://www.secunews.be
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A l’avant ou à l’arrière : un petit clic ! |
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L’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) remet à nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de boucler sa ceinture à toutes les places. Toutes les places voulant dire : à l’arrière ...
L’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) remet à nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de boucler sa ceinture à toutes les places. Toutes les places voulant dire : à l’arrière aussi ! Durant le mois d’août, place donc à la nouvelle campagne intitulée "Regarde papa (ou maman), sans ceinture !".
En effet, selon les estimations de l’IBSR, le taux de port de la ceinture à l’arrière n’excède pas 50% (pour 80% à l’avant). Tout aussi inquiétant, la même enquête montre qu’une personne sur 5 transportant des enfants en voiture ne les attache pas toujours correctement !
Généralement, les parents sont très attentionnés pour leurs jeunes enfants et les attachent correctement dans le siège adéquat. Toutefois, comme le souligne l’IBSR, ils négligent ensuite d’attacher l’enfant un peu plus âgé “qui a tellement grandi”, parce qu’ils trouvent que ce n’est plus nécessaire. Et dans bon nombre de cas, les enfants transportés dans un siège ou sur un coussin rehausseur ne sont pas tous correctement attachés.
20 ans déjà !
Cela fait pourtant 20 ans cette année que la ceinture est obligatoire à l’arrière. Les progrès n’ont donc pas été très spectaculaires ! C’est souvent un faux sentiment de sécurité des places situées à l’arrière qui justifie cette absence de progrès.
Un faux sentiment de sécurité qui peut pourtant coûter la vie tant à la personne non attachée qu’aux autres occupants du véhicule. Ces derniers peuvent en effet être heurtés par la personne «éjectée de son siège» en cas d’accident. Lors d’un choc à «seulement» 50km/h, le poids d’une personne est multiplié par 35. Il est donc illusoire de penser qu’on pourra se retenir en cas d’accident, que l’on soit assis à l’avant ou à l’arrière…
L’affiche et le spot TV de cette campagne se veulent plus percutants que ceux de ces dernières années. L’IBSR entend ainsi atteindre par des images impressionnantes les personnes réticentes à s’attacher et, plus particulièrement, celles qui oublient d’attacher leurs enfants. Tant l’affiche que le clip montrent simplement et directement que les conséquences d’un accident peuvent être dramatiques pour un enfant non attaché.
Relisez aussi nos articles précédents consacrés au port de la ceinture et notamment Vous tenez à la vie ? Bouclez votre ceinture !
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.ibsr.be/
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Lutter contre le cannabis : un vrai casse-tête |
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Si les chiffres de la consommation de cannabis sont en augmentation, les données relatives à la lutte contre les trafics (production, distribution) témoignent également de l’ampleur croissante de la problématique ...
Si les chiffres de la consommation de cannabis sont en augmentation, les données relatives à la lutte contre les trafics (production, distribution) témoignent également de l’ampleur croissante de la problématique sur le territoire belge. Dans de précédents articles, nous faisions le point sur les évolutions du marché et notamment sur la question des cultures «indoor» de cannabis. Celles-ci font l’objet de la majorité des saisies de culture de cannabis en Belgique. Alors qu’en 2002, on dénombrait 37 saisies, l’année 2010 a ainsi vu 979 plantations (310.000 plants) saisies. Si ce cannabis s’était retrouvé sur le marché, il aurait pu générer des ventes pour environ 130 millions d’euros. 3/4 des saisies ont été réalisées en Flandre, 1/4 des plantations belges démasquées étant situées dans la province du Limbourg.
Une priorité pour les autorités
La lutte contre le commerce de cannabis est devenue une priorité de la politique criminelle déterminée par le Collège des Procureurs généraux. Ce faisant, l’augmentation du nombre de plantations découvertes doit donc être en partie imputée à une pro-activité policière plus forte que par le passé. Néanmoins, les experts s’accordent à dire que cette hausse suit également, dans des proportions moindres toutefois, la courbe de consommation. Une récente étude menée par le service de toxicologie de l’Université de Liège montre par ailleurs que la teneur en THC contenue dans le cannabis analysé (sur base des plants saisis) a été multipliée par trois en trente ans. Politique criminelle et politique de santé se rejoignent donc pour faire de la lutte contre le cannabis, l’offre appelant la demande, un chantier prioritaire.
Quel usage des plants de cannabis ?
Le chanvre cultivé est principalement destiné au marché belge et néerlandais ; et les futures restrictions d’accès aux coffee shops néerlandais pourraient encore booster la production belge. L’essentiel des plants sont cultivés en indoor (hangars désaffectés, maisons de location, bateaux, containers), dans des structures de petite taille (2/3 des saisies concernent 50 plants maximum), jugées plus rentables et moins risquées. Pour faire pousser les cultures, les trafiquants doivent principalement éviter le risque d’être repéré pour consommation suspecte d’électricité (lampes chauffantes). Des vols d’électricité sont par conséquent commis. En plus de l’équipement traditionnel (terreau, bacs), les cultures nécessitent en effet des endroits chauds et humides.
Que faire des plants saisis ?
Les enquêteurs se retrouvent face à un double problème. Sur les lieux de la découverte tout d’abord, ils doivent prendre les précautions nécessaires pour éviter les dangers inhérents (pollution via les pesticides, monoxyde de carbone) ou provoqués (pièges tendus : portes électrifiées, trous) par la production et les trafiquants de cannabis.
Arrivent ensuite les difficultés logistiques de la gestion des plants saisis. Destruction et incinération sont censées survenir rapidement. Mais se pose également la question de la destination du matériel. La présomption d’innocence contrarie sa destruction et le volume de l’appareillage empêche ou réduit les possibilités de sa conservation au sein des greffes. Enfin, une remise sur le marché à travers une revente est inenvisageable. Un vrai casse-tête à venir, donc ?
Articles précédents :
Cannabis : estimation et évolution de la consommation
La nouvelle géopolitique du cannabis
Cannabis : crime organisé et plantations indoor
Bertrand Fincoeur Chercheur en criminologie (ULg) Coordinateur de l’Observatoire eurégional de la délinquance Meuse-Rhin
Source: http://archives.lesoir.be
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Réagir aux angoisses des enfants après un événement traumatique |
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Dans les premiers articles, nous avons vu que les enfants peuvent être perturbés par des événements pénibles et effrayants et nous nous sommes penchés sur quelques unes de leurs réactions. ...
Dans les premiers articles, nous avons vu que les enfants peuvent être perturbés par des événements pénibles et effrayants et nous nous sommes penchés sur quelques unes de leurs réactions. Le présent article donne des indications sur l’attitude que les parents, enseignants, éducateurs et toute personne en contact avec les enfants en détresse peuvent adopter face à leurs angoisses et à leurs peurs. En effet, les enfants deviennent souvent craintifs à la suite de telles expériences. Ils vivent avec le sentiment que d’autres catastrophes surviendront. Le monde devient un univers potentiellement dangereux où chacun est vulnérable (1).
Ecoutez les enfants et encouragez-les à exprimer leurs craintes, leurs émotions et leurs réflexions. Vous êtes peut-être réticent à évoquer des situations douloureuses de crainte d’aggraver leur trouble. Or, la meilleure façon de les aider à surmonter leurs peurs et leurs angoisses est de les encourager à les exprimer.
Prenez leurs craintes au sérieux et essayez de les comprendre. Même si ces angoisses vous paraissent infondées, rappelez-vous que les enfants apeurés sans raison avérée éprouvent une peur réelle. Restez patient même si le côté irrationnel de cette anxiété vous agace. Ne vous fâchez pas et ne vous moquez pas d’eux. Rassurez-les : «C’est normal d’avoir peur mais je suis là et tu es en sécurité maintenant».
Expliquez aux enfants les événements traversés et la situation qui s’en suit. Leur anxiété s’accroît considérablement lorsqu’ils ne comprennent pas les expériences stressantes et les changements brusques survenus dans leur vie.
Ne forcez pas les enfants à être braves et à affronter ce qui les effraie. Cela aurait pour résultat d’aggraver leur anxiété et leur sentiment d’insécurité. Procédez par étapes. Encouragez-les à se débarrasser graduellement de leurs peurs. Félicitez-les de chaque progrès accompli.
Les enfants réagissent fréquemment aux expériences effrayantes par un attachement anxieux. Ils craignent que les personnes auxquelles ils sont attachés les abandonnent ou disparaissent. Dès lors, ils manifestent une anxiété intense lorsqu’ils en sont séparés et s’agrippent à elles en présence de personnes étrangères. Dans un premier temps, les parents devraient éviter d’être séparés de leurs enfants durant un long moment. S’ils doivent s’absenter, ils devraient les prévenir : «Je dois partir mais je reviendrai ce soir». Lorsqu’ils ne comptent pas réintégrer le foyer le jour même, il leur est conseillé de les informer de leur départ la veille ou l’avant-veille et d’assurer qu’ils reviendront. Durant leur absence, il est important qu’ils les confient à des personnes en qui ils ont confiance. Les enseignants peuvent autoriser un des parents à rester en classe un moment, le temps que l’enfant se sente en confiance. Ils doivent les impliquer rapidement dans les activités ludiques ou scolaires. Leur confier une occupation mobilise leur esprit ; leurs craintes sont ainsi dérivées vers une activité salutaire.
Retrouver une routine quotidienne aide les enfants à récupérer d’événements dramatiques et à s’adapter aux nouvelles situations. La stabilité offerte par la famille et par l’école permet d’annihiler l’impression de chaos et de défaillance qu’ils ont du monde des adultes. Réinstaurer les habitudes propres à la vie familiale ou scolaire contribue à créer un sentiment de continuité et de sécurité. Se lever, se coucher et manger à heures régulières, participer aux activités scolaires et fréquenter des compagnons de jeux sont des activités réconfortantes pour les enfants.
Articles précédents :
Quels sont les évènements susceptibles de traumatiser les enfants ? Comment les enfants réagissent-ils à un évènement traumatique ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
(1) Josse E. (2011), Le traumatisme chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent, de Boeck, Coll. Le point sur
Source: http://www.secunews.be
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En cas de cyber-harcèlement, que faire ? |
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Variante électronique du harcèlement traditionnel, le cyber-harcèlement peut être considéré comme plus invasif et plus durable, car les messages et les photos sur Internet sont accessibles quasi indéfiniment. Bien que ...
Variante électronique du harcèlement traditionnel, le cyber-harcèlement peut être considéré comme plus invasif et plus durable, car les messages et les photos sur Internet sont accessibles quasi indéfiniment. Bien que le harceleur, souvent fort jeune, considère ses moqueries répétées comme une plaisanterie, il s’agit d’une infraction punissable et les conséquences psychologiques subies par la victime peuvent être importantes.
Comment réagir en cas de cyber-harcèlement ?
• Ne répondez jamais à des messages insultants, vous éviterez ainsi toute escalade et découragerez votre harceleur
• Bloquez les expéditeurs de mails indésirables dans votre liste des contacts sur MSN
• Si vous êtes harcelé sur un chat public, un site ou un blog, changez de pseudonyme et demandez au modérateur ou au fournisseur d’accès de bloquer les messages
• N’hésitez pas à le signaler via le site ecops.be et à porter plainte auprès de la police judiciaire.
Source: http://www.internet-observatory.be
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Permis d’environnement … suis-je concerné ? |
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Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le ...
Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le permis d’environnement a été créé afin de prendre en compte la protection du milieu avant le début d’activités et/ou d’installations à risque, il permet aussi de mettre fin aux nuisances ou dommages qui surgissent lorsque les prescriptions initiales n’ont pas été respectées.
Le permis d’environnement en bref
Le permis d’environnement est donc l’autorisation légale nécessaire à l’exploitation d’installations qui peuvent présenter des risques pour les personnes et l’environnement. Il est régi par le décret wallon du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, qui est entré en vigueur en octobre 2002.
Les activités (ou installations) sont réparties en trois classes selon l’importance décroissante de leur impact sur l’homme et sur l’environnement. La classe 1 rassemble les activités potentiellement les plus polluantes et la classe 3 les moins polluantes ; la classe intermédiaire regroupe toutes les autres installations. Pour l’exploitation ou toute modification d’un établissement ou d’une activité de classe 1 ou 2, un permis d’environnement est requis. Les établissements de classe 3 ne sont soumis qu’à déclaration.
Le bourgmestre, les fonctionnaires et agents de la police de l’environnement (DPE et URP), de la division de la nature et des forêts (DNF), de la division de l’eau (DE), ainsi que les agents constatateurs communaux sont compétents pour vérifier l’observation des obligations du permis d’environnement et faire respecter la législation.
En quoi sommes-nous concernés au quotidien ?
Le permis d’environnement ne concerne pas uniquement les entreprises. Il faut en effet savoir que certains équipements nécessaires ou utiles pour les particuliers font partie de la liste des installations nécessitant un permis voire une simple déclaration d’environnement.
Les situations les plus courantes :
• l’installation d’une citerne à gaz ou d’une citerne à mazout, • l’aménagement d’un parking de plus de 10 véhicules, • l’installation d’une chaudière de plus de 100 kW, • la détention d’un pont, d’une fosse pour des entretiens voitures, cabine de peinture ; • l’enlèvement de matériaux de construction contenant de l’amiante ; • le forage pour un chauffage géothermique ; • l’installation d’un système d’épuration individuelle ; • la détention d’un animal exotique ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) style serpent, iguane, araignée…; • la détention de poulailler, pigeonnier, chenil … (en fonction du nombre d’animaux) ; • l’installation d’un rucher en zone d’habitat …
Avant de prendre une décision en ces matières, renseignez-vous auprès de votre administration communale ou consultez le site de la région wallonne en référence.
Fabien Baps Agent Constatateur Commune d’Awans
Source: http://environnement.wallonie.be
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Quand les feux de route ne peuvent-ils pas être utilisés ? |
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Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la ...
Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la nuit ou lorsque la visibilité est réduite (environ 200 mètres) mais ils doivent être éteints et remplacés par les feux de croisement dans certaines circonstances précisées par le code de la route.
Vous devez éteindre vos feux de route :
• à l’approche d’un usager venant en sens inverse et ce, à une distance suffisante pour qu’il puisse continuer à circuler sans difficultés et sans danger. Dans tous les cas, dès que le conducteur en question vous fait des appels de phare pour signaler qu’il est ébloui
• si vous suivez un autre véhicule à moins de 50 mètres, sauf lorsque vous le dépassez
• lorsque l’éclairage de la chaussée est continu et vous permet de voir distinctement jusqu’à 100 mètres environ.
Relisez aussi Les automobilistes et l’emploi des feux de croisement ainsi que L’utilisation des feux de route.
Source: http://www.secunews.be
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Psychologie de l’agressivité : le rôle de la frustration dans le passage à l’acte |
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Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives ...
Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives des comportements violents. Nous poursuivons ici avec l’hypothèse d’un lien causal entre frustration et agression.
L’agression conditionnée par la frustration ?
Selon certains théoriciens (Dollard, Miller et coll.), une agression présuppose toujours l’existence d’une frustration ; réciproquement, une frustration conduit toujours à une forme d’agression. D’après ce postulat, il y aurait une association d’un facteur externe (un événement extérieur contrecarrant un objectif poursuivi ou un désir exprimé par un individu) et d’un facteur interne (l’état motivationnel qui en résulte chez l’individu en question). L’intensité de l’agression serait proportionnelle à celle de la frustration, celle-ci résultant elle-même de l’ampleur de l’interférence du facteur externe et de l’importance accordée par le sujet à l’objectif poursuivi ou au désir exprimé. Tout cela dépend bien entendu du seuil de tolérance de l’individu à la frustration, plusieurs frustrations pouvant avoir un effet cumulatif (la goutte qui fait déborder le vase).
D’autre part, l’anticipation d’une probable punition peut inhiber la réponse agressive. Cela dépend de facteurs culturels, comme l’éducation.
Lorsque agression il y a, elle peut être dirigée de manière directe ou voilée vers la cible responsable de la frustration ou vers une cible différente (on parle alors de déplacement de l’agressivité vers un de bouc émissaire). Exemple : un amoureux éconduit devient jaloux et agresse physiquement son rival (événement extérieur perturbateur des projets de l’amoureux) ; cela peut conduire à un crime passionnel. Autre exemple : un spectateur d’un match de football devient irascible suite à la défaite de l’équipe dont il est un supporter inconditionnel. Ici, l’événement extérieur est par exemple, un penalty refusé par l’arbitre. Mais, dans l’impossibilité de s’en prendre à celui-ci, il exerce sa mauvaise sur un tiers (bouc-émissaire).
D’autres facteurs que la frustration interviennent dans le passage à l’acte
Plusieurs expériences de psychologie sociale ont été menées pour mettre en évidence un lien causal entre frustration et agression, mais cette hypothèse a été rapidement controversée par des arguments, entre autres d’ordre culturel. En effet, l’agression n’est pas une réponse type universelle et l’hypothèse du lien causal doit être nuancée. Il vaudrait mieux dire que la frustration crée chez l’individu qui l’éprouve un état irritant, une prédisposition à l’agression mais que cette prédisposition ne conduit pas nécessairement au passage à l’acte. Le degré d’agressivité exprimée dépend de la perception qu’il a de la situation. Tous les jaloux n’agressent pas leurs rivaux et la plupart des amateurs de football sont des gens paisibles, capables de fair-play.
Certains chercheurs indiquent dès lors que le comportement agressif ne sera observé que s’il est perçu comme un moyen efficace de combattre l’origine de la frustration et que par exemple des insultes ou des menaces provoqueraient l’agression plus souvent que la simple interférence d’un événement extérieur dans la réalisation d’un objectif. Mais, ces insultes et ces menaces ne constituent-elles pas elles-mêmes une forme d’agression ?
L’expérience décrite ci-après illustre notre propos. Quatre groupes de personnes sont confrontées aux situations suivantes :
• au premier groupe, on présente un casse-tête insoluble, • au deuxième groupe, on présente un casse-tête techniquement possible à assembler, mais un membre du groupe, en réalité, un comparse de l’expérimentateur empêche par son comportement les sujets de réaliser le travail, • les sujets du troisième groupe sont insultés verbalement par le complice de l’expérimentateur pendant qu’ils exécutent la tâche, • les sujets du quatrième groupe (groupe-contrôle) ne subissent aucune frustration.
Dans le but de réduire leurs inhibitions face à l’agressivité, les sujets des quatre groupes sont ensuite invités à regarder un match de boxe filmé. L’évaluation à leur insu des sujets ne porte pas sur la réalisation de la tâche (casse-tête), mais sur le degré de la sanction qu’ils sont invités à administrer au membre perturbateur du groupe dont ils ne connaissent bien entendu pas la complicité avec l’expérimentateur, la sanction étant de lui infliger des chocs électriques. On constate que les sujets des trois premiers groupes infligent plus de chocs que ceux du groupe-contrôle et que parmi eux, ceux du troisième groupe se montrent les plus agressifs. Précisons que les chocs électriques sont fictifs, mais que les sujets l’ignorent. L’hypothèse de départ est donc confirmée.
Conclusion : le lien causal entre frustration et agressivité, s’il existe, ne suffit pas toujours à expliquer le passage à l’acte. Cela dépend de l’éducation de l’individu, du degré de la maîtrise qu’il a de ses comportements, de la situation et de la manière dont il perçoit celle-ci.
Référence : Boivin M : Une analyse psychosociale de l’agression in Vallerand : Les fondations de la psychologie sociale, ed. Gaëtan Morin, Québec, 1994, pp 513 et sv.
Articles précédents :
Mieux comprendre la psychologie de l’agressivité
Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité
Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ?
Violence : quels facteurs psychologiques déclencheurs ?
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://psyenligne.free.fr
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Les peines de travail à nouveau retirées des extraits de casier judiciaire |
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Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes ...
Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes catégories de destinataires et prévu un accès modulé aux données du casier judiciaire en fonction de la qualité desdits destinataires (autorités judiciaires, administrations publiques et particuliers) et de l’usage qui allait être fait des informations communiquées. Le souhait du législateur était en effet de trouver un compromis entre la volonté de concilier les exigences d’une juste application de la loi pénale et le souci de favoriser réellement la réinsertion sociale des intéressés. (1)
L’objectif : ne pas compromettre les efforts de réinsertion sociale
C’est la raison pour laquelle les décisions condamnant à une peine de travail autonome (introduite dans notre droit pénal en 2002) ne pouvaient être communiquées aux administrations publiques et particuliers. En 2009, les modifications opérées par la loi du 21 décembre réformant la cour d’assises vinrent toutefois rompre cet équilibre en ce que les condamnations à une peine de travail prononcées à partir du 21 janvier 2010 devaient désormais figurer sur les extraits de casier judiciaire délivrés non seulement aux administrations publiques mais également, à la suite à une malencontreuse inadvertance législative, aux particuliers.
Si l’on pouvait concevoir la motivation du législateur qui souhaitait éviter que siègent en qualité de jurés, au sein d’une cour d’assises, des personnes préalablement condamnées à une peine de travail, ces modifications portaient toutefois durement atteinte aux fondements mêmes de la peine de travail dont l’un des bénéfices est précisément de ne pas compromettre l’objectif de reclassement et de réinsertion sociale du condamné.
Une sérieuse conséquence pour les particuliers concernés, qui n’avait visiblement et malheureusement pas du tout été envisagée lors de la réforme de la cour d’assises et qui appelait au changement. Dans un récent arrêt en date du 27 juillet 2011 rendu à la suite d’un recours notamment introduit par la Ligue des Droits de l’Homme, la Cour Constitutionnelle a enfin rétabli une cohérence pénale en la matière. Les décisions de condamnation à une peine de travail sont ainsi de nouveau exclues des mentions du casier judiciaire accessibles aux administrations publiques (sauf s’agissant du bourgmestre qui doit consulter le casier judiciaire central afin de constituer une liste de jurés) et aux particuliers.
En d’autres termes, seules les autorités judiciaires et les autorités administratives chargées de l’exécution de missions judiciaires en matière pénale peuvent, comme par le passé, prendre connaissance des peines de travail inscrites au casier judiciaire d’une personne.
(1) Le casier judiciaire, Vincent Seron, La Charte, éditions juridiques, 2010, 420 pages
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.polinfo.be
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Victime d’une attaque à main armée : comment réagir ? |
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Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour ...
Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour les victimes. Celles-ci sont totalement surprises par la soudaineté et la violence de l’attaque et elles n’ont aucunement été préparées, dans leur quotidien, à affronter de tels faits.
Que faire en cas de vol à main armée ?
• Efforcez-vous de rester calme et ne faites aucun geste brusque. Ne tentez pas de fuir à moins d’avoir toute garantie de réussir
• Adoptez un profil bas : pas d’initiatives, ne parlez pas aux auteurs, obéissez à leurs ordres sans plus
• Si vous pouvez observer sans courir de risque, faites-le discrètement et en vous concentrant sur un seul d’entre eux, mais sans le dévisager
• N’essayez pas d’empêcher la sortie des auteurs ou de les poursuivre.
Source: http://www.secunews.be
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Code de la route : les changements en septembre 2011 |
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Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant ...
Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant de commentaires.
La dispense du port du casque de protection pour les agents de la Poste circulant en cyclomoteur n’est plus d’application et ceux-ci devront donc porter le casque en permanence lors de tournées en cyclomoteurs.
Interdit aux quads. Un nouveau panneau interdit l’accès aux conducteurs de véhicules à moteur à quatre roues, construits pour terrain non praticable, avec une carrosserie ouverte, un guidon comme sur une motocyclette et une selle, autrement dit…. les quads, comme le montre bien le dessin !

Les vélos et les taxis pouvaient déjà rouler sur les bandes bus et les sites propres à condition que la signalisation les y autorise. A présent, les cyclomotoristes, les motocyclistes et les cars, peuvent également circuler sur ces sites mais là aussi si, et uniquement si la signalisation en place est munie des symboles les représentant. Notons que lorsque les cyclomoteurs peuvent circuler sur le site spécial franchissable, c’est-à-dire celui qui est délimité par des lignes blanches continue et des marques en damiers, ils doivent alors circuler l’un derrière l’autre et non côte à côte !
L’interdiction de la position dite "en amazone" était déjà d’application sur une moto, elle l’est désormais également sur les tricycles et les quadricycles à moteur, tant pour les conducteurs que pour les passagers. En outre, les passagers des cyclomoteurs, des motos, des tricycles et quadricycles à moteur doivent avoir les pieds sur les repose-pieds.
Les tricycles à moteur sans habitacle, communément appelés trikes, dont la masse à vide n’excède pas 400 kg, n’étaient pas admis autrefois sur les autoroutes et les routes pour automobiles. Tous les modèles de trikes peuvent désormais y circuler.
L’âge pour être passager d’un deux roues motorisé est modifié. Un enfant doit avoir au moins 3 ans pour être transporté sur un cyclomoteur ou une moto de moins de 125cc, et ce à condition d’être installé dans un dispositif de retenue pour enfants jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de 8 ans. Pour les motos de plus de 125cc, l’enfant doit avoir au moins 8 ans pour être passager mais ne doit plus être transporté sur un siège adapté. Rappelons que l’enfant doit avoir les pieds posés sur les reposes-pieds…
Enfin, une moto avec side-car peut désormais tirer une remorque à la condition que la roue du side-car soit munie d’un frein. L’interdiction de tracter une remorque reste en vigueur pour les cyclomoteurs à trois ou quatre roues.
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.secunews.be
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Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’agression sexuelle ? |
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Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle ...
Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle doit faire à son réveil lorsqu’elle croit avoir subi une agression sexuelle sous l’emprise d’un toxique.
Voici quelques signes suspects d’une soumission chimique :
• des nausées, des tremblements et des étourdissements au réveil. • une perte de conscience inhabituelle par rapport à la quantité d’alcool ou de drogue consommées volontairement. • une incapacité à se rappeler les événements qui se sont produits pendant les heures précédant le sommeil.
Sont suspects d’une agression sexuelle, les indices suivants :
• la personne se réveille dans un lieu inattendu : dans la nature, une chambre d’hôtel, chez un inconnu ou une connaissance, etc. • elle est convaincue d’avoir subi des actes de nature sexuelle même si elle ne parvient pas à se rappeler des faits. • elle est partiellement déshabillée, nue ou mal rhabillée. • elle éprouve des douleurs vaginales ou abdominales. • elle remarque la présence de préservatifs usagés ou constate que son corps et/ou ses vêtements sont maculés de sperme.
Si vous pensez que quelque chose d’anormal s’est produit :
• cherchez à en savoir davantage. Questionnez les personnes présentes sur les lieux.
• rendez-vous immédiatement auprès des services de police. Une analyse médico-légale n’est possible que si les prélèvements sont effectués et traités à temps. Ces produits sont rapidement métabolisés par l’organisme et ne restent décelables que quelques heures après leur administration, de 6 à 8 heures dans le sang et de 10 à 18 heures dans les urines. De nouvelles techniques permettent de les repérer plus tardivement mais elles sont coûteuses et ne sont pas utilisées de manière routinière.
• faites appel à un médecin. Il évaluera les risques et prendra les mesures qui s’imposent en cas de viol (prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles, prévention d’une grossesse, etc.).
Articles précédents :
La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?
La drogue du viol, ses effets
Drogue du viol, comment s’en protéger ?
Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’ingestion forcée ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://p.arvers.free.fr
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Le sentiment d’insécurité et la victimation réelle des personnes âgées |
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De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le ...
De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le sentiment d’être en insécurité. En effet, les données statistiques prouvent que les jeunes ont bien plus de risques d’être agressés que les personnes âgées (5 à 7 fois selon l’enquête française de l’INSEE en 2009) mais surtout que les risques importants encourus par les seniors relèvent essentiellement des accidents de la vie quotidienne (chutes au domicile, accidents de la route, tentatives de suicide, etc.).
Pourquoi le sentiment d’insécurité augmente-t-il ?
Comment expliquer cette différence importante entre la réalité et les sentiments vécus de plus en plus chez les personnes âgées? Certains recourent à des arguments discriminatoires : la criminalité serait liée à la présence croissante des jeunes immigrés dans certains quartiers. D’autres mettraient en cause l’absence de travail, de formation ou le rassemblement de jeunes désœuvrés toujours à la recherche d’un mauvais coup à faire. Le langage et la manière de communiquer des jeunes (immigrés ou non) renforceraient aussi cette interprétation.
Pour sa part, le sociologue Sébastien Roché fait référence aux manières de se comporter dans les espaces publics : ceux-ci ont perdu de leur valeur sociale (manque de politesse et de propreté) et les multiples incivilités (tags, bris de vitres, destruction du mobilier urbain, etc.) sont perçues désormais comme des actes de violence que les personnes âgées interprètent comme la présence d’un risque généralisé et permanent d’agression.
Or, il semble que le sentiment d’insécurité soit surtout lié à la compréhension de la vie sociale, de ses règles et de leurs violations. Chez les personnes âgées, la peur du crime trouve bien plus son origine dans une anxiété et une conception personnelle de la criminalité que dans les facteurs réels et les faits vécus. Cette conception et sensibilité au crime varieraient donc d’un individu à l’autre, tout comme l’insécurité domiciliaire chez certaines personnes âgées prendrait le pas sur l’insécurité occasionnée par les agressions et menaces.
Le sentiment d’insécurité exprime une vulnérabilité
Si les enquêtes montrent que le fait d’avoir été victime de quelque chose accroît la crainte de souffrir à nouveau d’une agression ou d’autres méfaits, elles mettent aussi en évidence que la majorité des personnes qui avouent avoir parfois peur dans leur vie quotidienne, déclarent en même temps ne pas avoir été victimes d’agression. Ainsi, se déclarer en insécurité exprimerait surtout autre chose que l’expérience de la victimation : c’est l’expression fondamentale d’une vulnérabilité.
La peur ou l’insécurité est donc liée à l’âge (les personnes âgées ont davantage peur, même s’il ne leur est rien arrivé), au sexe (les femmes ont davantage peur que les hommes) et au niveau social (la précarité accroît la peur). Elle est renforcée par l’environnement extérieur apparaissant comme sale, abandonné, dégradé et elle est souvent associée au regroupement de jeunes, à la présence de drogues... Dans ce contexte, les personnes âgées ne se sentent pas suffisamment capables de changer ou de contrôler quoi que ce soit et encore moins de se défendre. L’âge apparaît donc comme un facteur de vulnérabilité.
En conclusion, on peut estimer que le sentiment d’insécurité grandit au fur et à mesure qu’augmente la probabilité d’occurrences de la violence pour une personne, une famille, une société. De nombreux facteurs sociaux et environnementaux interviennent dans ce sentiment fort d’insécurité des personnes âgées, mais c’est surtout la vulnérabilité des personnes des plus craintives qui leur font croire qu’elles possèdent moins de chances d’échapper à un acte de violence. La peur d’être victime diffère de la préoccupation pour le crime: l’une opère dans le registre de la vie quotidienne, l’autre dans celui des valeurs morales et politiques.
Marie-Hélène Acher Criminologue
Source: http://www.laurent-mucchielli.org
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ASTRID : « LE » réseau sécurisé des services d’urgence |
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L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point ...
L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point très clairement susceptible d’amélioration : le manque d’uniformité des moyens de communication exploités à l’époque par les services de secours et de police. Sans parler des problèmes de confidentialité des communications, qui était loin d’être assurée !
Le rôle essentiel d’ASTRID
En 1998, après plusieurs années de réflexions et d’analyse du marché, le gouvernement a finalement décidé de remédier à cette situation en votant la création d’ASTRID, qui prendra la forme d’une société anonyme de droit public financée par les pouvoirs publics. La mission de ce nouvel opérateur : professionnaliser rapidement les communications de tous les services de secours et de sécurité …
ASTRID signifie All-round Semi-cellular Trunking Radio communication system with Integrated Dispatchings. Comme l’indique l’acronyme, ASTRID offre un réseau numérique «trunking», c’est-à-dire un réseau à ressources partagées entre les utilisateurs. Les fréquences ne sont donc jamais réservées à un seul groupe d’utilisateurs spécifique. Au fil du temps, le réseau ASTRID a remplacé des dizaines de mini-réseaux analogiques existants au niveau local. Ces derniers permettaient difficilement les communications entre communes, régions ou entre disciplines différentes.
ASTRID compte actuellement une petite centaine d’employés. Les usagers du secteur public (police, pompiers, …) contribuent par un abonnement annuel «à prix coûtant» pour chaque terminal connecté au réseau.
Quels sont les utilisateurs d’ASTRID ?
En fait, ASTRID s’adresse à tous les acteurs du secteur de l’urgence et de la sécurité en Belgique. A savoir, toutes les zones de police, les services incendie, l’aide médicale urgente et même certains organismes privés, à condition qu’ils fournissent des services sur le plan des secours et de la sécurité ou qu’ils soient confrontés à des problèmes de sécurité publique dans l’exécution de leur mission (entreprises de gardiennage, les firmes de transport de fonds, les sociétés de distribution de gaz et d’électricité, les transports en commun, etc.).
Concrètement, outre la police et les pompiers, bénéficient actuellement d’ASTRID : la Justice, la Protection civile, les douanes, les services 100, la Défense nationale, etc. Soit quelque 750 organisations différentes au total.
Avantages de la norme européenne TETRA
Au plan technique, le réseau ASTRID repose sur la norme européenne TETRA (Terrestrial Trunked Radio), un standard européen finalisé en 1995. Après dix années d’existence, le réseau radio compte aujourd’hui 500 antennes-relais réparties sur l’ensemble du territoire belge. Celles-ci assurent quelque 12 millions de minutes de communications par an.
Parmi les avantages de la technologie numérique TETRA, on retiendra la rapidité d’établissement des appels, la qualité des communications vocales et la confidentialité des messages.
Sur le terrain, ASTRID offre aux utilisateurs trois types de services : la radiocommunication, le paging (système de rappel de personnes comme les pompiers volontaires) et le dispatching (centre provincial ou solution locale). Ces services peuvent être soit utilisés indépendamment les uns des autres soit de manière intégrée.
Sans entrer dans le détail, relevons simplement deux aspects :
- Le concept de «groupe de communication» : ASTRID permet en effet la communication au sein de groupes ou sous-groupes d’utilisateurs (policiers, pompiers, etc.) qui sont soit prédéfinis soit établis à la carte et qui doivent pouvoir parler entre eux de manière sécurisée et rapide en fonction de leurs missions. ASTRID facilite bien évidemment les communications entre différents types d’utilisateurs (ex : entre les pompiers et les policiers) ;
- Le dispatching provincial (CIC): assistés par ordinateurs, ils sont au nombre de 11 et permettent de suivre «en direct», de localiser et de faciliter toutes les interventions sur le terrain. On retrouve un centre de dispatching dans chaque province et à Bruxelles. Ce sont eux qui assurent le traitement des appels d’urgence 101 et bientôt 100 (112).
En synthèse, ASTRID constitue une réelle avancée technologique, s’appuyant sur une norme européenne, qui assure la confidentialité des données et le suivi efficace des interventions des corps de police et de secours. A l’heure actuelle, quelque 62.000 radios ou pagers sont reliés au réseau.
Frédéric Moser Inspecteur de police Licencié en journalisme
Source: http://www.astrid.be
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Immeubles à appartements et leurs accès : être vigilant ! |
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Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour ...
Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour éviter les vols, chaque résidant devra prendre de bonnes habitudes …
Lorsque vous sortez et entrez dans votre immeuble :
• fermez systématiquement les portes et fenêtres de votre appartement ainsi que les accès au bâtiment
• si un inconnu souhaite entrer dans l’immeuble, invitez-le à s’adresser au concierge
• prévenez le concierge de tout accès non sécurisé, présence suspecte, outils et matériel qui traînent et facilitent un cambriolage, etc.
Lorsque vous séjournez dans votre appartement :
• gardez votre porte d’entrée verrouillée ainsi que les accès extérieurs à votre appartement (balcon …)
• identifiez de manière certaine vos visiteurs avant d’ouvrir la porte d’accès principale
• si une personne se présente à votre porte d’appartement, utilisez le judas ou l’entrebâilleur
• prévoyez des clés non reproductibles. Si vous louez votre appartement, réclamez-les en fin de bail.
Source: http://www.secunews.be
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Permis d’environnement … suis-je concerné ? |
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Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le ...
Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le permis d’environnement a été créé afin de prendre en compte la protection du milieu avant le début d’activités et/ou d’installations à risque, il permet aussi de mettre fin aux nuisances ou dommages qui surgissent lorsque les prescriptions initiales n’ont pas été respectées.
Le permis d’environnement en bref
Le permis d’environnement est donc l’autorisation légale nécessaire à l’exploitation d’installations qui peuvent présenter des risques pour les personnes et l’environnement. Il est régi par le décret wallon du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, qui est entré en vigueur en octobre 2002.
Les activités (ou installations) sont réparties en trois classes selon l’importance décroissante de leur impact sur l’homme et sur l’environnement. La classe 1 rassemble les activités potentiellement les plus polluantes et la classe 3 les moins polluantes ; la classe intermédiaire regroupe toutes les autres installations. Pour l’exploitation ou toute modification d’un établissement ou d’une activité de classe 1 ou 2, un permis d’environnement est requis. Les établissements de classe 3 ne sont soumis qu’à déclaration.
Le bourgmestre, les fonctionnaires et agents de la police de l’environnement (DPE et URP), de la division de la nature et des forêts (DNF), de la division de l’eau (DE), ainsi que les agents constatateurs communaux sont compétents pour vérifier l’observation des obligations du permis d’environnement et faire respecter la législation.
En quoi sommes-nous concernés au quotidien ?
Le permis d’environnement ne concerne pas uniquement les entreprises. Il faut en effet savoir que certains équipements nécessaires ou utiles pour les particuliers font partie de la liste des installations nécessitant un permis voire une simple déclaration d’environnement.
Les situations les plus courantes :
• l’installation d’une citerne à gaz ou d’une citerne à mazout, • l’aménagement d’un parking de plus de 10 véhicules, • l’installation d’une chaudière de plus de 100 kW, • la détention d’un pont, d’une fosse pour des entretiens voitures, cabine de peinture ; • l’enlèvement de matériaux de construction contenant de l’amiante ; • le forage pour un chauffage géothermique ; • l’installation d’un système d’épuration individuelle ; • la détention d’un animal exotique ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) style serpent, iguane, araignée…; • la détention de poulailler, pigeonnier, chenil … (en fonction du nombre d’animaux) ; • l’installation d’un rucher en zone d’habitat …
Avant de prendre une décision en ces matières, renseignez-vous auprès de votre administration communale ou consultez le site de la région wallonne en référence.
Fabien Baps Agent Constatateur Commune d’Awans
Source: http://environnement.wallonie.be
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Quand les feux de route ne peuvent-ils pas être utilisés ? |
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Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la ...
Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la nuit ou lorsque la visibilité est réduite (environ 200 mètres) mais ils doivent être éteints et remplacés par les feux de croisement dans certaines circonstances précisées par le code de la route.
Vous devez éteindre vos feux de route :
• à l’approche d’un usager venant en sens inverse et ce, à une distance suffisante pour qu’il puisse continuer à circuler sans difficultés et sans danger. Dans tous les cas, dès que le conducteur en question vous fait des appels de phare pour signaler qu’il est ébloui
• si vous suivez un autre véhicule à moins de 50 mètres, sauf lorsque vous le dépassez
• lorsque l’éclairage de la chaussée est continu et vous permet de voir distinctement jusqu’à 100 mètres environ.
Relisez aussi Les automobilistes et l’emploi des feux de croisement ainsi que L’utilisation des feux de route.
Source: http://www.secunews.be
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Psychologie de l’agressivité : le rôle de la frustration dans le passage à l’acte |
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Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives ...
Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives des comportements violents. Nous poursuivons ici avec l’hypothèse d’un lien causal entre frustration et agression.
L’agression conditionnée par la frustration ?
Selon certains théoriciens (Dollard, Miller et coll.), une agression présuppose toujours l’existence d’une frustration ; réciproquement, une frustration conduit toujours à une forme d’agression. D’après ce postulat, il y aurait une association d’un facteur externe (un événement extérieur contrecarrant un objectif poursuivi ou un désir exprimé par un individu) et d’un facteur interne (l’état motivationnel qui en résulte chez l’individu en question). L’intensité de l’agression serait proportionnelle à celle de la frustration, celle-ci résultant elle-même de l’ampleur de l’interférence du facteur externe et de l’importance accordée par le sujet à l’objectif poursuivi ou au désir exprimé. Tout cela dépend bien entendu du seuil de tolérance de l’individu à la frustration, plusieurs frustrations pouvant avoir un effet cumulatif (la goutte qui fait déborder le vase).
D’autre part, l’anticipation d’une probable punition peut inhiber la réponse agressive. Cela dépend de facteurs culturels, comme l’éducation.
Lorsque agression il y a, elle peut être dirigée de manière directe ou voilée vers la cible responsable de la frustration ou vers une cible différente (on parle alors de déplacement de l’agressivité vers un de bouc émissaire). Exemple : un amoureux éconduit devient jaloux et agresse physiquement son rival (événement extérieur perturbateur des projets de l’amoureux) ; cela peut conduire à un crime passionnel. Autre exemple : un spectateur d’un match de football devient irascible suite à la défaite de l’équipe dont il est un supporter inconditionnel. Ici, l’événement extérieur est par exemple, un penalty refusé par l’arbitre. Mais, dans l’impossibilité de s’en prendre à celui-ci, il exerce sa mauvaise sur un tiers (bouc-émissaire).
D’autres facteurs que la frustration interviennent dans le passage à l’acte
Plusieurs expériences de psychologie sociale ont été menées pour mettre en évidence un lien causal entre frustration et agression, mais cette hypothèse a été rapidement controversée par des arguments, entre autres d’ordre culturel. En effet, l’agression n’est pas une réponse type universelle et l’hypothèse du lien causal doit être nuancée. Il vaudrait mieux dire que la frustration crée chez l’individu qui l’éprouve un état irritant, une prédisposition à l’agression mais que cette prédisposition ne conduit pas nécessairement au passage à l’acte. Le degré d’agressivité exprimée dépend de la perception qu’il a de la situation. Tous les jaloux n’agressent pas leurs rivaux et la plupart des amateurs de football sont des gens paisibles, capables de fair-play.
Certains chercheurs indiquent dès lors que le comportement agressif ne sera observé que s’il est perçu comme un moyen efficace de combattre l’origine de la frustration et que par exemple des insultes ou des menaces provoqueraient l’agression plus souvent que la simple interférence d’un événement extérieur dans la réalisation d’un objectif. Mais, ces insultes et ces menaces ne constituent-elles pas elles-mêmes une forme d’agression ?
L’expérience décrite ci-après illustre notre propos. Quatre groupes de personnes sont confrontées aux situations suivantes :
• au premier groupe, on présente un casse-tête insoluble, • au deuxième groupe, on présente un casse-tête techniquement possible à assembler, mais un membre du groupe, en réalité, un comparse de l’expérimentateur empêche par son comportement les sujets de réaliser le travail, • les sujets du troisième groupe sont insultés verbalement par le complice de l’expérimentateur pendant qu’ils exécutent la tâche, • les sujets du quatrième groupe (groupe-contrôle) ne subissent aucune frustration.
Dans le but de réduire leurs inhibitions face à l’agressivité, les sujets des quatre groupes sont ensuite invités à regarder un match de boxe filmé. L’évaluation à leur insu des sujets ne porte pas sur la réalisation de la tâche (casse-tête), mais sur le degré de la sanction qu’ils sont invités à administrer au membre perturbateur du groupe dont ils ne connaissent bien entendu pas la complicité avec l’expérimentateur, la sanction étant de lui infliger des chocs électriques. On constate que les sujets des trois premiers groupes infligent plus de chocs que ceux du groupe-contrôle et que parmi eux, ceux du troisième groupe se montrent les plus agressifs. Précisons que les chocs électriques sont fictifs, mais que les sujets l’ignorent. L’hypothèse de départ est donc confirmée.
Conclusion : le lien causal entre frustration et agressivité, s’il existe, ne suffit pas toujours à expliquer le passage à l’acte. Cela dépend de l’éducation de l’individu, du degré de la maîtrise qu’il a de ses comportements, de la situation et de la manière dont il perçoit celle-ci.
Référence : Boivin M : Une analyse psychosociale de l’agression in Vallerand : Les fondations de la psychologie sociale, ed. Gaëtan Morin, Québec, 1994, pp 513 et sv.
Articles précédents :
Mieux comprendre la psychologie de l’agressivité
Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité
Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ?
Violence : quels facteurs psychologiques déclencheurs ?
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://psyenligne.free.fr
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Les peines de travail à nouveau retirées des extraits de casier judiciaire |
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Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes ...
Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes catégories de destinataires et prévu un accès modulé aux données du casier judiciaire en fonction de la qualité desdits destinataires (autorités judiciaires, administrations publiques et particuliers) et de l’usage qui allait être fait des informations communiquées. Le souhait du législateur était en effet de trouver un compromis entre la volonté de concilier les exigences d’une juste application de la loi pénale et le souci de favoriser réellement la réinsertion sociale des intéressés. (1)
L’objectif : ne pas compromettre les efforts de réinsertion sociale
C’est la raison pour laquelle les décisions condamnant à une peine de travail autonome (introduite dans notre droit pénal en 2002) ne pouvaient être communiquées aux administrations publiques et particuliers. En 2009, les modifications opérées par la loi du 21 décembre réformant la cour d’assises vinrent toutefois rompre cet équilibre en ce que les condamnations à une peine de travail prononcées à partir du 21 janvier 2010 devaient désormais figurer sur les extraits de casier judiciaire délivrés non seulement aux administrations publiques mais également, à la suite à une malencontreuse inadvertance législative, aux particuliers.
Si l’on pouvait concevoir la motivation du législateur qui souhaitait éviter que siègent en qualité de jurés, au sein d’une cour d’assises, des personnes préalablement condamnées à une peine de travail, ces modifications portaient toutefois durement atteinte aux fondements mêmes de la peine de travail dont l’un des bénéfices est précisément de ne pas compromettre l’objectif de reclassement et de réinsertion sociale du condamné.
Une sérieuse conséquence pour les particuliers concernés, qui n’avait visiblement et malheureusement pas du tout été envisagée lors de la réforme de la cour d’assises et qui appelait au changement. Dans un récent arrêt en date du 27 juillet 2011 rendu à la suite d’un recours notamment introduit par la Ligue des Droits de l’Homme, la Cour Constitutionnelle a enfin rétabli une cohérence pénale en la matière. Les décisions de condamnation à une peine de travail sont ainsi de nouveau exclues des mentions du casier judiciaire accessibles aux administrations publiques (sauf s’agissant du bourgmestre qui doit consulter le casier judiciaire central afin de constituer une liste de jurés) et aux particuliers.
En d’autres termes, seules les autorités judiciaires et les autorités administratives chargées de l’exécution de missions judiciaires en matière pénale peuvent, comme par le passé, prendre connaissance des peines de travail inscrites au casier judiciaire d’une personne.
(1) Le casier judiciaire, Vincent Seron, La Charte, éditions juridiques, 2010, 420 pages
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.polinfo.be
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Victime d’une attaque à main armée : comment réagir ? |
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Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour ...
Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour les victimes. Celles-ci sont totalement surprises par la soudaineté et la violence de l’attaque et elles n’ont aucunement été préparées, dans leur quotidien, à affronter de tels faits.
Que faire en cas de vol à main armée ?
• Efforcez-vous de rester calme et ne faites aucun geste brusque. Ne tentez pas de fuir à moins d’avoir toute garantie de réussir
• Adoptez un profil bas : pas d’initiatives, ne parlez pas aux auteurs, obéissez à leurs ordres sans plus
• Si vous pouvez observer sans courir de risque, faites-le discrètement et en vous concentrant sur un seul d’entre eux, mais sans le dévisager
• N’essayez pas d’empêcher la sortie des auteurs ou de les poursuivre.
Source: http://www.secunews.be
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Code de la route : les changements en septembre 2011 |
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Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant ...
Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant de commentaires.
La dispense du port du casque de protection pour les agents de la Poste circulant en cyclomoteur n’est plus d’application et ceux-ci devront donc porter le casque en permanence lors de tournées en cyclomoteurs.
Interdit aux quads. Un nouveau panneau interdit l’accès aux conducteurs de véhicules à moteur à quatre roues, construits pour terrain non praticable, avec une carrosserie ouverte, un guidon comme sur une motocyclette et une selle, autrement dit…. les quads, comme le montre bien le dessin !

Les vélos et les taxis pouvaient déjà rouler sur les bandes bus et les sites propres à condition que la signalisation les y autorise. A présent, les cyclomotoristes, les motocyclistes et les cars, peuvent également circuler sur ces sites mais là aussi si, et uniquement si la signalisation en place est munie des symboles les représentant. Notons que lorsque les cyclomoteurs peuvent circuler sur le site spécial franchissable, c’est-à-dire celui qui est délimité par des lignes blanches continue et des marques en damiers, ils doivent alors circuler l’un derrière l’autre et non côte à côte !
L’interdiction de la position dite "en amazone" était déjà d’application sur une moto, elle l’est désormais également sur les tricycles et les quadricycles à moteur, tant pour les conducteurs que pour les passagers. En outre, les passagers des cyclomoteurs, des motos, des tricycles et quadricycles à moteur doivent avoir les pieds sur les repose-pieds.
Les tricycles à moteur sans habitacle, communément appelés trikes, dont la masse à vide n’excède pas 400 kg, n’étaient pas admis autrefois sur les autoroutes et les routes pour automobiles. Tous les modèles de trikes peuvent désormais y circuler.
L’âge pour être passager d’un deux roues motorisé est modifié. Un enfant doit avoir au moins 3 ans pour être transporté sur un cyclomoteur ou une moto de moins de 125cc, et ce à condition d’être installé dans un dispositif de retenue pour enfants jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de 8 ans. Pour les motos de plus de 125cc, l’enfant doit avoir au moins 8 ans pour être passager mais ne doit plus être transporté sur un siège adapté. Rappelons que l’enfant doit avoir les pieds posés sur les reposes-pieds…
Enfin, une moto avec side-car peut désormais tirer une remorque à la condition que la roue du side-car soit munie d’un frein. L’interdiction de tracter une remorque reste en vigueur pour les cyclomoteurs à trois ou quatre roues.
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.secunews.be
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Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’agression sexuelle ? |
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Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle ...
Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle doit faire à son réveil lorsqu’elle croit avoir subi une agression sexuelle sous l’emprise d’un toxique.
Voici quelques signes suspects d’une soumission chimique :
• des nausées, des tremblements et des étourdissements au réveil. • une perte de conscience inhabituelle par rapport à la quantité d’alcool ou de drogue consommées volontairement. • une incapacité à se rappeler les événements qui se sont produits pendant les heures précédant le sommeil.
Sont suspects d’une agression sexuelle, les indices suivants :
• la personne se réveille dans un lieu inattendu : dans la nature, une chambre d’hôtel, chez un inconnu ou une connaissance, etc. • elle est convaincue d’avoir subi des actes de nature sexuelle même si elle ne parvient pas à se rappeler des faits. • elle est partiellement déshabillée, nue ou mal rhabillée. • elle éprouve des douleurs vaginales ou abdominales. • elle remarque la présence de préservatifs usagés ou constate que son corps et/ou ses vêtements sont maculés de sperme.
Si vous pensez que quelque chose d’anormal s’est produit :
• cherchez à en savoir davantage. Questionnez les personnes présentes sur les lieux.
• rendez-vous immédiatement auprès des services de police. Une analyse médico-légale n’est possible que si les prélèvements sont effectués et traités à temps. Ces produits sont rapidement métabolisés par l’organisme et ne restent décelables que quelques heures après leur administration, de 6 à 8 heures dans le sang et de 10 à 18 heures dans les urines. De nouvelles techniques permettent de les repérer plus tardivement mais elles sont coûteuses et ne sont pas utilisées de manière routinière.
• faites appel à un médecin. Il évaluera les risques et prendra les mesures qui s’imposent en cas de viol (prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles, prévention d’une grossesse, etc.).
Articles précédents :
La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?
La drogue du viol, ses effets
Drogue du viol, comment s’en protéger ?
Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’ingestion forcée ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://p.arvers.free.fr
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Le sentiment d’insécurité et la victimation réelle des personnes âgées |
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De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le ...
De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le sentiment d’être en insécurité. En effet, les données statistiques prouvent que les jeunes ont bien plus de risques d’être agressés que les personnes âgées (5 à 7 fois selon l’enquête française de l’INSEE en 2009) mais surtout que les risques importants encourus par les seniors relèvent essentiellement des accidents de la vie quotidienne (chutes au domicile, accidents de la route, tentatives de suicide, etc.).
Pourquoi le sentiment d’insécurité augmente-t-il ?
Comment expliquer cette différence importante entre la réalité et les sentiments vécus de plus en plus chez les personnes âgées? Certains recourent à des arguments discriminatoires : la criminalité serait liée à la présence croissante des jeunes immigrés dans certains quartiers. D’autres mettraient en cause l’absence de travail, de formation ou le rassemblement de jeunes désœuvrés toujours à la recherche d’un mauvais coup à faire. Le langage et la manière de communiquer des jeunes (immigrés ou non) renforceraient aussi cette interprétation.
Pour sa part, le sociologue Sébastien Roché fait référence aux manières de se comporter dans les espaces publics : ceux-ci ont perdu de leur valeur sociale (manque de politesse et de propreté) et les multiples incivilités (tags, bris de vitres, destruction du mobilier urbain, etc.) sont perçues désormais comme des actes de violence que les personnes âgées interprètent comme la présence d’un risque généralisé et permanent d’agression.
Or, il semble que le sentiment d’insécurité soit surtout lié à la compréhension de la vie sociale, de ses règles et de leurs violations. Chez les personnes âgées, la peur du crime trouve bien plus son origine dans une anxiété et une conception personnelle de la criminalité que dans les facteurs réels et les faits vécus. Cette conception et sensibilité au crime varieraient donc d’un individu à l’autre, tout comme l’insécurité domiciliaire chez certaines personnes âgées prendrait le pas sur l’insécurité occasionnée par les agressions et menaces.
Le sentiment d’insécurité exprime une vulnérabilité
Si les enquêtes montrent que le fait d’avoir été victime de quelque chose accroît la crainte de souffrir à nouveau d’une agression ou d’autres méfaits, elles mettent aussi en évidence que la majorité des personnes qui avouent avoir parfois peur dans leur vie quotidienne, déclarent en même temps ne pas avoir été victimes d’agression. Ainsi, se déclarer en insécurité exprimerait surtout autre chose que l’expérience de la victimation : c’est l’expression fondamentale d’une vulnérabilité.
La peur ou l’insécurité est donc liée à l’âge (les personnes âgées ont davantage peur, même s’il ne leur est rien arrivé), au sexe (les femmes ont davantage peur que les hommes) et au niveau social (la précarité accroît la peur). Elle est renforcée par l’environnement extérieur apparaissant comme sale, abandonné, dégradé et elle est souvent associée au regroupement de jeunes, à la présence de drogues... Dans ce contexte, les personnes âgées ne se sentent pas suffisamment capables de changer ou de contrôler quoi que ce soit et encore moins de se défendre. L’âge apparaît donc comme un facteur de vulnérabilité.
En conclusion, on peut estimer que le sentiment d’insécurité grandit au fur et à mesure qu’augmente la probabilité d’occurrences de la violence pour une personne, une famille, une société. De nombreux facteurs sociaux et environnementaux interviennent dans ce sentiment fort d’insécurité des personnes âgées, mais c’est surtout la vulnérabilité des personnes des plus craintives qui leur font croire qu’elles possèdent moins de chances d’échapper à un acte de violence. La peur d’être victime diffère de la préoccupation pour le crime: l’une opère dans le registre de la vie quotidienne, l’autre dans celui des valeurs morales et politiques.
Marie-Hélène Acher Criminologue
Source: http://www.laurent-mucchielli.org
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ASTRID : « LE » réseau sécurisé des services d’urgence |
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L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point ...
L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point très clairement susceptible d’amélioration : le manque d’uniformité des moyens de communication exploités à l’époque par les services de secours et de police. Sans parler des problèmes de confidentialité des communications, qui était loin d’être assurée !
Le rôle essentiel d’ASTRID
En 1998, après plusieurs années de réflexions et d’analyse du marché, le gouvernement a finalement décidé de remédier à cette situation en votant la création d’ASTRID, qui prendra la forme d’une société anonyme de droit public financée par les pouvoirs publics. La mission de ce nouvel opérateur : professionnaliser rapidement les communications de tous les services de secours et de sécurité …
ASTRID signifie All-round Semi-cellular Trunking Radio communication system with Integrated Dispatchings. Comme l’indique l’acronyme, ASTRID offre un réseau numérique «trunking», c’est-à-dire un réseau à ressources partagées entre les utilisateurs. Les fréquences ne sont donc jamais réservées à un seul groupe d’utilisateurs spécifique. Au fil du temps, le réseau ASTRID a remplacé des dizaines de mini-réseaux analogiques existants au niveau local. Ces derniers permettaient difficilement les communications entre communes, régions ou entre disciplines différentes.
ASTRID compte actuellement une petite centaine d’employés. Les usagers du secteur public (police, pompiers, …) contribuent par un abonnement annuel «à prix coûtant» pour chaque terminal connecté au réseau.
Quels sont les utilisateurs d’ASTRID ?
En fait, ASTRID s’adresse à tous les acteurs du secteur de l’urgence et de la sécurité en Belgique. A savoir, toutes les zones de police, les services incendie, l’aide médicale urgente et même certains organismes privés, à condition qu’ils fournissent des services sur le plan des secours et de la sécurité ou qu’ils soient confrontés à des problèmes de sécurité publique dans l’exécution de leur mission (entreprises de gardiennage, les firmes de transport de fonds, les sociétés de distribution de gaz et d’électricité, les transports en commun, etc.).
Concrètement, outre la police et les pompiers, bénéficient actuellement d’ASTRID : la Justice, la Protection civile, les douanes, les services 100, la Défense nationale, etc. Soit quelque 750 organisations différentes au total.
Avantages de la norme européenne TETRA
Au plan technique, le réseau ASTRID repose sur la norme européenne TETRA (Terrestrial Trunked Radio), un standard européen finalisé en 1995. Après dix années d’existence, le réseau radio compte aujourd’hui 500 antennes-relais réparties sur l’ensemble du territoire belge. Celles-ci assurent quelque 12 millions de minutes de communications par an.
Parmi les avantages de la technologie numérique TETRA, on retiendra la rapidité d’établissement des appels, la qualité des communications vocales et la confidentialité des messages.
Sur le terrain, ASTRID offre aux utilisateurs trois types de services : la radiocommunication, le paging (système de rappel de personnes comme les pompiers volontaires) et le dispatching (centre provincial ou solution locale). Ces services peuvent être soit utilisés indépendamment les uns des autres soit de manière intégrée.
Sans entrer dans le détail, relevons simplement deux aspects :
- Le concept de «groupe de communication» : ASTRID permet en effet la communication au sein de groupes ou sous-groupes d’utilisateurs (policiers, pompiers, etc.) qui sont soit prédéfinis soit établis à la carte et qui doivent pouvoir parler entre eux de manière sécurisée et rapide en fonction de leurs missions. ASTRID facilite bien évidemment les communications entre différents types d’utilisateurs (ex : entre les pompiers et les policiers) ;
- Le dispatching provincial (CIC): assistés par ordinateurs, ils sont au nombre de 11 et permettent de suivre «en direct», de localiser et de faciliter toutes les interventions sur le terrain. On retrouve un centre de dispatching dans chaque province et à Bruxelles. Ce sont eux qui assurent le traitement des appels d’urgence 101 et bientôt 100 (112).
En synthèse, ASTRID constitue une réelle avancée technologique, s’appuyant sur une norme européenne, qui assure la confidentialité des données et le suivi efficace des interventions des corps de police et de secours. A l’heure actuelle, quelque 62.000 radios ou pagers sont reliés au réseau.
Frédéric Moser Inspecteur de police Licencié en journalisme
Source: http://www.astrid.be
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Immeubles à appartements et leurs accès : être vigilant ! |
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Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour ...
Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour éviter les vols, chaque résidant devra prendre de bonnes habitudes …
Lorsque vous sortez et entrez dans votre immeuble :
• fermez systématiquement les portes et fenêtres de votre appartement ainsi que les accès au bâtiment
• si un inconnu souhaite entrer dans l’immeuble, invitez-le à s’adresser au concierge
• prévenez le concierge de tout accès non sécurisé, présence suspecte, outils et matériel qui traînent et facilitent un cambriolage, etc.
Lorsque vous séjournez dans votre appartement :
• gardez votre porte d’entrée verrouillée ainsi que les accès extérieurs à votre appartement (balcon …)
• identifiez de manière certaine vos visiteurs avant d’ouvrir la porte d’accès principale
• si une personne se présente à votre porte d’appartement, utilisez le judas ou l’entrebâilleur
• prévoyez des clés non reproductibles. Si vous louez votre appartement, réclamez-les en fin de bail.
Source: http://www.secunews.be
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Permis d’environnement … suis-je concerné ? |
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Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le ...
Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le permis d’environnement a été créé afin de prendre en compte la protection du milieu avant le début d’activités et/ou d’installations à risque, il permet aussi de mettre fin aux nuisances ou dommages qui surgissent lorsque les prescriptions initiales n’ont pas été respectées.
Le permis d’environnement en bref
Le permis d’environnement est donc l’autorisation légale nécessaire à l’exploitation d’installations qui peuvent présenter des risques pour les personnes et l’environnement. Il est régi par le décret wallon du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, qui est entré en vigueur en octobre 2002.
Les activités (ou installations) sont réparties en trois classes selon l’importance décroissante de leur impact sur l’homme et sur l’environnement. La classe 1 rassemble les activités potentiellement les plus polluantes et la classe 3 les moins polluantes ; la classe intermédiaire regroupe toutes les autres installations. Pour l’exploitation ou toute modification d’un établissement ou d’une activité de classe 1 ou 2, un permis d’environnement est requis. Les établissements de classe 3 ne sont soumis qu’à déclaration.
Le bourgmestre, les fonctionnaires et agents de la police de l’environnement (DPE et URP), de la division de la nature et des forêts (DNF), de la division de l’eau (DE), ainsi que les agents constatateurs communaux sont compétents pour vérifier l’observation des obligations du permis d’environnement et faire respecter la législation.
En quoi sommes-nous concernés au quotidien ?
Le permis d’environnement ne concerne pas uniquement les entreprises. Il faut en effet savoir que certains équipements nécessaires ou utiles pour les particuliers font partie de la liste des installations nécessitant un permis voire une simple déclaration d’environnement.
Les situations les plus courantes :
• l’installation d’une citerne à gaz ou d’une citerne à mazout, • l’aménagement d’un parking de plus de 10 véhicules, • l’installation d’une chaudière de plus de 100 kW, • la détention d’un pont, d’une fosse pour des entretiens voitures, cabine de peinture ; • l’enlèvement de matériaux de construction contenant de l’amiante ; • le forage pour un chauffage géothermique ; • l’installation d’un système d’épuration individuelle ; • la détention d’un animal exotique ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) style serpent, iguane, araignée…; • la détention de poulailler, pigeonnier, chenil … (en fonction du nombre d’animaux) ; • l’installation d’un rucher en zone d’habitat …
Avant de prendre une décision en ces matières, renseignez-vous auprès de votre administration communale ou consultez le site de la région wallonne en référence.
Fabien Baps Agent Constatateur Commune d’Awans
Source: http://environnement.wallonie.be
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Quand les feux de route ne peuvent-ils pas être utilisés ? |
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Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la ...
Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la nuit ou lorsque la visibilité est réduite (environ 200 mètres) mais ils doivent être éteints et remplacés par les feux de croisement dans certaines circonstances précisées par le code de la route.
Vous devez éteindre vos feux de route :
• à l’approche d’un usager venant en sens inverse et ce, à une distance suffisante pour qu’il puisse continuer à circuler sans difficultés et sans danger. Dans tous les cas, dès que le conducteur en question vous fait des appels de phare pour signaler qu’il est ébloui
• si vous suivez un autre véhicule à moins de 50 mètres, sauf lorsque vous le dépassez
• lorsque l’éclairage de la chaussée est continu et vous permet de voir distinctement jusqu’à 100 mètres environ.
Relisez aussi Les automobilistes et l’emploi des feux de croisement ainsi que L’utilisation des feux de route.
Source: http://www.secunews.be
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Psychologie de l’agressivité : le rôle de la frustration dans le passage à l’acte |
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Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives ...
Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives des comportements violents. Nous poursuivons ici avec l’hypothèse d’un lien causal entre frustration et agression.
L’agression conditionnée par la frustration ?
Selon certains théoriciens (Dollard, Miller et coll.), une agression présuppose toujours l’existence d’une frustration ; réciproquement, une frustration conduit toujours à une forme d’agression. D’après ce postulat, il y aurait une association d’un facteur externe (un événement extérieur contrecarrant un objectif poursuivi ou un désir exprimé par un individu) et d’un facteur interne (l’état motivationnel qui en résulte chez l’individu en question). L’intensité de l’agression serait proportionnelle à celle de la frustration, celle-ci résultant elle-même de l’ampleur de l’interférence du facteur externe et de l’importance accordée par le sujet à l’objectif poursuivi ou au désir exprimé. Tout cela dépend bien entendu du seuil de tolérance de l’individu à la frustration, plusieurs frustrations pouvant avoir un effet cumulatif (la goutte qui fait déborder le vase).
D’autre part, l’anticipation d’une probable punition peut inhiber la réponse agressive. Cela dépend de facteurs culturels, comme l’éducation.
Lorsque agression il y a, elle peut être dirigée de manière directe ou voilée vers la cible responsable de la frustration ou vers une cible différente (on parle alors de déplacement de l’agressivité vers un de bouc émissaire). Exemple : un amoureux éconduit devient jaloux et agresse physiquement son rival (événement extérieur perturbateur des projets de l’amoureux) ; cela peut conduire à un crime passionnel. Autre exemple : un spectateur d’un match de football devient irascible suite à la défaite de l’équipe dont il est un supporter inconditionnel. Ici, l’événement extérieur est par exemple, un penalty refusé par l’arbitre. Mais, dans l’impossibilité de s’en prendre à celui-ci, il exerce sa mauvaise sur un tiers (bouc-émissaire).
D’autres facteurs que la frustration interviennent dans le passage à l’acte
Plusieurs expériences de psychologie sociale ont été menées pour mettre en évidence un lien causal entre frustration et agression, mais cette hypothèse a été rapidement controversée par des arguments, entre autres d’ordre culturel. En effet, l’agression n’est pas une réponse type universelle et l’hypothèse du lien causal doit être nuancée. Il vaudrait mieux dire que la frustration crée chez l’individu qui l’éprouve un état irritant, une prédisposition à l’agression mais que cette prédisposition ne conduit pas nécessairement au passage à l’acte. Le degré d’agressivité exprimée dépend de la perception qu’il a de la situation. Tous les jaloux n’agressent pas leurs rivaux et la plupart des amateurs de football sont des gens paisibles, capables de fair-play.
Certains chercheurs indiquent dès lors que le comportement agressif ne sera observé que s’il est perçu comme un moyen efficace de combattre l’origine de la frustration et que par exemple des insultes ou des menaces provoqueraient l’agression plus souvent que la simple interférence d’un événement extérieur dans la réalisation d’un objectif. Mais, ces insultes et ces menaces ne constituent-elles pas elles-mêmes une forme d’agression ?
L’expérience décrite ci-après illustre notre propos. Quatre groupes de personnes sont confrontées aux situations suivantes :
• au premier groupe, on présente un casse-tête insoluble, • au deuxième groupe, on présente un casse-tête techniquement possible à assembler, mais un membre du groupe, en réalité, un comparse de l’expérimentateur empêche par son comportement les sujets de réaliser le travail, • les sujets du troisième groupe sont insultés verbalement par le complice de l’expérimentateur pendant qu’ils exécutent la tâche, • les sujets du quatrième groupe (groupe-contrôle) ne subissent aucune frustration.
Dans le but de réduire leurs inhibitions face à l’agressivité, les sujets des quatre groupes sont ensuite invités à regarder un match de boxe filmé. L’évaluation à leur insu des sujets ne porte pas sur la réalisation de la tâche (casse-tête), mais sur le degré de la sanction qu’ils sont invités à administrer au membre perturbateur du groupe dont ils ne connaissent bien entendu pas la complicité avec l’expérimentateur, la sanction étant de lui infliger des chocs électriques. On constate que les sujets des trois premiers groupes infligent plus de chocs que ceux du groupe-contrôle et que parmi eux, ceux du troisième groupe se montrent les plus agressifs. Précisons que les chocs électriques sont fictifs, mais que les sujets l’ignorent. L’hypothèse de départ est donc confirmée.
Conclusion : le lien causal entre frustration et agressivité, s’il existe, ne suffit pas toujours à expliquer le passage à l’acte. Cela dépend de l’éducation de l’individu, du degré de la maîtrise qu’il a de ses comportements, de la situation et de la manière dont il perçoit celle-ci.
Référence : Boivin M : Une analyse psychosociale de l’agression in Vallerand : Les fondations de la psychologie sociale, ed. Gaëtan Morin, Québec, 1994, pp 513 et sv.
Articles précédents :
Mieux comprendre la psychologie de l’agressivité
Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité
Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ?
Violence : quels facteurs psychologiques déclencheurs ?
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://psyenligne.free.fr
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Les peines de travail à nouveau retirées des extraits de casier judiciaire |
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Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes ...
Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes catégories de destinataires et prévu un accès modulé aux données du casier judiciaire en fonction de la qualité desdits destinataires (autorités judiciaires, administrations publiques et particuliers) et de l’usage qui allait être fait des informations communiquées. Le souhait du législateur était en effet de trouver un compromis entre la volonté de concilier les exigences d’une juste application de la loi pénale et le souci de favoriser réellement la réinsertion sociale des intéressés. (1)
L’objectif : ne pas compromettre les efforts de réinsertion sociale
C’est la raison pour laquelle les décisions condamnant à une peine de travail autonome (introduite dans notre droit pénal en 2002) ne pouvaient être communiquées aux administrations publiques et particuliers. En 2009, les modifications opérées par la loi du 21 décembre réformant la cour d’assises vinrent toutefois rompre cet équilibre en ce que les condamnations à une peine de travail prononcées à partir du 21 janvier 2010 devaient désormais figurer sur les extraits de casier judiciaire délivrés non seulement aux administrations publiques mais également, à la suite à une malencontreuse inadvertance législative, aux particuliers.
Si l’on pouvait concevoir la motivation du législateur qui souhaitait éviter que siègent en qualité de jurés, au sein d’une cour d’assises, des personnes préalablement condamnées à une peine de travail, ces modifications portaient toutefois durement atteinte aux fondements mêmes de la peine de travail dont l’un des bénéfices est précisément de ne pas compromettre l’objectif de reclassement et de réinsertion sociale du condamné.
Une sérieuse conséquence pour les particuliers concernés, qui n’avait visiblement et malheureusement pas du tout été envisagée lors de la réforme de la cour d’assises et qui appelait au changement. Dans un récent arrêt en date du 27 juillet 2011 rendu à la suite d’un recours notamment introduit par la Ligue des Droits de l’Homme, la Cour Constitutionnelle a enfin rétabli une cohérence pénale en la matière. Les décisions de condamnation à une peine de travail sont ainsi de nouveau exclues des mentions du casier judiciaire accessibles aux administrations publiques (sauf s’agissant du bourgmestre qui doit consulter le casier judiciaire central afin de constituer une liste de jurés) et aux particuliers.
En d’autres termes, seules les autorités judiciaires et les autorités administratives chargées de l’exécution de missions judiciaires en matière pénale peuvent, comme par le passé, prendre connaissance des peines de travail inscrites au casier judiciaire d’une personne.
(1) Le casier judiciaire, Vincent Seron, La Charte, éditions juridiques, 2010, 420 pages
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.polinfo.be
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Victime d’une attaque à main armée : comment réagir ? |
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Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour ...
Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour les victimes. Celles-ci sont totalement surprises par la soudaineté et la violence de l’attaque et elles n’ont aucunement été préparées, dans leur quotidien, à affronter de tels faits.
Que faire en cas de vol à main armée ?
• Efforcez-vous de rester calme et ne faites aucun geste brusque. Ne tentez pas de fuir à moins d’avoir toute garantie de réussir
• Adoptez un profil bas : pas d’initiatives, ne parlez pas aux auteurs, obéissez à leurs ordres sans plus
• Si vous pouvez observer sans courir de risque, faites-le discrètement et en vous concentrant sur un seul d’entre eux, mais sans le dévisager
• N’essayez pas d’empêcher la sortie des auteurs ou de les poursuivre.
Source: http://www.secunews.be
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Code de la route : les changements en septembre 2011 |
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Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant ...
Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant de commentaires.
La dispense du port du casque de protection pour les agents de la Poste circulant en cyclomoteur n’est plus d’application et ceux-ci devront donc porter le casque en permanence lors de tournées en cyclomoteurs.
Interdit aux quads. Un nouveau panneau interdit l’accès aux conducteurs de véhicules à moteur à quatre roues, construits pour terrain non praticable, avec une carrosserie ouverte, un guidon comme sur une motocyclette et une selle, autrement dit…. les quads, comme le montre bien le dessin !

Les vélos et les taxis pouvaient déjà rouler sur les bandes bus et les sites propres à condition que la signalisation les y autorise. A présent, les cyclomotoristes, les motocyclistes et les cars, peuvent également circuler sur ces sites mais là aussi si, et uniquement si la signalisation en place est munie des symboles les représentant. Notons que lorsque les cyclomoteurs peuvent circuler sur le site spécial franchissable, c’est-à-dire celui qui est délimité par des lignes blanches continue et des marques en damiers, ils doivent alors circuler l’un derrière l’autre et non côte à côte !
L’interdiction de la position dite "en amazone" était déjà d’application sur une moto, elle l’est désormais également sur les tricycles et les quadricycles à moteur, tant pour les conducteurs que pour les passagers. En outre, les passagers des cyclomoteurs, des motos, des tricycles et quadricycles à moteur doivent avoir les pieds sur les repose-pieds.
Les tricycles à moteur sans habitacle, communément appelés trikes, dont la masse à vide n’excède pas 400 kg, n’étaient pas admis autrefois sur les autoroutes et les routes pour automobiles. Tous les modèles de trikes peuvent désormais y circuler.
L’âge pour être passager d’un deux roues motorisé est modifié. Un enfant doit avoir au moins 3 ans pour être transporté sur un cyclomoteur ou une moto de moins de 125cc, et ce à condition d’être installé dans un dispositif de retenue pour enfants jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de 8 ans. Pour les motos de plus de 125cc, l’enfant doit avoir au moins 8 ans pour être passager mais ne doit plus être transporté sur un siège adapté. Rappelons que l’enfant doit avoir les pieds posés sur les reposes-pieds…
Enfin, une moto avec side-car peut désormais tirer une remorque à la condition que la roue du side-car soit munie d’un frein. L’interdiction de tracter une remorque reste en vigueur pour les cyclomoteurs à trois ou quatre roues.
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.secunews.be
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Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’agression sexuelle ? |
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Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle ...
Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle doit faire à son réveil lorsqu’elle croit avoir subi une agression sexuelle sous l’emprise d’un toxique.
Voici quelques signes suspects d’une soumission chimique :
• des nausées, des tremblements et des étourdissements au réveil. • une perte de conscience inhabituelle par rapport à la quantité d’alcool ou de drogue consommées volontairement. • une incapacité à se rappeler les événements qui se sont produits pendant les heures précédant le sommeil.
Sont suspects d’une agression sexuelle, les indices suivants :
• la personne se réveille dans un lieu inattendu : dans la nature, une chambre d’hôtel, chez un inconnu ou une connaissance, etc. • elle est convaincue d’avoir subi des actes de nature sexuelle même si elle ne parvient pas à se rappeler des faits. • elle est partiellement déshabillée, nue ou mal rhabillée. • elle éprouve des douleurs vaginales ou abdominales. • elle remarque la présence de préservatifs usagés ou constate que son corps et/ou ses vêtements sont maculés de sperme.
Si vous pensez que quelque chose d’anormal s’est produit :
• cherchez à en savoir davantage. Questionnez les personnes présentes sur les lieux.
• rendez-vous immédiatement auprès des services de police. Une analyse médico-légale n’est possible que si les prélèvements sont effectués et traités à temps. Ces produits sont rapidement métabolisés par l’organisme et ne restent décelables que quelques heures après leur administration, de 6 à 8 heures dans le sang et de 10 à 18 heures dans les urines. De nouvelles techniques permettent de les repérer plus tardivement mais elles sont coûteuses et ne sont pas utilisées de manière routinière.
• faites appel à un médecin. Il évaluera les risques et prendra les mesures qui s’imposent en cas de viol (prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles, prévention d’une grossesse, etc.).
Articles précédents :
La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?
La drogue du viol, ses effets
Drogue du viol, comment s’en protéger ?
Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’ingestion forcée ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://p.arvers.free.fr
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Le sentiment d’insécurité et la victimation réelle des personnes âgées |
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De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le ...
De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le sentiment d’être en insécurité. En effet, les données statistiques prouvent que les jeunes ont bien plus de risques d’être agressés que les personnes âgées (5 à 7 fois selon l’enquête française de l’INSEE en 2009) mais surtout que les risques importants encourus par les seniors relèvent essentiellement des accidents de la vie quotidienne (chutes au domicile, accidents de la route, tentatives de suicide, etc.).
Pourquoi le sentiment d’insécurité augmente-t-il ?
Comment expliquer cette différence importante entre la réalité et les sentiments vécus de plus en plus chez les personnes âgées? Certains recourent à des arguments discriminatoires : la criminalité serait liée à la présence croissante des jeunes immigrés dans certains quartiers. D’autres mettraient en cause l’absence de travail, de formation ou le rassemblement de jeunes désœuvrés toujours à la recherche d’un mauvais coup à faire. Le langage et la manière de communiquer des jeunes (immigrés ou non) renforceraient aussi cette interprétation.
Pour sa part, le sociologue Sébastien Roché fait référence aux manières de se comporter dans les espaces publics : ceux-ci ont perdu de leur valeur sociale (manque de politesse et de propreté) et les multiples incivilités (tags, bris de vitres, destruction du mobilier urbain, etc.) sont perçues désormais comme des actes de violence que les personnes âgées interprètent comme la présence d’un risque généralisé et permanent d’agression.
Or, il semble que le sentiment d’insécurité soit surtout lié à la compréhension de la vie sociale, de ses règles et de leurs violations. Chez les personnes âgées, la peur du crime trouve bien plus son origine dans une anxiété et une conception personnelle de la criminalité que dans les facteurs réels et les faits vécus. Cette conception et sensibilité au crime varieraient donc d’un individu à l’autre, tout comme l’insécurité domiciliaire chez certaines personnes âgées prendrait le pas sur l’insécurité occasionnée par les agressions et menaces.
Le sentiment d’insécurité exprime une vulnérabilité
Si les enquêtes montrent que le fait d’avoir été victime de quelque chose accroît la crainte de souffrir à nouveau d’une agression ou d’autres méfaits, elles mettent aussi en évidence que la majorité des personnes qui avouent avoir parfois peur dans leur vie quotidienne, déclarent en même temps ne pas avoir été victimes d’agression. Ainsi, se déclarer en insécurité exprimerait surtout autre chose que l’expérience de la victimation : c’est l’expression fondamentale d’une vulnérabilité.
La peur ou l’insécurité est donc liée à l’âge (les personnes âgées ont davantage peur, même s’il ne leur est rien arrivé), au sexe (les femmes ont davantage peur que les hommes) et au niveau social (la précarité accroît la peur). Elle est renforcée par l’environnement extérieur apparaissant comme sale, abandonné, dégradé et elle est souvent associée au regroupement de jeunes, à la présence de drogues... Dans ce contexte, les personnes âgées ne se sentent pas suffisamment capables de changer ou de contrôler quoi que ce soit et encore moins de se défendre. L’âge apparaît donc comme un facteur de vulnérabilité.
En conclusion, on peut estimer que le sentiment d’insécurité grandit au fur et à mesure qu’augmente la probabilité d’occurrences de la violence pour une personne, une famille, une société. De nombreux facteurs sociaux et environnementaux interviennent dans ce sentiment fort d’insécurité des personnes âgées, mais c’est surtout la vulnérabilité des personnes des plus craintives qui leur font croire qu’elles possèdent moins de chances d’échapper à un acte de violence. La peur d’être victime diffère de la préoccupation pour le crime: l’une opère dans le registre de la vie quotidienne, l’autre dans celui des valeurs morales et politiques.
Marie-Hélène Acher Criminologue
Source: http://www.laurent-mucchielli.org
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ASTRID : « LE » réseau sécurisé des services d’urgence |
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L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point ...
L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point très clairement susceptible d’amélioration : le manque d’uniformité des moyens de communication exploités à l’époque par les services de secours et de police. Sans parler des problèmes de confidentialité des communications, qui était loin d’être assurée !
Le rôle essentiel d’ASTRID
En 1998, après plusieurs années de réflexions et d’analyse du marché, le gouvernement a finalement décidé de remédier à cette situation en votant la création d’ASTRID, qui prendra la forme d’une société anonyme de droit public financée par les pouvoirs publics. La mission de ce nouvel opérateur : professionnaliser rapidement les communications de tous les services de secours et de sécurité …
ASTRID signifie All-round Semi-cellular Trunking Radio communication system with Integrated Dispatchings. Comme l’indique l’acronyme, ASTRID offre un réseau numérique «trunking», c’est-à-dire un réseau à ressources partagées entre les utilisateurs. Les fréquences ne sont donc jamais réservées à un seul groupe d’utilisateurs spécifique. Au fil du temps, le réseau ASTRID a remplacé des dizaines de mini-réseaux analogiques existants au niveau local. Ces derniers permettaient difficilement les communications entre communes, régions ou entre disciplines différentes.
ASTRID compte actuellement une petite centaine d’employés. Les usagers du secteur public (police, pompiers, …) contribuent par un abonnement annuel «à prix coûtant» pour chaque terminal connecté au réseau.
Quels sont les utilisateurs d’ASTRID ?
En fait, ASTRID s’adresse à tous les acteurs du secteur de l’urgence et de la sécurité en Belgique. A savoir, toutes les zones de police, les services incendie, l’aide médicale urgente et même certains organismes privés, à condition qu’ils fournissent des services sur le plan des secours et de la sécurité ou qu’ils soient confrontés à des problèmes de sécurité publique dans l’exécution de leur mission (entreprises de gardiennage, les firmes de transport de fonds, les sociétés de distribution de gaz et d’électricité, les transports en commun, etc.).
Concrètement, outre la police et les pompiers, bénéficient actuellement d’ASTRID : la Justice, la Protection civile, les douanes, les services 100, la Défense nationale, etc. Soit quelque 750 organisations différentes au total.
Avantages de la norme européenne TETRA
Au plan technique, le réseau ASTRID repose sur la norme européenne TETRA (Terrestrial Trunked Radio), un standard européen finalisé en 1995. Après dix années d’existence, le réseau radio compte aujourd’hui 500 antennes-relais réparties sur l’ensemble du territoire belge. Celles-ci assurent quelque 12 millions de minutes de communications par an.
Parmi les avantages de la technologie numérique TETRA, on retiendra la rapidité d’établissement des appels, la qualité des communications vocales et la confidentialité des messages.
Sur le terrain, ASTRID offre aux utilisateurs trois types de services : la radiocommunication, le paging (système de rappel de personnes comme les pompiers volontaires) et le dispatching (centre provincial ou solution locale). Ces services peuvent être soit utilisés indépendamment les uns des autres soit de manière intégrée.
Sans entrer dans le détail, relevons simplement deux aspects :
- Le concept de «groupe de communication» : ASTRID permet en effet la communication au sein de groupes ou sous-groupes d’utilisateurs (policiers, pompiers, etc.) qui sont soit prédéfinis soit établis à la carte et qui doivent pouvoir parler entre eux de manière sécurisée et rapide en fonction de leurs missions. ASTRID facilite bien évidemment les communications entre différents types d’utilisateurs (ex : entre les pompiers et les policiers) ;
- Le dispatching provincial (CIC): assistés par ordinateurs, ils sont au nombre de 11 et permettent de suivre «en direct», de localiser et de faciliter toutes les interventions sur le terrain. On retrouve un centre de dispatching dans chaque province et à Bruxelles. Ce sont eux qui assurent le traitement des appels d’urgence 101 et bientôt 100 (112).
En synthèse, ASTRID constitue une réelle avancée technologique, s’appuyant sur une norme européenne, qui assure la confidentialité des données et le suivi efficace des interventions des corps de police et de secours. A l’heure actuelle, quelque 62.000 radios ou pagers sont reliés au réseau.
Frédéric Moser Inspecteur de police Licencié en journalisme
Source: http://www.astrid.be
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Immeubles à appartements et leurs accès : être vigilant ! |
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Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour ...
Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour éviter les vols, chaque résidant devra prendre de bonnes habitudes …
Lorsque vous sortez et entrez dans votre immeuble :
• fermez systématiquement les portes et fenêtres de votre appartement ainsi que les accès au bâtiment
• si un inconnu souhaite entrer dans l’immeuble, invitez-le à s’adresser au concierge
• prévenez le concierge de tout accès non sécurisé, présence suspecte, outils et matériel qui traînent et facilitent un cambriolage, etc.
Lorsque vous séjournez dans votre appartement :
• gardez votre porte d’entrée verrouillée ainsi que les accès extérieurs à votre appartement (balcon …)
• identifiez de manière certaine vos visiteurs avant d’ouvrir la porte d’accès principale
• si une personne se présente à votre porte d’appartement, utilisez le judas ou l’entrebâilleur
• prévoyez des clés non reproductibles. Si vous louez votre appartement, réclamez-les en fin de bail.
Source: http://www.secunews.be
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Permis d’environnement … suis-je concerné ? |
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Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le ...
Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le permis d’environnement a été créé afin de prendre en compte la protection du milieu avant le début d’activités et/ou d’installations à risque, il permet aussi de mettre fin aux nuisances ou dommages qui surgissent lorsque les prescriptions initiales n’ont pas été respectées.
Le permis d’environnement en bref
Le permis d’environnement est donc l’autorisation légale nécessaire à l’exploitation d’installations qui peuvent présenter des risques pour les personnes et l’environnement. Il est régi par le décret wallon du 11 mars 1999 relatif au permis d’environnement, qui est entré en vigueur en octobre 2002.
Les activités (ou installations) sont réparties en trois classes selon l’importance décroissante de leur impact sur l’homme et sur l’environnement. La classe 1 rassemble les activités potentiellement les plus polluantes et la classe 3 les moins polluantes ; la classe intermédiaire regroupe toutes les autres installations. Pour l’exploitation ou toute modification d’un établissement ou d’une activité de classe 1 ou 2, un permis d’environnement est requis. Les établissements de classe 3 ne sont soumis qu’à déclaration.
Le bourgmestre, les fonctionnaires et agents de la police de l’environnement (DPE et URP), de la division de la nature et des forêts (DNF), de la division de l’eau (DE), ainsi que les agents constatateurs communaux sont compétents pour vérifier l’observation des obligations du permis d’environnement et faire respecter la législation.
En quoi sommes-nous concernés au quotidien ?
Le permis d’environnement ne concerne pas uniquement les entreprises. Il faut en effet savoir que certains équipements nécessaires ou utiles pour les particuliers font partie de la liste des installations nécessitant un permis voire une simple déclaration d’environnement.
Les situations les plus courantes :
• l’installation d’une citerne à gaz ou d’une citerne à mazout, • l’aménagement d’un parking de plus de 10 véhicules, • l’installation d’une chaudière de plus de 100 kW, • la détention d’un pont, d’une fosse pour des entretiens voitures, cabine de peinture ; • l’enlèvement de matériaux de construction contenant de l’amiante ; • le forage pour un chauffage géothermique ; • l’installation d’un système d’épuration individuelle ; • la détention d’un animal exotique ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) style serpent, iguane, araignée…; • la détention de poulailler, pigeonnier, chenil … (en fonction du nombre d’animaux) ; • l’installation d’un rucher en zone d’habitat …
Avant de prendre une décision en ces matières, renseignez-vous auprès de votre administration communale ou consultez le site de la région wallonne en référence.
Fabien Baps Agent Constatateur Commune d’Awans
Source: http://environnement.wallonie.be
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Quand les feux de route ne peuvent-ils pas être utilisés ? |
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Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la ...
Les feux de route avant ou «gros phares» éclairent la route sur une grande distance, ils peuvent donc éblouir les autres usagers. Les feux de route peuvent être allumés la nuit ou lorsque la visibilité est réduite (environ 200 mètres) mais ils doivent être éteints et remplacés par les feux de croisement dans certaines circonstances précisées par le code de la route.
Vous devez éteindre vos feux de route :
• à l’approche d’un usager venant en sens inverse et ce, à une distance suffisante pour qu’il puisse continuer à circuler sans difficultés et sans danger. Dans tous les cas, dès que le conducteur en question vous fait des appels de phare pour signaler qu’il est ébloui
• si vous suivez un autre véhicule à moins de 50 mètres, sauf lorsque vous le dépassez
• lorsque l’éclairage de la chaussée est continu et vous permet de voir distinctement jusqu’à 100 mètres environ.
Relisez aussi Les automobilistes et l’emploi des feux de croisement ainsi que L’utilisation des feux de route.
Source: http://www.secunews.be
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Psychologie de l’agressivité : le rôle de la frustration dans le passage à l’acte |
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Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives ...
Dans les précédents articles, nous avons abordé le problème de la définition et de la classification des notions d’agressivité et d’agression. Puis, nous avons exposé quelques théories se voulant explicatives des comportements violents. Nous poursuivons ici avec l’hypothèse d’un lien causal entre frustration et agression.
L’agression conditionnée par la frustration ?
Selon certains théoriciens (Dollard, Miller et coll.), une agression présuppose toujours l’existence d’une frustration ; réciproquement, une frustration conduit toujours à une forme d’agression. D’après ce postulat, il y aurait une association d’un facteur externe (un événement extérieur contrecarrant un objectif poursuivi ou un désir exprimé par un individu) et d’un facteur interne (l’état motivationnel qui en résulte chez l’individu en question). L’intensité de l’agression serait proportionnelle à celle de la frustration, celle-ci résultant elle-même de l’ampleur de l’interférence du facteur externe et de l’importance accordée par le sujet à l’objectif poursuivi ou au désir exprimé. Tout cela dépend bien entendu du seuil de tolérance de l’individu à la frustration, plusieurs frustrations pouvant avoir un effet cumulatif (la goutte qui fait déborder le vase).
D’autre part, l’anticipation d’une probable punition peut inhiber la réponse agressive. Cela dépend de facteurs culturels, comme l’éducation.
Lorsque agression il y a, elle peut être dirigée de manière directe ou voilée vers la cible responsable de la frustration ou vers une cible différente (on parle alors de déplacement de l’agressivité vers un de bouc émissaire). Exemple : un amoureux éconduit devient jaloux et agresse physiquement son rival (événement extérieur perturbateur des projets de l’amoureux) ; cela peut conduire à un crime passionnel. Autre exemple : un spectateur d’un match de football devient irascible suite à la défaite de l’équipe dont il est un supporter inconditionnel. Ici, l’événement extérieur est par exemple, un penalty refusé par l’arbitre. Mais, dans l’impossibilité de s’en prendre à celui-ci, il exerce sa mauvaise sur un tiers (bouc-émissaire).
D’autres facteurs que la frustration interviennent dans le passage à l’acte
Plusieurs expériences de psychologie sociale ont été menées pour mettre en évidence un lien causal entre frustration et agression, mais cette hypothèse a été rapidement controversée par des arguments, entre autres d’ordre culturel. En effet, l’agression n’est pas une réponse type universelle et l’hypothèse du lien causal doit être nuancée. Il vaudrait mieux dire que la frustration crée chez l’individu qui l’éprouve un état irritant, une prédisposition à l’agression mais que cette prédisposition ne conduit pas nécessairement au passage à l’acte. Le degré d’agressivité exprimée dépend de la perception qu’il a de la situation. Tous les jaloux n’agressent pas leurs rivaux et la plupart des amateurs de football sont des gens paisibles, capables de fair-play.
Certains chercheurs indiquent dès lors que le comportement agressif ne sera observé que s’il est perçu comme un moyen efficace de combattre l’origine de la frustration et que par exemple des insultes ou des menaces provoqueraient l’agression plus souvent que la simple interférence d’un événement extérieur dans la réalisation d’un objectif. Mais, ces insultes et ces menaces ne constituent-elles pas elles-mêmes une forme d’agression ?
L’expérience décrite ci-après illustre notre propos. Quatre groupes de personnes sont confrontées aux situations suivantes :
• au premier groupe, on présente un casse-tête insoluble, • au deuxième groupe, on présente un casse-tête techniquement possible à assembler, mais un membre du groupe, en réalité, un comparse de l’expérimentateur empêche par son comportement les sujets de réaliser le travail, • les sujets du troisième groupe sont insultés verbalement par le complice de l’expérimentateur pendant qu’ils exécutent la tâche, • les sujets du quatrième groupe (groupe-contrôle) ne subissent aucune frustration.
Dans le but de réduire leurs inhibitions face à l’agressivité, les sujets des quatre groupes sont ensuite invités à regarder un match de boxe filmé. L’évaluation à leur insu des sujets ne porte pas sur la réalisation de la tâche (casse-tête), mais sur le degré de la sanction qu’ils sont invités à administrer au membre perturbateur du groupe dont ils ne connaissent bien entendu pas la complicité avec l’expérimentateur, la sanction étant de lui infliger des chocs électriques. On constate que les sujets des trois premiers groupes infligent plus de chocs que ceux du groupe-contrôle et que parmi eux, ceux du troisième groupe se montrent les plus agressifs. Précisons que les chocs électriques sont fictifs, mais que les sujets l’ignorent. L’hypothèse de départ est donc confirmée.
Conclusion : le lien causal entre frustration et agressivité, s’il existe, ne suffit pas toujours à expliquer le passage à l’acte. Cela dépend de l’éducation de l’individu, du degré de la maîtrise qu’il a de ses comportements, de la situation et de la manière dont il perçoit celle-ci.
Référence : Boivin M : Une analyse psychosociale de l’agression in Vallerand : Les fondations de la psychologie sociale, ed. Gaëtan Morin, Québec, 1994, pp 513 et sv.
Articles précédents :
Mieux comprendre la psychologie de l’agressivité
Psychologie de l’agressivité : notions de violence, d’agression, d’agressivité
Psychologie de l’agressivité : pourquoi le passage à l’acte ?
Violence : quels facteurs psychologiques déclencheurs ?
Jean-Paul Wuyts Commissaire divisionnaire er Licencié en criminologie et psychologie
Source: http://psyenligne.free.fr
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Les peines de travail à nouveau retirées des extraits de casier judiciaire |
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Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes ...
Ainsi que nous avons eu l’occasion de l’aborder dans une précédente contribution, lors de la réforme relative au casier judiciaire central en 1997, le législateur avait créé différentes catégories de destinataires et prévu un accès modulé aux données du casier judiciaire en fonction de la qualité desdits destinataires (autorités judiciaires, administrations publiques et particuliers) et de l’usage qui allait être fait des informations communiquées. Le souhait du législateur était en effet de trouver un compromis entre la volonté de concilier les exigences d’une juste application de la loi pénale et le souci de favoriser réellement la réinsertion sociale des intéressés. (1)
L’objectif : ne pas compromettre les efforts de réinsertion sociale
C’est la raison pour laquelle les décisions condamnant à une peine de travail autonome (introduite dans notre droit pénal en 2002) ne pouvaient être communiquées aux administrations publiques et particuliers. En 2009, les modifications opérées par la loi du 21 décembre réformant la cour d’assises vinrent toutefois rompre cet équilibre en ce que les condamnations à une peine de travail prononcées à partir du 21 janvier 2010 devaient désormais figurer sur les extraits de casier judiciaire délivrés non seulement aux administrations publiques mais également, à la suite à une malencontreuse inadvertance législative, aux particuliers.
Si l’on pouvait concevoir la motivation du législateur qui souhaitait éviter que siègent en qualité de jurés, au sein d’une cour d’assises, des personnes préalablement condamnées à une peine de travail, ces modifications portaient toutefois durement atteinte aux fondements mêmes de la peine de travail dont l’un des bénéfices est précisément de ne pas compromettre l’objectif de reclassement et de réinsertion sociale du condamné.
Une sérieuse conséquence pour les particuliers concernés, qui n’avait visiblement et malheureusement pas du tout été envisagée lors de la réforme de la cour d’assises et qui appelait au changement. Dans un récent arrêt en date du 27 juillet 2011 rendu à la suite d’un recours notamment introduit par la Ligue des Droits de l’Homme, la Cour Constitutionnelle a enfin rétabli une cohérence pénale en la matière. Les décisions de condamnation à une peine de travail sont ainsi de nouveau exclues des mentions du casier judiciaire accessibles aux administrations publiques (sauf s’agissant du bourgmestre qui doit consulter le casier judiciaire central afin de constituer une liste de jurés) et aux particuliers.
En d’autres termes, seules les autorités judiciaires et les autorités administratives chargées de l’exécution de missions judiciaires en matière pénale peuvent, comme par le passé, prendre connaissance des peines de travail inscrites au casier judiciaire d’une personne.
(1) Le casier judiciaire, Vincent Seron, La Charte, éditions juridiques, 2010, 420 pages
Vincent Seron Docteur en criminologie
Source: http://www.polinfo.be
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Victime d’une attaque à main armée : comment réagir ? |
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Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour ...
Qu’il s’agisse d’un vol avec armes dans un espace public (commerces, banques, pharmacies, etc.) ou vis-à-vis d’un particulier (home-jacking, car-jacking, etc.), l’agression armée est toujours source d’un stress intense pour les victimes. Celles-ci sont totalement surprises par la soudaineté et la violence de l’attaque et elles n’ont aucunement été préparées, dans leur quotidien, à affronter de tels faits.
Que faire en cas de vol à main armée ?
• Efforcez-vous de rester calme et ne faites aucun geste brusque. Ne tentez pas de fuir à moins d’avoir toute garantie de réussir
• Adoptez un profil bas : pas d’initiatives, ne parlez pas aux auteurs, obéissez à leurs ordres sans plus
• Si vous pouvez observer sans courir de risque, faites-le discrètement et en vous concentrant sur un seul d’entre eux, mais sans le dévisager
• N’essayez pas d’empêcher la sortie des auteurs ou de les poursuivre.
Source: http://www.secunews.be
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Code de la route : les changements en septembre 2011 |
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Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant ...
Dans notre article précédent (voir référence), nous vous avons expliqué quelques modifications qui concernaient les motards, dès ce 1er septembre 2011. Voici les autres changements, qui ne nécessitent pas autant de commentaires.
La dispense du port du casque de protection pour les agents de la Poste circulant en cyclomoteur n’est plus d’application et ceux-ci devront donc porter le casque en permanence lors de tournées en cyclomoteurs.
Interdit aux quads. Un nouveau panneau interdit l’accès aux conducteurs de véhicules à moteur à quatre roues, construits pour terrain non praticable, avec une carrosserie ouverte, un guidon comme sur une motocyclette et une selle, autrement dit…. les quads, comme le montre bien le dessin !

Les vélos et les taxis pouvaient déjà rouler sur les bandes bus et les sites propres à condition que la signalisation les y autorise. A présent, les cyclomotoristes, les motocyclistes et les cars, peuvent également circuler sur ces sites mais là aussi si, et uniquement si la signalisation en place est munie des symboles les représentant. Notons que lorsque les cyclomoteurs peuvent circuler sur le site spécial franchissable, c’est-à-dire celui qui est délimité par des lignes blanches continue et des marques en damiers, ils doivent alors circuler l’un derrière l’autre et non côte à côte !
L’interdiction de la position dite "en amazone" était déjà d’application sur une moto, elle l’est désormais également sur les tricycles et les quadricycles à moteur, tant pour les conducteurs que pour les passagers. En outre, les passagers des cyclomoteurs, des motos, des tricycles et quadricycles à moteur doivent avoir les pieds sur les repose-pieds.
Les tricycles à moteur sans habitacle, communément appelés trikes, dont la masse à vide n’excède pas 400 kg, n’étaient pas admis autrefois sur les autoroutes et les routes pour automobiles. Tous les modèles de trikes peuvent désormais y circuler.
L’âge pour être passager d’un deux roues motorisé est modifié. Un enfant doit avoir au moins 3 ans pour être transporté sur un cyclomoteur ou une moto de moins de 125cc, et ce à condition d’être installé dans un dispositif de retenue pour enfants jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge de 8 ans. Pour les motos de plus de 125cc, l’enfant doit avoir au moins 8 ans pour être passager mais ne doit plus être transporté sur un siège adapté. Rappelons que l’enfant doit avoir les pieds posés sur les reposes-pieds…
Enfin, une moto avec side-car peut désormais tirer une remorque à la condition que la roue du side-car soit munie d’un frein. L’interdiction de tracter une remorque reste en vigueur pour les cyclomoteurs à trois ou quatre roues.
Commissaire Olivier Quisquater Police fédérale de la route
Source: http://www.secunews.be
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Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’agression sexuelle ? |
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Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle ...
Dans l’article précédent, nous avons envisagé les mesures à prendre par une personne dont l’état laisse penser qu’elle a été droguée contre sa volonté. Nous allons maintenant voir ce qu’elle doit faire à son réveil lorsqu’elle croit avoir subi une agression sexuelle sous l’emprise d’un toxique.
Voici quelques signes suspects d’une soumission chimique :
• des nausées, des tremblements et des étourdissements au réveil. • une perte de conscience inhabituelle par rapport à la quantité d’alcool ou de drogue consommées volontairement. • une incapacité à se rappeler les événements qui se sont produits pendant les heures précédant le sommeil.
Sont suspects d’une agression sexuelle, les indices suivants :
• la personne se réveille dans un lieu inattendu : dans la nature, une chambre d’hôtel, chez un inconnu ou une connaissance, etc. • elle est convaincue d’avoir subi des actes de nature sexuelle même si elle ne parvient pas à se rappeler des faits. • elle est partiellement déshabillée, nue ou mal rhabillée. • elle éprouve des douleurs vaginales ou abdominales. • elle remarque la présence de préservatifs usagés ou constate que son corps et/ou ses vêtements sont maculés de sperme.
Si vous pensez que quelque chose d’anormal s’est produit :
• cherchez à en savoir davantage. Questionnez les personnes présentes sur les lieux.
• rendez-vous immédiatement auprès des services de police. Une analyse médico-légale n’est possible que si les prélèvements sont effectués et traités à temps. Ces produits sont rapidement métabolisés par l’organisme et ne restent décelables que quelques heures après leur administration, de 6 à 8 heures dans le sang et de 10 à 18 heures dans les urines. De nouvelles techniques permettent de les repérer plus tardivement mais elles sont coûteuses et ne sont pas utilisées de manière routinière.
• faites appel à un médecin. Il évaluera les risques et prendra les mesures qui s’imposent en cas de viol (prophylaxie des maladies sexuellement transmissibles, prévention d’une grossesse, etc.).
Articles précédents :
La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?
La drogue du viol, ses effets
Drogue du viol, comment s’en protéger ?
Drogue du viol, que faire en cas de suspicion d’ingestion forcée ?
Evelyne Josse Psychologue, psychothérapeute
Source: http://p.arvers.free.fr
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Le sentiment d’insécurité et la victimation réelle des personnes âgées |
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De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le ...
De nombreuses enquêtes de victimation démontrent qu’il existe, chez les personnes de plus de 65 ans, un décalage entre les agressions physiques, les menaces ou injures effectivement subies et le sentiment d’être en insécurité. En effet, les données statistiques prouvent que les jeunes ont bien plus de risques d’être agressés que les personnes âgées (5 à 7 fois selon l’enquête française de l’INSEE en 2009) mais surtout que les risques importants encourus par les seniors relèvent essentiellement des accidents de la vie quotidienne (chutes au domicile, accidents de la route, tentatives de suicide, etc.).
Pourquoi le sentiment d’insécurité augmente-t-il ?
Comment expliquer cette différence importante entre la réalité et les sentiments vécus de plus en plus chez les personnes âgées? Certains recourent à des arguments discriminatoires : la criminalité serait liée à la présence croissante des jeunes immigrés dans certains quartiers. D’autres mettraient en cause l’absence de travail, de formation ou le rassemblement de jeunes désœuvrés toujours à la recherche d’un mauvais coup à faire. Le langage et la manière de communiquer des jeunes (immigrés ou non) renforceraient aussi cette interprétation.
Pour sa part, le sociologue Sébastien Roché fait référence aux manières de se comporter dans les espaces publics : ceux-ci ont perdu de leur valeur sociale (manque de politesse et de propreté) et les multiples incivilités (tags, bris de vitres, destruction du mobilier urbain, etc.) sont perçues désormais comme des actes de violence que les personnes âgées interprètent comme la présence d’un risque généralisé et permanent d’agression.
Or, il semble que le sentiment d’insécurité soit surtout lié à la compréhension de la vie sociale, de ses règles et de leurs violations. Chez les personnes âgées, la peur du crime trouve bien plus son origine dans une anxiété et une conception personnelle de la criminalité que dans les facteurs réels et les faits vécus. Cette conception et sensibilité au crime varieraient donc d’un individu à l’autre, tout comme l’insécurité domiciliaire chez certaines personnes âgées prendrait le pas sur l’insécurité occasionnée par les agressions et menaces.
Le sentiment d’insécurité exprime une vulnérabilité
Si les enquêtes montrent que le fait d’avoir été victime de quelque chose accroît la crainte de souffrir à nouveau d’une agression ou d’autres méfaits, elles mettent aussi en évidence que la majorité des personnes qui avouent avoir parfois peur dans leur vie quotidienne, déclarent en même temps ne pas avoir été victimes d’agression. Ainsi, se déclarer en insécurité exprimerait surtout autre chose que l’expérience de la victimation : c’est l’expression fondamentale d’une vulnérabilité.
La peur ou l’insécurité est donc liée à l’âge (les personnes âgées ont davantage peur, même s’il ne leur est rien arrivé), au sexe (les femmes ont davantage peur que les hommes) et au niveau social (la précarité accroît la peur). Elle est renforcée par l’environnement extérieur apparaissant comme sale, abandonné, dégradé et elle est souvent associée au regroupement de jeunes, à la présence de drogues... Dans ce contexte, les personnes âgées ne se sentent pas suffisamment capables de changer ou de contrôler quoi que ce soit et encore moins de se défendre. L’âge apparaît donc comme un facteur de vulnérabilité.
En conclusion, on peut estimer que le sentiment d’insécurité grandit au fur et à mesure qu’augmente la probabilité d’occurrences de la violence pour une personne, une famille, une société. De nombreux facteurs sociaux et environnementaux interviennent dans ce sentiment fort d’insécurité des personnes âgées, mais c’est surtout la vulnérabilité des personnes des plus craintives qui leur font croire qu’elles possèdent moins de chances d’échapper à un acte de violence. La peur d’être victime diffère de la préoccupation pour le crime: l’une opère dans le registre de la vie quotidienne, l’autre dans celui des valeurs morales et politiques.
Marie-Hélène Acher Criminologue
Source: http://www.laurent-mucchielli.org
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ASTRID : « LE » réseau sécurisé des services d’urgence |
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L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point ...
L’analyse des événements tragiques (tueries du Brabant, drame du Heysel, etc.) qui ont émaillé les années 1980 et le début de la décennie suivante ont permis de dégager un point très clairement susceptible d’amélioration : le manque d’uniformité des moyens de communication exploités à l’époque par les services de secours et de police. Sans parler des problèmes de confidentialité des communications, qui était loin d’être assurée !
Le rôle essentiel d’ASTRID
En 1998, après plusieurs années de réflexions et d’analyse du marché, le gouvernement a finalement décidé de remédier à cette situation en votant la création d’ASTRID, qui prendra la forme d’une société anonyme de droit public financée par les pouvoirs publics. La mission de ce nouvel opérateur : professionnaliser rapidement les communications de tous les services de secours et de sécurité …
ASTRID signifie All-round Semi-cellular Trunking Radio communication system with Integrated Dispatchings. Comme l’indique l’acronyme, ASTRID offre un réseau numérique «trunking», c’est-à-dire un réseau à ressources partagées entre les utilisateurs. Les fréquences ne sont donc jamais réservées à un seul groupe d’utilisateurs spécifique. Au fil du temps, le réseau ASTRID a remplacé des dizaines de mini-réseaux analogiques existants au niveau local. Ces derniers permettaient difficilement les communications entre communes, régions ou entre disciplines différentes.
ASTRID compte actuellement une petite centaine d’employés. Les usagers du secteur public (police, pompiers, …) contribuent par un abonnement annuel «à prix coûtant» pour chaque terminal connecté au réseau.
Quels sont les utilisateurs d’ASTRID ?
En fait, ASTRID s’adresse à tous les acteurs du secteur de l’urgence et de la sécurité en Belgique. A savoir, toutes les zones de police, les services incendie, l’aide médicale urgente et même certains organismes privés, à condition qu’ils fournissent des services sur le plan des secours et de la sécurité ou qu’ils soient confrontés à des problèmes de sécurité publique dans l’exécution de leur mission (entreprises de gardiennage, les firmes de transport de fonds, les sociétés de distribution de gaz et d’électricité, les transports en commun, etc.).
Concrètement, outre la police et les pompiers, bénéficient actuellement d’ASTRID : la Justice, la Protection civile, les douanes, les services 100, la Défense nationale, etc. Soit quelque 750 organisations différentes au total.
Avantages de la norme européenne TETRA
Au plan technique, le réseau ASTRID repose sur la norme européenne TETRA (Terrestrial Trunked Radio), un standard européen finalisé en 1995. Après dix années d’existence, le réseau radio compte aujourd’hui 500 antennes-relais réparties sur l’ensemble du territoire belge. Celles-ci assurent quelque 12 millions de minutes de communications par an.
Parmi les avantages de la technologie numérique TETRA, on retiendra la rapidité d’établissement des appels, la qualité des communications vocales et la confidentialité des messages.
Sur le terrain, ASTRID offre aux utilisateurs trois types de services : la radiocommunication, le paging (système de rappel de personnes comme les pompiers volontaires) et le dispatching (centre provincial ou solution locale). Ces services peuvent être soit utilisés indépendamment les uns des autres soit de manière intégrée.
Sans entrer dans le détail, relevons simplement deux aspects :
- Le concept de «groupe de communication» : ASTRID permet en effet la communication au sein de groupes ou sous-groupes d’utilisateurs (policiers, pompiers, etc.) qui sont soit prédéfinis soit établis à la carte et qui doivent pouvoir parler entre eux de manière sécurisée et rapide en fonction de leurs missions. ASTRID facilite bien évidemment les communications entre différents types d’utilisateurs (ex : entre les pompiers et les policiers) ;
- Le dispatching provincial (CIC): assistés par ordinateurs, ils sont au nombre de 11 et permettent de suivre «en direct», de localiser et de faciliter toutes les interventions sur le terrain. On retrouve un centre de dispatching dans chaque province et à Bruxelles. Ce sont eux qui assurent le traitement des appels d’urgence 101 et bientôt 100 (112).
En synthèse, ASTRID constitue une réelle avancée technologique, s’appuyant sur une norme européenne, qui assure la confidentialité des données et le suivi efficace des interventions des corps de police et de secours. A l’heure actuelle, quelque 62.000 radios ou pagers sont reliés au réseau.
Frédéric Moser Inspecteur de police Licencié en journalisme
Source: http://www.astrid.be
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Immeubles à appartements et leurs accès : être vigilant ! |
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Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour ...
Dans un immeuble à appartements, diverses voies d’accès sont possibles, les résidants, visiteurs, fournisseurs, etc. entrent et sortent à tout moment, ou peuvent se croiser sans réellement se connaître. Pour éviter les vols, chaque résidant devra prendre de bonnes habitudes …
Lorsque vous sortez et entrez dans votre immeuble :
• fermez systématiquement les portes et fenêtres de votre appartement ainsi que les accès au bâtiment
• si un inconnu souhaite entrer dans l’immeuble, invitez-le à s’adresser au concierge
• prévenez le concierge de tout accès non sécurisé, présence suspecte, outils et matériel qui traînent et facilitent un cambriolage, etc.
Lorsque vous séjournez dans votre appartement :
• gardez votre porte d’entrée verrouillée ainsi que les accès extérieurs à votre appartement (balcon …)
• identifiez de manière certaine vos visiteurs avant d’ouvrir la porte d’accès principale
• si une personne se présente à votre porte d’appartement, utilisez le judas ou l’entrebâilleur
• prévoyez des clés non reproductibles. Si vous louez votre appartement, réclamez-les en fin de bail.
Source: http://www.secunews.be
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Permis d’environnement … suis-je concerné ? |
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Pollutions de l’air ou de l’eau, poussières, bruit, odeurs : les sources de gênes, de pollutions et donc de conflits potentiels entre riverains et exploitants sont nombreuses. Or, si le permis d’environnement a été créé afin de prendre en compte la
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